-
TotalEnergies: taxation des surprofits si le plafonnement des prix n'est pas suffisant (Le Pen)
-
Chine: 24,8 millions de voyageurs ont pris le train le 1er mai, un record
-
Alex Zanardi, les multiples vies d'un sportif adulé de l'Italie
-
Retrait annoncé d'environ 5.000 soldats américains d'Allemagne, Berlin prend acte
-
La Première ministre du Japon veut une région Asie-Pacifique "libre et ouverte"
-
La compagnie américaine Spirit Airlines annule tous ses vols et stoppe son activité
-
Après son remorquage d'Allemagne, une baleine à bosse relâchée en Mer du Nord
-
Rio en mode "Waka Waka" pour le concert géant de Shakira
-
L'indemnité carburant pour les "travailleurs modestes grands rouleurs" publiée au JO
-
La première "librairie sans livres", centrée sur l'audio, ouvre à New York
-
A New York, le réveil d'un alcool iranien banni et rebelle
-
Linh sort du silence, deux mois après une extinction de voix en plein concert
-
Menacés par le changement climatique, les campings cherchent à s’adapter
-
L'organisation des vacances d'été chamboulée par les prix à la pompe
-
Un responsable iranien juge "probable" une reprise de la guerre avec les Etats-Unis
-
Athlétisme: les Relais mondiaux au Botswana, terre d'or et de diamants du sprint
-
Ligue des champions féminine: Lyon en quête de réaction face à Arsenal
-
Ligue 1: le PSG en gestion avant le Bayern, la relégation guette Metz et Nantes
-
Play-offs NBA: les Lakers qualifiés, Pistons-Magic et Cavaliers-Raptors se concluront avec un match 7
-
Les Etats-Unis vont retirer quelque 5.000 militaires d'Allemagne d'ici à un an
-
Aux Bermudes, Charles III confronté à l'histoire de l'esclavage
-
Une cour d'appel suspend provisoirement l'envoi postal de la pilule abortive aux Etats-Unis
-
GP de Miami: Norris s'élancera en pole position de la course sprint
-
Bolivie: le principal syndicat du pays déclare une grève illimitée
-
Acteurs et scénarios générés par IA exclus des Oscars
-
Le roi Charles III aux Bermudes après sa visite marathon aux Etats-Unis
-
Masters 1000 de Madrid: Sinner assomme Fils en demies, Zverev facile contre Blockx
-
1er-Mai au Venezuela: manifestations après la "blague" de l'augmentation du revenu minimum
-
ExxonMobil et Chevron plombés par des effets comptables au 1er trimestre
-
Trump durcit les sanctions contre Cuba en pleine mobilisation du 1er-Mai à La Havane
-
Free party géante près de Bourges sur un champ de tir militaire
-
Masters 1000 de Madrid: Sinner assomme Fils en demies
-
Tour de Romandie: "revanchard", Dorian Godon s'offre la 3e étape, Pogacar toujours en jaune
-
Free party près de Bourges, 20.000 personnes sur un champ de tir militaire
-
Dans le sud de la Syrie, des familles inquiètes pour leurs fils aux mains d'Israël
-
Basket: "Ce que je fais est une forme de militantisme", explique à l'AFP Julie Tetart, joueuse transgenre
-
Le pétrole chute après une nouvelle offre de Téhéran en vue de négocier avec Washington
-
Le Pentagone recrute sept entreprises d'IA pour des opérations classifiées, Anthropic écartée
-
Cuba: marche du 1er-Mai pour "défendre la patrie" face aux Etats-Unis
-
Rio sur un air latino avant le concert géant de Shakira
-
Turquie : un 1er Mai très suivi, au moins 550 arrestations
-
Wall Street en hausse, réserve un bon accueil aux résultats d'entreprises
-
Les enfants de l’ASE, grands oubliés de la santé: un dispositif veut changer la donne
-
Le pétrole se replie après une proposition de Téhéran en vue de négocier avec Washington
-
Crise énergétique: faute de gaz, des Indiens cuisinent à la bouse de vache sacrée
-
Nouvelle offre iranienne pour tenter de débloquer les négociations avec Washington
-
Les voitures électriques décollent en France, grâce à la Renault 5 et aux marques chinoises
-
Inflation: des hausses des taux de la Fed ne doivent pas être exclues, selon un responsable
-
Italie : quelque 3.500 personnes évacuées en Toscane en raison d'un incendie
-
En Afghanistan, fêter le printemps dans les champs de coquelicots
Le narcotrafic vient percuter la campagne des municipales à Marseille
À quatre mois des municipales, le narcotrafic, étonnement peu présent dans la campagne marseillaise jusqu'à présent, est venu percuter le débat avec l'assassinat de Mehdi Kessaci, la plupart appelant à l'unité, sauf l'extrême droite.
