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SCANDIC FINANCEグループ、アレックス・ボディ氏を副社長に任命
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亞歷克斯・博迪獲任命為 SCANDIC FINANCE 集團副總裁
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Алекс Боди назначен вице-президентом группы SCANDIC FINANCE
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Quand le pouvoir trumpiste réécrit l'histoire
La "grandeur" de l'Amérique plutôt que les heures sombres de l'esclavage et du racisme. A Washington comme ailleurs aux Etats-Unis, l'administration Trump modifie monuments, expositions et noms de lieux afin de réécrire l'histoire.
Dans une banlieue cossue de Washington, la disparition d'un panneau historique près d'une fontaine honorant un sénateur suprémaciste blanc suscite colère et incompréhension parmi des habitants, qui y voient une tentative d'effacer les aspects les moins reluisants du passé américain.
Le panneau avait été installé par le Service américain des parcs nationaux (NPS) pour rappeler les positions racistes du sénateur Francis Newlands (1846-1917).
Mais il a depuis été retiré par l'administration de Donald Trump.
Cette décision a été prise en application d'un décret du président visant à "rétablir la vérité dans l'histoire américaine", à l'approche du 250e anniversaire de la Déclaration d'indépendance des Etats-Unis, le 4 juillet.
Signé en mars 2025, le texte exige que les monuments et panneaux relevant du ministère de l'Intérieur - dont dépend le NPS - mettent l'accent sur la "grandeur" des réalisations du pays et ne "dénigrent pas les Américains, passés ou présents".
Il impose aux responsables de plus de 400 sites de passer en revue panneaux, vidéos, mais aussi livres et souvenirs.
La plupart des modifications semblent encore à l'étude. Mais à Philadelphie (est), une exposition sur l'histoire de l'esclavage a déjà été démantelée fin janvier.
L'affaire a donné lieu à une bataille judiciaire après une plainte déposée par la ville pour obtenir sa réinstallation. Certains panneaux ont depuis été remis en place dans l'attente d'une décision définitive.
- Autodafés -
À Washington, l'avocat David Sobel a saisi la justice le mois dernier après le retrait du panneau explicatif consacré au sénateur Francis Newlands.
Le panneau rappelait le rôle joué par ce dernier dans le développement, à la fin du XIXe siècle, du quartier de Chevy Chase, où les ventes de logements aux Noirs et aux Juifs étaient interdites.
Il reproduisait aussi un titre de presse de 1913 affirmant que le sénateur "soutenait un projet de retour des Noirs en Afrique". Il avait été installé en 2022, après un combat de plusieurs années mené par des habitants et des élus.
Mais il a été retiré discrètement fin 2025, ne laissant que l'inscription d'origine, gravée dans la pierre, présentant Francis Newlands comme un homme d'Etat ayant "toujours eu à coeur les intérêts de tous les hommes".
David Sobel compare cette suppression aux autodafés de livres sous l'Allemagne nazie, le spectacle public en moins: ici, "l'histoire disparaît au beau milieu de la nuit", déclare-t-il à l'AFP. "Et d'une certaine manière, c'est encore plus effrayant."
Interrogé par l'AFP, le ministère de l'Intérieur a dit appliquer le décret de Donald Trump.
"Le président a demandé aux organes fédéraux de réexaminer les contenus explicatifs afin de garantir leur exactitude, leur honnêteté et leur conformité avec des valeurs nationales communes", a indiqué le ministère dans un courriel, sans plus de précisions.
- Généraux sudistes -
Donald Trump a aussi rétabli les noms de bases militaires baptisées en hommage à des généraux sudistes ayant combattu pour préserver l'esclavage pendant la guerre de Sécession.
Ces noms, comme nombre d'autres symboles, avaient été retirés sous la présidence de Joe Biden dans le sillage des manifestations antiracistes du mouvement Black Lives Matter, qui avaient secoué le pays pendant le premier mandat du milliardaire républicain.
En octobre dernier, le seul monument en plein air rendant hommage, à Washington, à un général du Sud a été réinstallé.
Et, en avril, une statue retirée en 2020 a également refait son apparition dans la capitale américaine.
Elle représente Caesar Rodney, un propriétaire d'esclaves qui avait joué un rôle décisif dans l'adoption de la déclaration d'indépendance de 1776.
Le ministère de l'Intérieur a assuré qu'à l'approche du 4 juillet, le gouvernement restait attaché à "reconnaître toute l'étendue de l'histoire de notre nation".
Mais pour Alan Spears, de la National Parks Conservation Association, qui défend les parcs nationaux aux Etats-Unis, cette idée "n'est pas américaine".
"Les grands pays ne cachent pas leur histoire. Ils en tirent des leçons", conclut-il.
A.Jones--AMWN