-
Quand l'Inde nourrit discrètement la crise des opioïdes qui sévit en Afrique de l'Ouest
-
Les Bourses mondiales optimistes sur la rencontre Xi-Trump
-
Starmer menacé à sa gauche et sa droite par de potentiels rivaux pour le remplacer
-
Hantavirus: la totalité des cas contacts, présents en France, testés négatifs, annonce la ministre de la Santé
-
Lettonie: la Première ministre démissionne après l'intrusion de drones ukrainiens
-
Crash d'Ethiopian: Boeing devra payer 49,5 millions de dollars aux proches d'une victime
-
Play-offs NBA: Mitch Johnson, le jeune "maestro" qui guide Wembanyama et les Spurs
-
Play-offs NBA: les Cavaliers prennent l'avantage chez les Pistons
-
Liban et Israël retentent un rapprochement à Washington
-
Foot: Domenech "meurtri et trahi" par le documentaire Netflix sur les Bleus à Knysna
-
Mondial-2026: des scientifiques alertent sur les risques de chaleurs extrêmes
-
Réunion des diplomates des Brics en Inde, le Moyen-Orient et l'énergie au programme
-
Marco Rubio estime qu'un changement de dirigeants est nécessaire à Cuba
-
Équipe de France: quelle liste pour le Mondial?
-
Au sommet des grandes puissances, Xi prévient Trump du risque de "conflit" sur Taïwan
-
Trump promet un "avenir fabuleux" aux relations avec la Chine
-
Ukraine: un mort et 16 blessés dans une vaste attaque nocturne sur Kiev
-
Le Danemark et l'Australie favoris des deuxièmes demi-finales de l'Eurovision
-
U2 s'empare des rues de Mexico pour tourner le clip de son prochain single
-
Xi accueille Trump en grande pompe sur fond de tensions multiples
-
Xi déroule le tapis rouge à Trump sur fond de tensions multiples
-
Situation électrique "tendue" à Cuba, qui met en cause les Etats-Unis
-
Akkodis reconnu pour ses services d'IA agentique dédiés aux entreprises dans le rapport HFS Horizons 2026
-
Présidentielle au Pérou: Roberto Sanchez qualifié pour le second tour face à Fujimori
-
Mondial-2026: l'Iran organise une cérémonie d'adieu pour son équipe nationale
-
Kevin Warsh prend la tête de la banque centrale américaine
-
WTA 1000 de Rome: Svitolina s'offre Rybakina et un duel contre Swiatek en demi-finales
-
Coupe d'Italie: l'Inter Milan voit double et plane sur le calcio
-
L1: le PSG rafle son 14e titre et peut espérer un nouveau doublé historique
-
Les grillons sont susceptibles de ressentir la douleur
-
La Russie a lancé au moins "800 drones" sur l'Ukraine, tuant six personnes, selon Zelensky
-
Chili: audit du groupe public Codelco, critiqué par le nouveau gouvernement
-
Bordeaux: épisode de gastro-entérite confirmé sur un paquebot, levée partielle du confinement
-
Hantavirus: les 22 Français cas contacts n'ont pas de symptômes, 4 enfants testés négatifs
-
Mort de Matthew Perry : un ex-producteur hollywoodien condamné à deux ans de prison
-
Douze morts dans des frappes israéliennes au Liban
-
Cuba: situation électrique critique après un bref répit
-
Coups de feu au Sénat philippin où est réfugié "l'architecte" de la guerre contre la drogue de Duterte
-
Eurovision: une touche d'esprit viennois, avec Mozart aux intermèdes
-
La Bourse de Paris termine en légère hausse, le secteur tech à la fête
-
Tour d'Italie: Arrieta au bout de la folie
-
Hantavirus: les 22 Français cas contacts ont débuté leur quarantaine
-
Pollution aux PFAS: des experts de l'ONU demandent à la France de s'expliquer
-
Scaf bloqué, Dassault espère réussir avec les Allemands dans le spatial
-
Wall Street ouvre en ordre dispersé, entre inflation et rebond de la tech
-
Tunisie: à Djerba, un début de saison touristique ralenti par la crise au Moyen-Orient
-
"Notes" pour Emmanuel Moulin: la Banque de France nie tout "traitement particulier"
-
Douze morts dans des frappes israéliennes au Liban (ministère)
-
Minelli liquide sacs et chaussures avant sa fermeture définitive
-
Déchets radioactifs: la justice administrative maintient l'enquête publique sur Cigéo
Lola: perpétuité incompressible pour la meurtrière, première femme condamnée à cette peine maximale
Dahbia Benkired est devenue vendredi la première femme à être condamnée à la perpétuité incompressible ou "réelle", la peine maximale prévue par le code pénal, reconnue coupable par la cour d'assises de Paris du meurtre de Lola Daviet, 12 ans, après l'avoir violée et torturée.