L'insécurité due au narcotrafic s'impose comme un thème de campagne dans de nombreuses villes et même dans des villages. À Marseille, épicentre du narcobanditisme en France, les passes d'arme se concentraient jusqu'à présent plus sur la sécurité du quotidien, la saleté ou l'immigration.
Taxé de "maire laxiste" par l'ex-ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau (LR), Benoit Payan, le maire sortant de Marseille divers-gauche, se présente comme garant de "l'unité". "Ça veut dire que tout le monde s'y met, c'est-à-dire que celles et ceux qui ont été absents, je parle des politiques, des élus et des institutions pendant des années doivent réinvestir ces quartiers", plaide-t-il dans une interview à l'AFP.
Il revendique l'installation de caméras de vidéoprotection, d'avoir "doublé la police municipale" mais défend aussi une approche globale pour lutter contre ce fléau: "j'ai aussi fait des écoles, des centres sociaux, des stades et c'est toute la rénovation urbaine et c'est toute la question des transports en commun qui désormais se pose".
Pas encore officiellement candidat, il tacle les "discours martiaux" de certains à droite et à l'extrême droite notamment sur l'immigration qui "n'ont eu aucun effet".
- "Protéger les Marseillais" -
Pour Franck Allisio, candidat Rassemblement national à la mairie, c'est pourtant de sa faute si Marseille, un port qui déjà au siècle dernier a connu les ravages de l'héroïne, est devenue "la capitale de la drogue" selon lui. "Le maire découvre la sécurité", ironise le député auprès de l'AFP. Il assure que Marseille comptera, s'il est élu, sur "la première police municipale de France".
Comme le maire, Martine Vassal, candidate de la droite et du centre et actuelle présidente du département des Bouches-du-Rhône et de la métropole appelle à la "concorde".
Elle veut engager "un choc d'autorité" mais "tout ça ne pourra pas s'envisager non plus sans une véritable politique sociale au sens très large du terme", relève son directeur de campagne Romain Simmarano, dans une approche qui tranche avec le discours très droitier employé par la candidate jusqu'ici.
Sébastien Delogu, candidat LFI, qui part en solo en marge de la coalition du Printemps marseillais à la tête de la ville depuis 2020, a appelé à cesser les "petites disputes" auprès de l'AFP: "Aujourd'hui, il est temps que le peuple de Marseille se réunisse" pour "dire stop à ce qu'il se passe dans notre ville".
- Aucune défection -
Samedi, lors de la marche blanche en hommage à Mehdi Kessaci, Benoît Payan, Martine Vassal, Sébastien Delogu mais aussi les chefs des Écologistes, des socialistes, des communistes ont déjà annoncé leur présence.
Au-delà des divergences politiques, cet assassinat a par ailleurs ravivé les craintes de pressions, voire des menaces en période électorale.
Il y a un mois, le procureur Nicolas Bessone a annoncé la création d'une cellule anticorruption et dit craindre que pendant cette campagne des élus puissent "subir les mêmes assauts", que des greffiers ou employés de prison de la part de narcotrafiquants.
Mi-septembre, le président de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques, Christian Charpy, avait interpellé dans un entretien au Monde sur "les risques d'ingérence liée au narcotrafic" pour les municipales, notamment via des tentatives de corruption en dons liquide ou en paiement en cryptomonnaies.
Malgré ce contexte et les doutes soulevés par cet assassinat chez tous ceux qui combattent et commentent ce narcobanditisme, les élus et candidats contactés par l'AFP ont unanimement assuré n'avoir subi aucune défection.
Benoît Payan a répété qu'il ne "faut pas avoir peur". Le maire de Marseille a évoqué, auprès de l'AFP, le témoignage sur RTL d'une élue qui, sous couvert d'anonymat, a confié ne pas vouloir se représenter parce qu'elle craignait pour sa vie.
"Ça, ça veut dire que c'est la mafia qui a gagné. Et je ne l'accepterai pas en fait", a-t-il asséné. Son entourage nuance: "on comprend la peur des élus, des militants, des journalistes, des magistrats, mais il faut se relever, exiger la fin de ces violences".
M.Fischer--AMWN