-
Equipe de France: sous le soleil, l'ère Zidane a débuté avec légèreté
-
Habillement : Shein, Temu et AliExpress représentent près d'un tiers des achats en ligne (étude)
-
Des autruches sud-africaines plumées vivantes pour la haute couture, selon un rapport d'ONG
-
À son procès pour corruption, Rachida Dati plaide le dilettantisme parlementaire
-
Presse : Tugdual Denis quitte Valeurs actuelles
-
Pour faire des économies, la Cour des comptes suggère de limiter la masse salariale de la fonction publique
-
Equipe de France: premier entraînement sous les ordres de Zidane
-
Basket: Batum "Batman" remise sa cape au placard
-
Carburants : de nouvelles aides annoncées mardi pour les Français les plus touchés
-
Les médias américains organisent la riposte face à Trump
-
La ministre Catherine Chabaud veut construire "avec les pêcheurs" un "plan de sauvegarde"
-
Loi "intégrale": création d'une justice spécialisée et jugement du viol réservé aux assises
-
Italie: "Je suis revenu pour gagner", assure Mancini
-
Inaction climatique: une ONG espère l'ouverture d'un procès historique en Suède en 2027
-
Colombie: un haut lieu touristique menacé par un incendie, partiellement contrôlé
-
Pékin confirme la visite de Xi aux Etats-Unis, en quête de "stabilité stratégique"
-
"L'avenir plutôt que les coupes sombres": les salariés de l'auto allemande refusent le déclin
-
Carburants, gaz pour l'hiver: l'exécutif sur tous les fronts
-
Wall Street ouvre en hausse, veut croire à la diplomatie
-
Ligue 1: au PSG, encore des imperfections
-
Trois civils tués en Afghanistan dans des frappes pakistanaises
-
Exclus de la Maison Blanche par Trump, trois médias américains saisissent la justice
-
Real Madrid: les mêmes maux, et toujours pas de remède
-
Les radios s'unissent pour pouvoir continuer à être écoutées dans les voitures
-
La ministre Catherine Chabaud dans le Sud pour rencontrer à nouveau des pêcheurs
-
Loi intégrale contre les violences sexuelles: les députés ouvrent les débats
-
Afghanistan: trois morts dans des frappes pakistanaises, selon les autorités talibanes
-
Crise automobile: des milliers de salariés mobilisés en Allemagne
-
Etats-Unis: un blessé par balle au Texas dans un nouvel incident impliquant la police de l'immigration
-
Législatives en Russie: le parti de Poutine remporte un nombre record de sièges
-
Assurances: face aux sinistres plus fréquents et plus coûteux, les tarifs grimpent
-
Allemagne: après un "désastre" électoral pour Merz, l'extrême droite évoque son "crépuscule"
-
Samlingen Haupt: Vad pengar avslöjar om oss människor
-
Haupt Koleksiyonu: Paranın Biz İnsanlar Hakkında Anlattıkları
-
हॉप्त् कलेक्शन: पैसा हमारे बारे में एक इंसान के रूप में क्या प्रकट करता है
-
Συλλογή Haupt: Τι αποκαλύπτει το χρήμα για εμάς τους ανθρώπους
-
Surf: Tya Zebrowski, la prodige des vagues
-
UE: 403 millions d'euros d'amende contre Google pour le traitement des données de géolocalisation
-
L'Indonésie peine à maîtriser des incendies, les fumées affectent la région
-
ハウプト・コレクション:お金が人間について明かすこと
-
Décès à 27 ans du mannequin Presley Gerber, fils de Cindy Crawford
-
하우프트 컬렉션: 돈이 우리 인간에 대해 드러내는 것
-
Колекція Гаупта: Що гроші розповідають про нас, людей
-
Après un "désastre" électoral, le chancelier allemand joue sa survie
-
Sbírka Haupt: Co o nás lidech prozrazují peníze
-
Dette française: il faut "faire des choix" pour éviter "une spirale", dit Roland Lescure
-
Chine: le président Xi se rend aux Etats-Unis en quête de "stabilité stratégique", confirme Pékin
-
La Bourse de Paris en hausse grâce à la baisse du pétrole
-
Carburants: "pas d'enjeu d'approvisionnement à ce stade" en France, assure Lescure
-
مجموعة هاوبت: ما يكشفه المال عنا نحن البشر
Sel: les producteurs de l'Atlantique mis à mal par le label bio
Dans un marais de l'Île de Ré, un saunier rassemble en petites pyramides les cristaux blancs formés sur les fonds argileux. Dernière récolte d'une saison marquée par la bataille du sel bio devant les instances européennes.
