-
Le comédien Arnaud Denis, invalide après la pose d'un implant anti-hernie, s'est fait euthanasier en Belgique
-
Les Bourses européennes terminent prudemment
-
France: presque pas de pluie en septembre, la sécheresse des sols à un niveau historique
-
Le nombre d'IVG a continué de progresser en 2025
-
Les Houthis accusent l'Arabie saoudite d'avoir mené de nouvelles frappes meurtrières au Yémen
-
Manifestation de la CGT devant le siège de Sodexo contre les suppressions de postes
-
Euro de volley: des Bleus au carré
-
Possible libération du "logisticien" du 13-Novembre: la justice belge décidera "en toute autonomie" (ministre)
-
À Mayotte, l'économie dépend de travailleurs étrangers piégés par les retards de titres de séjour
-
Paul Cézanne et ses admirateurs exposés à Paris
-
Wall Street aborde avec un optimisme prudent le sommet annuel des Nations unies
-
Un sénateur républicain demande une enquête sur le mariage de Donald Trump Jr
-
Levée des sanctions UE contre deux oligarques russes : l'échéance se rapproche
-
Islande: le dernier baleinier menace de porter plainte si la chasse est interdite
-
Sri Lanka: 14 personnes reconnues coupables d'avoir participé aux attentats meurtriers de Pâques 2019
-
Ukraine: les "disparitions forcées" d'enfants vers la Russie devant la CEDH
-
Charles "jovial" après la mort de Diana? Le frère de Lady Di sort son livre choc
-
El Niño représente une "menace importante" pour la santé, alerte l'ONU
-
Tirs devant une école en Turquie: au moins 11 blessés, un adolescent interpellé
-
Onlyfans ou Mym dans le viseur de l'Assemblée: les députés pour étendre le proxénétisme aux actes de prostitution en ligne
-
Bangladesh: des portraits du "père" du Pakistan sèment le trouble à Dacca
-
Les Houthis accusent l'Arabie saoudite d'avoir mené des frappes meurtrières au Yémen
-
La décarbonation, une nécessité et aussi une bonne stratégie, estime Londres
-
Construction ferroviaire: Alstom veut passer de la "haute couture" au "prêt-à-porter"
-
IA: des experts réunis par l'ONU mettent en garde contre la rhétorique de la "peur"
-
Le gouvernement annonce un plan pour faire prendre le tournant de l'IA au monde du travail
-
Au Yémen en guerre, des milliers de familles reprennent les chemins de l'exil
-
La Bourse de Paris d'humeur très volatile comme les cours du pétrole
-
Incendies en Indonésie: plus de 170.000 personnes victimes de problèmes respiratoires depuis août, selon le gouvernement
-
Face à la Chine et aux Etats-Unis, l'UE pousse ses pions en Asie-Pacifique
-
Après le Maroc, la Côte d'Ivoire en voie d'intégrer la gouvernance de TV5 Monde
-
Sri Lanka: la justice rend son verdict dans le principal procès des attentats de Pâques 2019
-
Contre ses traînées qui réchauffent l'atmosphère, l'aviation peut mieux faire
-
En Autriche, la fronde contre le centre de données de Google
-
F1: le Français Isack Hadjar de retour au volant de sa Red Bull en Azerbaïdjan
-
Levée des sanctions UE contre deux oligarques russes : le suspense continue
-
Mexique : le cyclone Polo classé en ouragan de catégorie 4 au large d'Acapulco
-
Face au prix des carburants, des automobilistes se convertissent au bioéthanol
-
Pacte Dutreil: "un énorme manque à gagner" pour l'État, dénonce Oxfam
-
Venezuela : Rodeo I, la prison qui veut "rendre fou"
-
A Cuba, un zoo se bat contre pénuries et coupures d'électricité
-
Les Bourses européennes hésitent sur la marche à suivre
-
Intelligence artificielle : un plan de 80 millions d'euros pour accompagner le monde du travail
-
Des robots danseurs chinois s'échauffent pour la finale d'America's Got Talent
-
Un typhon tue quatre personnes au Japon, des milliers de foyers sans électricité
-
Un journal d'info tout IA, du contenu aux visages, fait frémir les médias argentins
-
Le G7, inquiet pour le commerce, apporte son soutien aux autorités du Yémen et à Ryad
-
Macron propose plusieurs initiatives à Trump face à l'envolée des prix du pétrole
-
Levée des sanctions UE contre deux oligarques russes : les discussions continuent
-
Colombie: l'incendie menaçant un haut lieu touristique en grande partie maîtrisé
Aux Etats-Unis, les tribunaux, lieux à haut risque pour les clandestins
"Je suis un citoyen cubain arrêté injustement!", s'époumone Oscar Gato Sanchez, 25 ans, interpellé en sortant d'un tribunal fédéral à Houston sous les yeux d'un journaliste de l'AFP. Quelques minutes plus tôt, un juge de l'immigration a rejeté sa demande d'asile aux Etats-Unis.
