-
"On doit pousser les bateaux": le lac d'Annecy se vide à vitesse grand V
-
"Ça l'a rendu fou": E. Jean Carroll, la seule femme qui a fait condamner Trump pour agression sexuelle
-
Volkswagen rappelle plus de 2,8 millions de véhicules pour risque de corrosion de la direction
-
"L'alcool nuit à la santé", l'avertissement qui déplaît aux brasseurs belges
-
Procès sur l'assassinat du rugbyman Aramburu: la justice rend son verdict
-
Grèce : dans un centre d'hébergement fermé, des migrants "envisagent le suicide"
-
Affaire Thélyson Orélien: un de ses accusateurs se dévoile, la promotion du livre suspendue au Canada
-
Le pape Léon XIV est arrivé en France pour une visite de quatre jours
-
Nord de l'Ethiopie : intenses combats nocturnes, communications perturbées
-
Visite du pape en France : les dossiers brûlants
-
TotalEnergies: le conseil d’administration propose de renouveler le mandat de Patrick Pouyanné en mai 2027
-
Le pape Léon XIV a atterri en France pour une première visite très attendue
-
Dans le sud du Liban, l'école reprend dans les décombres laissés par les frappes israéliennes
-
Lescure dénonce "un acte hostile" de la Russie après la récente prise de contrôle d'actifs d'entreprises françaises
-
Sommet Trump-Xi: que retenir ?
-
Paris: la zone à trafic limité a contribué à améliorer la qualité de l'air, selon Airparif
-
En Inde, les viols restent un fléau malgré le durcissement de la législation
-
A Monaco, le festival de la démesure pour les superyachts
-
Le pape Léon XIV s'est envolé pour une première visite en France très attendue
-
Minerais critiques: l'américain KoBold explore en RDC avec l'IA
-
Au coeur du golfe de Guinée, un multimillionnaire paye la population pour préserver le "paradis" méconnu de Principe
-
Elite de basket: un prince déchu à remplacer
-
Ligue des nations: Roberto Mancini, la solution de secours qui doit réparer l'Italie
-
L'éditeur canadien de Thélyson Orélien suspend sa tournée promotionnelle
-
Trump met en scène sa "grande amitié" avec Xi
-
Ethiopie: internet perturbé dans le nord, en proie à des combats
-
Inde: "Peepal Baba" plante des arbres "pour offrir une seconde chance à la planète"
-
Mexique: forces de sécurité déployées dans les Etats touchés par l'ouragan Polo
-
Argentine: une bactérie suspectée dans la mort de centaines de baleineaux en Patagonie
-
Catastrophes climatiques: les pays riches doivent payer, dit un ministre népalais
-
Starbucks, en restructuration, continue de fermer des cafés en Amérique du Nord
-
Argentine: rebond de la pauvreté, qui touche près d'une personne sur trois
-
Ligue des nations: Pays-Bas et Allemagne dos à dos (1-1) pour les débuts de Xavi et Klopp
-
Ligue des nations: le Portugal s'impose malgré la fébrilité de Ronaldo
-
Wall Street clôture sans entrain, freinée par la hausse des coûts d'emprunt
-
A l'ONU, un Netanyahu combatif pourfend ses détracteurs
-
Sécheresse: des agriculteurs en colère ont bloqué les ports de Bastia et Ajaccio
-
USA: des industriels appellent Trump à ne pas bloquer les exportations de diesel
-
Sécheresse: des agriculteurs en colère bloquent les ports de Bastia et Ajaccio
-
Crise des carburants : Macron défend son action et envoie des "moyens militaires" en Arabie saoudite
-
Grand Paris Express: les mises en service des futures lignes de métro 16 et 17 retardées d'au moins un an
-
L'actrice Susan Sarandon interpellée lors d'une manifestation contre Netanyahu à New York
-
Moyen-Orient: le pétrole monte, faute d'avancées diplomatiques
-
Aux Etats-Unis, le coût des crédits immobiliers au plus haut depuis l'arrivée au pouvoir de Trump
-
Ethiopie: au Tigré, la reprise des combats fait craindre une "nouvelle boucherie" et le retour des pénuries
-
Un Netanyahu combatif s'adresse à l'ONU
-
Xi, reçu avec tous les égards par Trump, affirme ses priorités stratégiques
-
Marina Vlady, deux, trois choses que l'on sait d'elle
-
Aéronautique: après le trou d’air du Covid, la culture sécurité revient au premier plan
-
Quand François Bayrou fait la leçon à la cour d'appel de Paris
Grogne en Suisse des cueilleurs de champignons contre des mesures de protection de la biodiversité
L'appel de la forêt est devenu irrésistible pour les citadins depuis les étouffantes restrictions du Covid-19. Mais en Suisse les nouvelles mesures limitant la cueillette pour préserver la biodiversité hérissent les amateurs de champignons.
