-
Chez les primates, des comportements homosexuels anciens et liés à de multiples facteurs
-
Kiev enterre un secouriste tué dans une attaque de drone russe
-
Reza Pahlavi, l'ancien prince héritier qui se rêve acteur-clé du changement en Iran
-
Images à caractère sexuel: Grok dans le viseur du régulateur britannique
-
Dakar-2026 moto: 2e victoire de suite pour Benavides qui prend la tête du général
-
Entre Amazon et les gouvernements, Ariane 6 veut doubler ses tirs et séduire l'Europe
-
Crise USA-Venezuela: 116 nouvelles libérations de détenus politiques, selon le gouvernement
-
CAN-2025: Hakimi, Osimhen, Mané, Salah, des stars au rendez-vous
-
Incendie d'un bar en Suisse : le propriétaire français placé en détention provisoire pour trois mois
-
L'or et l'argent au sommet avec les menaces contre la Fed, les Bourses prudentes
-
Voitures électriques chinoises: l'UE ouvre la porte à une alternative aux taxes antidumping
-
Grok visé par le régulateur britannique pour ses images "à caractère sexuel"
-
Foot: décès de Rolland Courbis, grande gueule et coach à tout faire
-
Lancement d'Ariane 6 pour Amazon en février, 7 à 8 vols prévus en 2026
-
Au Japon, la folie des machines à pince, reines des salles d'arcade
-
"Ai", la chimpanzé prodige, est morte à 49 ans
-
Tennis: privée d'Open d'Australie, Boisson enchaîne les déceptions
-
Accord UE-Mercosur: la colère agricole persiste et essaime dans les ports
-
la Birmanie a cherché à détruire les Rohingyas, accuse la Gambie
-
Le chancelier allemand veut vite conclure un accord de libre-échange entre l'Inde et l'UE
-
Foot: Rolland Courbis, ancien entraîneur et consultant sur RMC, est mort à 72 ans (RMC)
-
La Bourse de Paris souffre de l'aversion pour le risque
-
Le pouvoir iranien se dit prêt à la guerre, après des menaces de Trump
-
Au Népal, les jeunes au chômage se pressent pour obtenir un emploi de policier, même temporaire
-
Les menaces contre la Fed propulsent l'or et l'argent au sommet, les Bourses européennes prudentes
-
Coupe de France: Ramos, le "soldat toujours prêt" du PSG
-
Ancien exilé, Barham Saleh à la tête du Haut-Commissariat onusien aux réfugiés
-
Diabète de type 1: l'Union européenne approuve un premier traitement de fond
-
Google lance la vente en ligne via l'IA générative
-
Feux en Patagonie argentine: plus de 15.000 hectares ravagés depuis lundi
-
Accord UE-Mercosur: nouvelle journée de mobilisation, des ports visés
-
Terres rares: le Japon entame une mission en eaux profondes pour réduire sa dépendance à la Chine
-
Des musées plus chers pour les touristes hors-UE, nouvelle exception française
-
NBA: San Antonio se saborde à Minneapolis malgré 29 points pour Wembanyama
-
Hong Kong: les audiences pour déterminer la peine de Jimmy Lai ont débuté
-
Les Golden Globes conquis par "Une bataille après l'autre"
-
Trump durcit le ton contre Cuba, colère à La Havane
-
Budget: les partis à Bercy pour trouver des "convergences" avant les discussions à l'Assemblée
-
Après une rare collision en mer du Nord, le capitaine russe d'un porte-conteneurs jugé à Londres
-
Trump affirme que l'Iran veut "négocier" alors que le bilan des morts de la contestation s'alourdit
-
Donald Trump se dit ouvert à une entrevue avec la présidente par intérim du Venezuela
-
Rohingyas: la Birmanie devant la CIJ pour génocide
-
"Une bataille après l'autre" démarre fort aux Golden Globes
-
Les Golden Globes débutent, avec "Une bataille après l'autre" et "Sinners" en favoris
-
Renforts policiers à Minneapolis après un week-end de protestations
-
Coupe de France: Lyon et Endrick sortent Lille, Metz humilié
-
Italie: Naples et McTominay contrarient encore l'Inter Milan
-
Coupe de France: Lyon élimine Lille avec un show d'Endrick
-
Supercoupe d'Espagne: le Barça conserve son titre dans la souffrance, Xabi Alonso en péril
-
Accord UE-Mercosur: les agriculteurs maintiennent la pression
la Birmanie a cherché à détruire les Rohingyas, accuse la Gambie
L'armée birmane a délibérément ciblé la minorité musulmane rohingya pour anéantir cette communauté, a déclaré lundi le ministre gambien de la Justice Dawda Jallow, dont le pays a saisi la Cour internationale de Justice à La Haye, accusant la Birmanie de génocide.