"Cela ressemble à une querelle de clochers mais c'est notre modèle économique qui est en jeu", glisse Louis Merlin, "simoussi" - nom local de l'outil de ratissage traditionnel - dans les mains, dans le clapotement de l'eau qui scintille sous les premiers rayons du soleil.
Bien loin du tumulte provoqué ces derniers mois par la définition d'un cahier des charges pour la certification biologique du sel, reconnu comme un produit minier et non alimentaire. Le 11 juillet, le Parlement européen a rejeté un projet d'"acte délégué" de la Commission auquel s'opposait l'industrie du secteur.
Le texte de Bruxelles n'était guère à leur avantage: il excluait plusieurs techniques de production et transformation, dont l'extraction à l'explosif du sel de mine, le raffinage du sel et sa recristallisation après dissolution.
Après le "non" des eurodéputés, il appartient désormais à chaque Etat membre d'établir son propre cahier des charges. Une situation "complètement ubuesque" pour Louis Merlin, qui exploite une dizaine d'hectares à l'ouest de l'île. "On va se retrouver avec un label basé sur potentiellement 27 règlementations nationales", déplore-t-il.
- Tromperie -
Sans compter une possible tromperie du consommateur.
"On aura sous un même label des sels marins les plus naturels possibles, récoltés de manière ancestrale, à l'huile de coude ; et des sels de roche ou salants récoltés mécaniquement, contenant des produits interdits pour le bio en France mais autorisés ailleurs", ajoute celui qui préside l'association des producteurs rétais, forte d'une centaine de membres.
Autre distorsion de concurrence, la saisonnalité: les sels de l'Atlantique se récoltent de juin à septembre, à la faveur du soleil et du vent après évaporation, alors que le sel de roche est produit toute l'année.
La production de ces "Petits Poucets" compte pour un grain de sel dans l'assiette des Français: sur les 200.000 tonnes consommées en France, seules 25.000 viennent des marais de l'Atlantique.
Au total, ceux-ci pèsent moins de 0,4% de la production française de sel, utilisé majoritairement pour le déneigement ou dans l'industrie chimique, selon l'Association française des producteurs de sel marin de l'Atlantique (AFPS) qui rassemble 600 artisans.
"On est embarqué dans une histoire dont on aurait aimé se passer, notre produit 100% naturel n'avait pas besoin de cette labellisation contre-nature", peste Hugues Leprince, président de la coopérative des sauniers rétais.
- Pragmatisme -
En France, un groupe de travail du Comité national de l'agriculture biologique, sous la houlette de l'Institut national de l'origine et de la qualité (Inao), doit définir un cahier des charges. Qui pourrait être calqué sur le texte de la Commission, selon des sources interrogées par l'AFP.
Si ce label s'annonce "bien imparfait", sauniers (producteurs installés au sud de la Loire) et paludiers (au nord) en demanderont l'agrément par "réalisme et pragmatisme commercial", explique-t-on: ils anticipent une demande de l'industrie agroalimentaire - en biscuiterie, biscotterie, boulangerie ou pour la fabrication de plats cuisinés, chips et autres conserves.
"Un distributeur propose déjà du sel espagnol bio sur le marché français, il faut aller vite", souligne Tanguy Ménoret, producteur à Guérande (Loire-Atlantique) et président de l'AFPS, en pointant le risque d'être pris de vitesse par les industriels étrangers - et d'être "les dindons de la farce".
"Au final, c'est la grande distribution qui gagne: entre deux labels bio, elle choisira toujours le produit le moins cher", abonde Véronique Richez-Lerouge, conseillère départementale de l'île de Ré.
"On n'ira pas tête baissée, on va voir comment réagit le marché", tempère Hugues Leprince, qui veut "faire confiance au consommateur".
Les producteurs rétais comptent sur leur démarche de "valorisation et de diversification", entamée depuis 2009 avec une demande d'indication géographique protégée (IGP), à l'instar des marais salants de Guérande.
L'île vient d'organiser un festival, "Fleur de sel", pour illustrer le savoir-faire des sauniers. La méthode de récupération de cet or blanc est au cœur d'un contentieux avec d'autres zones françaises de production. Un autre combat à mener.
T.Ward--AMWN