Avec la pandémie, "les gens sont revenus en forêt", explique Jean-Michel Froidevaux, président de l'Association suisse des organes officiels de contrôle des champignons (Vapko) qui organise des formations pour "champignonneurs", terme utilisé en Suisse.
"On a vu beaucoup de gens qui n'y connaissaient rien" aux champignons qu'ils cueillaient, raconte-t-il à l'AFP, lors d'une formation de 5 jours à Leysin, dans les Alpes.
Face à cet intérêt, l'association a ouvert des classes supplémentaires. "Depuis 2020, cela a explosé. On est limite pas assez de formateurs", raconte Frédérique Clerc, contrôleuse de champignons dans le Val-de-Travers, tout en accompagnant sous la pluie une dizaine de mycophiles dans une forêt près des Mosses.
Un boom qu'observe Jean-Paul Landraud, pharmacien à la retraite qui suit avec son épouse ces ateliers pour le plaisir : "J'y suis allé avant le Covid, on était quelques dizaines. Maintenant on est 120".
"Cela s'est vulgarisé, tout le monde va aux champignons", dit-il, en écoutant les conseils de Mme Clerc.
- Ecosystème forestier -
Cet enthousiasme suscite des craintes sur ses effets sur la biodiversité : les champignons sont considérés comme les garants de l'écosystème forestier car ils décomposent la matière organique morte et contribuent à l'apport en eau et en nutriments des arbres.
Leur rôle clé est d'ailleurs à l'agenda des discussions de la COP16 ONU sur la biodiversité qui se déroule jusqu'au 1er novembre en Colombie, alors que des pays et organisations demandent que les champignons soient davantage protégés.
En Suisse, plusieurs cantons disposent déjà de restrictions en termes de quantités et de jours de cueillette.
Le canton de Vaud, dans l'ouest du pays, a à son tour introduit en juillet des mesures, pour offrir une pause à la nature : maximum 2 kg par personne, cueillette interdite les sept premiers jours du mois, et que de 7h à 20h les autres jours.
Si certains observateurs estiment que cela va dans le bon sens sur le plan pédagogique, sur les réseaux sociaux, c'est l'agacement. Et des politiciens réclament le retrait des mesures.
"Tout le monde trouve ça ridicule... on est très frustrés", résumé Florence Wyss, retraitée, qui suit des formations après avoir été intoxiquée par un champignon.
Les autorités vaudoises chargées de la biodiversité assurent ne pas vouloir "stigmatiser" les amateurs de champignons.
L'interdiction des 7 jours est "difficile à comprendre", affirme M. Froidevaux, expliquant qu'une étude sur 30 ans de l'Institut fédéral sur la forêt, la neige et le paysage (WSL) montre que la cueillette n'influe pas sur le nombre de fructifications fongiques et la diversité des espèces.
- Piétinement -
L'étude de 2006 montre toutefois que le piétinement du sol n'est pas sans effet à court terme, et suggère de limiter la période de cueillette.
Les champignons ne sont pas les seuls à susciter l'appétit du public. Des associations, mais aussi des stations de ski, multiplient les cours sur la cueillette des plantes, une tendance lancée depuis plusieurs années par de grands chefs comme le Danois René Redzepi ou le Français Marc Veyrat.
En Suisse aussi l'association Euro-Toques organise des séminaires sur les plantes pour ses membres.
Son président, Thierry Bréhonnet, chef de cuisine au restaurant 1209 dans la petite station de ski de Blonay, a même fait des herbes des champs sa spécialité, qu'il récolte entre deux services.
"C'est une philosophie de travail. Après le Covid, on a pris conscience qu'il fallait utiliser les produits qui poussent près de chez nous. On revient à ce côté nature que l'on doit réapprendre à maîtriser", dit-il à l'AFP, un brin d'aspérule odorante à la main.
Selon Pro Natura, plus ancienne organisation suisse de protection de la nature, l'afflux du public peut "avoir des conséquences sur les écosystèmes", comme le piétinement de la végétation, le dérangement de la faune ou la surexploitation de ressources comme les champignons.
Mais "nous sommes plus préoccupés par les activités sportives, lorsqu’elles demandent la création de nouvelles infrastructures, telles des pistes spécifiques pour le VTT", glisse son porte-parole Nicolas Wüthrich, à l'AFP.
Th.Berger--AMWN