"Il ne s'agit pas de questions ésotériques de droit international. Il s'agit de personnes réelles, d'histoires réelles et d'un groupe humain bien réel: les Rohingyas de Birmanie. Ils ont été pris pour cible et exterminés", a affirmé M. Jallow, en référence à la répression menée par la Birmanie en 2017 contre la minorité rohingya.
La Gambie accuse devant la plus haute instance judiciaire de l'ONU le pouvoir birman de violations de la Convention des Nations unies sur le génocide de 1948.
Le dossier est suivie de près car il est susceptible de créer des précédents pour une affaire portée devant la CIJ par l'Afrique du Sud, qui accuse Israël d'avoir commis un génocide à l'encontre de la population palestinienne de Gaza.
Des centaines de milliers de musulmans rohingyas ont fui en 2017 une répression sanglante de l'armée birmane et de milices bouddhistes, trouvant refuge au Bangladesh voisin. Des témoignages ont fait état de meurtres, de viols collectifs et d'incendies criminels.
Ils ont subi "les violences et les destructions les plus horribles qu'on puisse imaginer", a affirmé M. Jallow.
Aujourd'hui, 1,17 million de Rohingyas vivent entassés dans des camps délabrés qui s'étendent sur plus de 3.200 hectares à Cox's Bazar, au Bangladesh.
"Je veux voir si les souffrances que nous avons endurées seront prises en compte lors de l'audience", a expliqué à l'AFP Janifa Begum, mère de deux enfants vivant dans ces camps. "Nous voulons justice et paix", a ajouté cette femme de 37 ans.
Un verdict final de la cour de La Haye pourrait encore prendre des mois, voire des années. Le tribunal n'a aucun moyen de faire appliquer ses décisions, mais un arrêt favorable à Banjul exercerait une pression politique sur la Birmanie.
"Nous n'avons pas intenté cette action en justice à la légère", a souligné M. Jallow. "Nous l'avons fait après avoir examiné des rapports crédibles faisant état des violations les plus brutales et les plus odieuses infligées à un groupe vulnérable, déshumanisé et persécuté depuis de nombreuses années", a ajouté le ministre.
- "Meurtres insensés" -
La Gambie, pays à majorité musulmane d'Afrique de l'Ouest, a porté l'affaire en 2019 devant la Cour internationale de justice de La Haye, qui statue sur les différends entre Etats.
En vertu de la convention sur le génocide, un pays peut saisir la CIJ contre un autre qu'il estime avoir violé le traité.
La lauréate du Nobel de la Paix Aung San Suu Kyi s'était elle-même rendue à La Haye lors du début de l'affaire en 2019 pour défendre la Birmanie devant la cour. Elle a rejeté les arguments de Banjul, les qualifiant de "tableau trompeur et incomplet" de ce qu'elle a décrit comme un "conflit armé interne".
La Birmanie a toujours soutenu que la répression menée par les forces armées était justifiée pour réprimer l'insurrection des Rohingyas après une série d'attaques qui avaient coûté la vie à une douzaine de membres des forces de sécurité.
Aung San Suu Kyi a depuis été évincée de la tête du gouvernement birman par le coup d'État militaire du 1er février 2021, et se trouve actuellement en détention.
- "Destruction intentionnelle" -
En attendant un jugement sur le fond de l'affaire, la CIJ a déclaré en 2020 que la Birmanie devait prendre "toutes les mesures en son pouvoir pour empêcher (... ) tous les actes" visés par la convention de 1948. Suite à cet arrêt de la CIJ, les États-Unis ont officiellement déclaré en 2022 que les violences constituaient un génocide.
Une équipe de l'ONU avait déjà affirmé en 2019 que la Birmanie nourrissait des "intentions génocidaires" à l'encontre des Rohingyas.
"Nous attendons justice depuis des années", a déclaré à l'AFP Tun Khin, président de l'Organisation des Rohingyas birmans au Royaume-Uni, devant la cour de La Haye lundi.
"Ce qui arrive aux Rohingyas est un génocide, la destruction intentionnelle de notre communauté. Nous voulons que justice soit faite. Et lorsque justice sera rendue, nous voulons retourner sur notre terre natale, avec tous nos droits. Nous demandons également des réparations", a-t-il ajouté.
Y.Kobayashi--AMWN