-
La Fed gèle ses taux et assure pouvoir travailler indépendamment des pressions politiques
-
"Comic strip", cheval et vichy rose: une messe à Paris en hommage à Brigitte Bardot
-
RATP: le nouveau PDG axe sa feuille de route sur la lutte contre la violence dans les transports
-
Mélenchon veut que les gazoducs Nord Stream soient "remis en route"
-
Minneapolis: Trump attaque le maire, deux policiers suspendus
-
L’Allemagne moins optimiste sur la croissance en 2026
-
"Ça y est je suis chevalier!": Macron décore le dernier vendeur de journaux à la criée de Paris
-
Venezuela: Rubio défend la coopération avec les autorités par intérim
-
La Fed gèle ses taux contre l'avis de deux responsables
-
Euro de hand: La claque et la porte pour les Bleus
-
Inondations au Mozambique: "J'en suis venue à souhaiter la mort"
-
Peur dans une ville sicilienne balafrée par un glissement de terrain
-
Au procès en appel du RN, les mauvais comptes du trésorier de Saint-Just
-
Aide à mourir, soins palliatifs: que contiennent les textes sur la fin de vie ?
-
La Bourse de Paris termine en nette baisse, plombée par le luxe
-
La BBC, dans la tourmente, nomme un directeur général par intérim
-
Charles III s'inquiète du "recul" du combat contre le changement climatique
-
"La fierté de toute une nation": ultime hommage en Israël au dernier otage de Gaza
-
Nicki Minaj se décrit comme la "première fan" de Trump
-
La grippe circule encore activement, mais l'épidémie semble fléchir
-
Rappels de lait infantile: le recours d'une association contre l'Etat rejeté
-
La pression s'accentue sur l'Iran, qui menace de répondre "comme jamais" en cas d'attaque américaine
-
Greenpeace dénonce la poursuite du commerce nucléaire entre France et Russie, toujours exempté de sanctions
-
Au Venezuela, l'espoir d'un renouveau de l'industrie pétrolière sous l'impulsion des Etats-Unis
-
Climat: jugement "historique" aux Pays-Bas, ordonnés de mieux protéger une île
-
La tempête Kristin fait au moins quatre morts au Portugal
-
Le gouvernement va s'opposer à la recherche d'hydrocarbures en Outre-mer
-
Recherche en ligne: Londres veut permettre aux sites d'infos de refuser l'IA de Google
-
Cancer du sein: les "nombreuses lacunes" de prise en charge sous la loupe de la Cour des comptes
-
Un pas de plus dans l'interprétation du génome grâce à l'IA
-
Face aux tensions autour du Groenland, France et Danemark appellent au réveil de la puissance européenne
-
Danemark: colère d'anciens combattants après le retrait de drapeaux danois par l'ambassade américaine
-
Hand: Ivry écarte Didier Dinart de son poste d'entraîneur
-
Poutine reçoit le président syrien au moment où Moscou cherche à préserver ses bases militaires
-
Pour financer son appétit pour l'IA, Amazon va supprimer 16.000 postes dans le monde
-
Violences en ligne: les streamers Naruto et Safine jugés en juillet
-
Trump dit que le "temps est compté" pour l'Iran, qui exclut de négocier "sous la menace"
-
Trump attaque le maire de Minneapolis, la "désescalade" fragilisée
-
Taux d'intérêt de la Fed: un retour au statu quo se profile aux Etats-Unis
-
Wall Street portée par la tech avant les résultats de grands noms du secteur
-
Mondial-2026: Ligue 1+ a trouvé un accord avec la FIFA pour diffuser tous les matches
-
Ligue 2: Horneland va quitter Saint-Etienne, Haise et Montanier pressentis
-
Recherche en ligne: Londres veut permettre aux sites internet de refuser l'IA de Google
-
Hexane: des députés veulent rendre obligatoire l'information du consommateur
-
Hauts-de-France: une ONG alerte sur une pollution de l'eau au fongicide
-
Amazon annonce la suppression de 16.000 postes dans le monde
-
Municipales: les transports gratuits, une promesse à la mode et variable
-
Feu intense dans un hôtel de luxe à Courchevel, près de 300 personnes évacuées
-
Open d'Australie: Djokovic, miraculé, retrouvera Sinner en demies
-
Israël: funérailles nationales pour le dernier otage à Gaza
Au Pakistan, la résistance citoyenne s'organise pour défendre son "droit à respirer de l'air pur"
Au Pakistan, où la pollution de l'air atteint depuis plusieurs années des niveaux record, des citoyens excédés prennent les choses en main.
Faute d'actions jugées suffisantes de la part des autorités, ils installent des capteurs à bas coût pour mesurer la qualité de l'air, alerter l'opinion publique et appuyer des recours en justice.