La peine de réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une sûreté également à perpétuité, avait été réclamée dans la matinée par l'avocat général au terme de ses réquisitions.
Le représentant de l'accusation avait souligné la nécessité "d'assurer la protection de la société, de prévenir la commission de nouvelles infractions et de restaurer l'équilibre social".
Le président de la cour a souligné lors l'énoncé du verdict, après quatre heures de délibéré, "l'extrême cruauté des faits criminels", "de véritables supplices" "totalement déshumanisés".
"La cour, pour fixer la peine juste, a pris en compte le préjudice psychologique indicible causé à la victime et à la famille dans des circonstances aussi violentes et presque innommables", a-t-il ajouté, en relevant que le "parcours de vie" de la condamnée "ne saurait expliquer ce déferlement de haine".
Le magistrat a encore relevé la "dangerosité criminologique très élevée" de Dahbia Benkired.
Depuis son instauration en 1994, la "perpétuité réelle" n'avait jusqu'alors été prononcée qu'à quatre reprises en droit commun, contre Pierre Bodein, Michel Fourniret, Nicolas Blondiau et Yannick Luende Bothelo.
Réputée "incompressible", cette peine peut néanmoins être aménagée selon des critères draconiens au bout de trente ans par le tribunal de l'application des peines.
Est-ce l'impassibilité de Dahbia Benkired durant les débats et, surtout, ses bribes d'explications incohérentes, fluctuantes et contredites par des éléments objectifs de l'enquête qui ont guidé cette sévérité?
Six jours d'audience n'ont quoi qu'il en soit pas permis de distinguer les véritables mobiles et, d'une manière générale, le processus qui l'a fait passer à l'acte.
- "Risque de récidive" -
C'est, de manière encore plus évidente, un mode opératoire d'un rare sadisme qui a marqué les esprits.
A l'époque âgée de 24 ans, marquée par une précarité sociale certaine, Dahbia Benkired vivait par intermittence chez sa sœur, dans un immeuble du XIXe arrondissement de Paris.
Le 14 octobre 2022, elle a attiré sous la contrainte Lola, la fille des gardiens de la résidence dans son appartement.
Dans un huis clos de quelque 97 minutes, elle l'a ensuite violée, torturée puis tuée en lui obstruant les voies respiratoires avec du ruban adhésif.
S'en était suivie une fuite erratique, chargée d'une malle dans laquelle elle avait placé le corps de la fillette.
Lors du procès, trois experts psychiatres avaient à la fois exclu toute pathologie de l'accusée qui aurait pu l'exempter de sa responsabilité pénale, en dépit de traits de personnalité "psychopathiques", et insisté sur leurs réserves quant à la possibilité de soins.
"Aucun traitement médicamenteux ne saurait fondamentalement transformer la personnalité de Mme Benkired. Quand il n'y a pas de maladie, il n'y a pas de traitement", avait ainsi estimé l'avocat général.
"Le risque de la récidive, il est maximum du fait de ces traits de personnalité, du fait de l'absence de traitement adapté", avait-il encore fait valoir.
A l'entame d'un réquisitoire d'une heure et quinze minutes, le représentant de l'accusation avait cité Albert Camus, "Un homme, ça s'empêche". Mais, observait-il à propos de l'accusée, "la violence, elle ne s'arrête pas; les limites, elle vont sauter: Dahbia Benkired, elle ne s'empêche pas, elle ne s'empêche plus".
- "Dignité" de la famille Daviet -
Le crime avait durablement marqué l'opinion publique.
Des premières heures de l'affaire jusqu'aux marches du palais de justice, l'extrême droite française s'est emparée de ce drame, mettant en exergue la situation irrégulière en France de l'accusée.
Dans sa plaidoirie, jeudi, l'une des deux avocates de la famille de la victime s'était voulue sans ambiguïté: ce sont bien les proches de Lola les "seuls gardiens de sa mémoire", elle qui était "trop jeune pour servir les débats haineux", alors que "ce qu'elle aimait, c'était manger des crêpes et faire de la gym".
Au cours d'un procès régulièrement marqué par l'émotion, le président de la cour d'assises, Julien Quéré, avait tenu à saluer l'immense "dignité" de la mère et du frère de la fillette, alors que le père de Lola Daviet avait succombé quelques mois après le drame d'un chagrin noyé dans de vieux démons.
L'avocat de la défense, Me Alexandre Valois, s'était pour sa part penché sur le passé de Dahbia Benkired, marqué par les violences, notamment sexuelles.
Il en avait surtout appelé à "une décision de justice". "Si la peine de mort n'avait pas été abolie, elle aurait certainement été requise", avait-il fait remarquer aux jurés. "Si vous aviez considéré de ne pas lui appliquer cette peine de mort, la peine maximale; sur le même raisonnement, rien ne vous empêche de l'accepter maintenant."
La condamnée a dix jours pour interjeter appel.
D.Kaufman--AMWN