Plus loin, des pleurs désespérés. C'est sa tante Olaidys Sanchez, Cubaine de 54 ans, résidente légale au Texas. Elle se sent mal, s'appuie contre le mur puis se reprend, consolée par ses proches.
Son neveu a été placé dans une camionnette grise sans signes distinctifs, qui démarre au son d'une sirène. Direction: un centre de détention à Conroe, à environ 80 km au nord de Houston, selon les documents officiels.
Comme M. Gato Sanchez, des dizaines de migrants y attendent leur expulsion.
Selon les défenseurs des migrants, ceux qui procèdent aux arrestations sont généralement des agents de la police fédérale de l'immigration (ICE). Ces agents tentent de passer inaperçus dans les couloirs des tribunaux, sans montrer de signes d'identification. D'autres portent leurs plaques mais couvrent leurs visages.
Ces dernières semaines, ils ont multiplié leurs opérations dans les tribunaux, où des milliers de migrants viennent tenter de faire avancer leur demande d'asile.
Depuis le retour au pouvoir du président Donald Trump en janvier, ICE est autorisé à pénétrer dans ces tribunaux. L'AFP a aussi constaté des interpellations dans les tribunaux à New York.
Fin mai, des médias américains ont diffusé des images d'arrestations dans un tribunal de San Antonio, au Texas, où une femme tentait de trouver quelqu'un, criant à la cantonade, pour aller chercher ses enfants à l'école tandis qu'elle était arrêtée. Une autre disait au revoir à ses enfants pendant qu'on la faisait monter dans un véhicule.
Oscar Gato Sanchez est entré aux Etats-Unis en décembre 2023. Comme beaucoup de migrants, il s'est présenté aux autorités à son arrivée et a été libéré avec l'engagement de se présenter devant un tribunal.
Il a déposé sa demande d'asile à la mi-2024 et s'est rendu au tribunal de Houston le lundi 9 juin, où une date devait être fixée pour une audience sur son cas.
Selon l'avocate Bianca Santorini, qui s'est saisie du dossier juste après l'interpellation, le ministère public a demandé et obtenu du juge le rejet de la requête.
"Si vous êtes ici sans (autre, ndlr) statut légal, dès que votre affaire est rejetée, la demande d'asile n'existe plus", a-t-elle expliqué à l'AFP.
Le clandestin se retrouve donc sans couverture juridique, vulnérable, et la police l'interpelle à ce moment-là, a-t-elle ajouté.
- Respecter les règles -
Selon elle, l'ICE a un informateur dans la salle d'audience. "Car ils ne s'approchent pas de chaque personne qui sort du tribunal en demandant: +Montrez-moi vos papiers+. Ils savent déjà ce qui a été décidé quand les gens sortent".
Elle ajoute enfin que l'administration Trump vise particulièrement pour les expulser les clandestins sans statut légal, sans procédure en cours, et qui sont dans le pays depuis moins de deux ans.
Le directeur exécutif de l'ONG FIEL, César Espinosa, qui défend les migrants, affirme que la majorité de ceux qui viennent au tribunal se présentent de bonne foi. "Ils essayent de faire les choses dans les règles", a-t-il déclaré à l'AFP.
A Los Angeles, une opération de ICE visant des travailleurs sans papiers, qui patientaient le 6 juin devant un magasin de bricolage qu'on vienne les embaucher à la journée, a été l'un des détonateurs des manifestations et heurts qui ont secoué la mégapole californienne.
M. Espinosa regrette que beaucoup aux Etats-Unis se réjouissent des coups de filet contre les migrants, alors que dans le même temps, ils ne se plaignent pas de les voir tenir leur rôle dans l'activité économique.
"Quand ils nous servent, quand ils sont le pilier de notre économie, personne ne se plaint".
A.Mahlangu--AMWN