Chaque hiver, ce pays de plus de 255 millions d'habitants étouffe et les grandes villes comme Lahore (près de la frontière indienne), Karachi sur la côte ou encore la capitale Islamabad disparaissent sous un épais brouillard.
En 2016, l'ingénieur Abid Omar est l'un des premiers à s'en préoccuper.
Faute de données officielles, il fonde son propre réseau de surveillance, Pakistan Air Quality Initiative (Paqi), qui compte depuis 150 capteurs à travers le pays.
"Ce soi-disant +brouillard+", présenté par les autorités comme un phénomène saisonnier, n'existait pas quand j'étais enfant", raconte à l'AFP cet entrepreneur pakistanais de 45 ans.
- Révéler l'invisible -
Les données publiques de Paqi, reprises par la société suisse IQAir, ont contribué à classer en 2024 le Pakistan comme le troisième pays le plus pollué au monde.
Les concentrations de particules fines PM2,5 y atteignent jusqu'à 14 fois la limite fixée par l'Organisation mondiale de la santé.
Selon la Banque mondiale, cette exposition à la pollution atmosphérique a provoqué 230.000 décès prématurés au Pakistan en 2019, pour un coût équivalent à 9% du PIB.
Ce cocktail de brouillard et d'émissions toxiques - alimenté par le diesel de mauvaise qualité, les brûlis agricoles saisonniers et le refroidissement hivernal - sature les hôpitaux et prive des millions d'enfants d'école.
Pour faire reconnaître le smog comme une pollution atmosphérique dangereuse pour la santé auprès de la Haute Cour de Lahore, les capteurs de Paqi ont joué un rôle clé.
"A l'époque, le département de la protection de l'environnement du Pendjab niait le problème. Grâce à l'un de nos capteurs mobiles, nous avons démontré en temps réel que la qualité de l'air à l'intérieur même de la salle d'audience était dangereuse", relate Abid Omar.
Le tribunal avait enjoint le gouvernement provincial à déployer des stations de surveillance de la qualité de l'air, au nombre de 44 dans la province aujourd'hui, et à rendre publiques les données recueillies.
Mais "par le passé, lors de pics de pollution, les autorités ont paniqué et éteint plusieurs de leurs stations", accuse Abid Omar.
Les autorités exercent aussi un contrôle étroit sur les capteurs privés, accusés de manquer de fiabilité et de semer la panique. Les chercheurs jugent pourtant ces appareils indispensables pour compléter des données officielles parcellaires et qui manquent de transparence.
- Changer ses habitudes -
Ces dernières années, les autorités fédérales et provinciales ont multiplié les mesures anti-smog: régulation des briqueteries, amendes contre les véhicules les plus polluants, interdiction des brûlis agricoles.
Mais la qualité de l'air à Islamabad n'a cessé de se dégrader, déplore le Dr Taha Ali, qui juge ces mesures insuffisantes face aux émissions.
Avec son collègue Umair Shahid, cet universitaire a créé son propre réseau de surveillance à Islamabad, les Curious Friends of Clean Air (CFCA).
En trois ans, ils ont déployé une douzaine de capteurs, gros comme une prise électrique, fabriqués grâce à une imprimante 3D et coûtant une cinquantaine de dollars chacun.
Bien que non homologués, ces appareils ont mis en évidence des tendances alarmantes dans leur quartier et permis de sensibiliser les habitants.
"Un groupe de yoga qui pratiquait quotidiennement dans un parc, a décidé de changer ses horaires", se félicite Umair Shahid qui a lui-même modifié ses sorties familiales pour éviter les pics de pollution constatés le matin et en soirée.
Leurs données ont également convaincu certains voisins d'investir dans des purificateurs d'air - encore rares et coûteux au Pakistan - ou de porter un masque lors des épisodes les plus critiques. Car, selon leurs relevés, la qualité de l'air ne cesse de se dégrader et reste mauvaise toute l'année, même lorsque la pollution est invisible à l'œil nu.
Face à cette inertie, certains citoyens choisissent la voie judiciaire. A 22 ans, Hania Imran, militante pour le climat, a décidé en 2024 de poursuivre l'Etat pour faire valoir son "droit à respirer de l'air pur".
Son recours, qui vise notamment à rappeler aux autorités leur obligation de passer à des carburants plus propres, reste toutefois en suspens, et l'issue demeure incertaine.
"Il faut cesser de dire que le smog est la faute de l'Inde, que c'est à cause du brûlage des cultures, c'est une crise que nous devons résoudre nous-mêmes", affirme-t-elle. "Nous avons besoin de transports publics accessibles et d'un développement urbain durable."
F.Schneider--AMWN