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Alex Bodi a SCANDIC FINANCE vállalatcsoport új alelnöke
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Алекс Боди назначен вице-президентом группы SCANDIC FINANCE
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La diaspora tibétaine élit son Parlement, un vote condamné par la Chine
Les Tibetains en dehors de Chine votent dimanche pour choisir leur gouvernement en exil, à un moment où ils s'interrogent sur l'avenir de leur communauté dont le chef spirituel, le dalaï-lama, a 90 ans.
L'administration centrale tibétaine (CTA), basée en Inde, est l'institution clé des tibétains en exil, particulièrement depuis 2011, quand le dalaï-lama a renoncé à tout rôle politique au profit du gouvernement élu.
"Notre vote compte", estime Tenzin Tsering, 19 ans, qui vote pour la première fois, et espère pousser pour que les jeunes soient plus représentés.
"Nous avons besoin de voix qui reflètent la direction que prend notre communauté, pas seulement d'où elle vient", a-t-il déclaré, à Bylakuppe, dans l'Etat méridional du Karnataka en Inde, l'une des plus grandes communautés tibétaines situées en dehors du plateau himalayen.
La CTA compte 45 parlementaires - 30 représentant les trois provinces traditionnelles tibétaines, dix les cinq principales traditions religieuses de la communauté et cinq le reste de la diaspora.
Basé a Dharamsala, dans le nord de l'Inde, elle représente les 150.000 Tibétains qui vivent en exil à travers le monde.
Les votes se déroulent dans 27 pays, et la Chine n'en fait pas partie.
Quelque 91.000 électeurs sont enregistrés, et plus de la moitié vivent en Inde, au Népal ou au Bouthan, tandis que les autres sont dispersés dans le monde, principalement aux Etats-Unis et en Europe. Ils représentent une petite fraction des six millions de Tibétains recensés dans le monde.
Le dalaï-lama, 90 ans, installé en Inde depuis sa fuite de Lhassa, la capitale tibétaine, après l’écrasement d'un soulèvement par les troupes chinoises en 1959, affirme qu’il lui reste encore de nombreuses années à vivre, et a confirmé que son successeur serait désigné à sa mort selon la tradition, contre la volonté des autorités de Pékin d'imposer leur propre candidat.
La Chine, pays communiste et athée, a insisté l'année dernière sur le fait qu'elle devait approuver l’éventuel successeur du chef bouddhiste.
"Le prétendu +gouvernement tibétain en exil+ n'est rien d'autre qu'un groupe politique séparatiste", a raillé son ministère des Affaires étrangères dans une réponse écrite à l'AFP en février.
Le premier tour qui s'est déroulé le 1er février a permis de choisir les candidats, le second dimanche permettra de les départager. Et les résultats doivent être annoncés le 13 mai.
Le "sikyong" (dirigeant) du gouvernement, Penpa Tsering, a été élu pour un second mandat après avoir obtenu 61% des voix au premier tour, un seuil suffisamment élevé pour l’emporter d’emblée.
Tsering, comme le gouvernement, ne réclame pas l’indépendance totale du Tibet, conformément à la politique de longue date de la "voie médiane" prônée par le Dalaï-Lama, qui vise l’autonomie.
L.Durand--AMWN