-
Londres intercepte un pétrolier de la flotte fantôme russe dans la Manche
-
Face à la pénurie de logements, la conversion d'immeubles de bureaux s'intensifie à New York
-
Mondial-2026: quand les Iraniens arrivent aux Etats-Unis
-
Bac/réchauffement climatique: le ministre ne veut plus d'examen l'après-midi
-
Tchad: à la frontière avec le Soudan, les humanitaires et les "retournés" suspendus au manque de moyens
-
La crise pétrolière laisse les pêcheurs mozambicains sur la berge
-
Frappes, forteresse et Crimée: la situation sur le front en Ukraine
-
Le crabe bleu, un envahissant crustacé à savourer pour mieux le contrôler
-
Aude: un an après les feux, un "trail des cendres" pour faire vivre le territoire
-
24 heures du Mans: une Cadillac en tête, une autre abandonne
-
"Aucune limite": l'actrice-star chinoise Xin Zhilei en quête de nouveaux défis
-
Mondial-2026: le petit Poucet Curaçao face à deux géants, l'Allemagne et Neuer
-
Mondial-2026: les Pays-Bas entrent en lice face au Japon, privé de son capitaine
-
MMA: à la Maison Blanche, Gane se mesure à Pereira pour la ceinture par intérim des poids lourds
-
Finale NBA: les Knicks enfin au firmament, Wembanyama devra patienter
-
A New York, le Mondial a démarré, vite éclipsé par le triomphe des Knicks en NBA
-
24 heures du Mans: Cadillac en tête au petit matin, la bataille fait rage
-
Pour ses 80 ans, Trump invite le MMA à la Maison Blanche
-
Les Suisses aux urnes sur le plafonnage de la population et le service civil
-
Les "No-G7" à l'assaut de Genève avant le sommet d'Evian
-
Mondial-2026: la Suisse rate ses débuts en concédant le nul face au Qatar (1-1)
-
Top 14: Le Racing 92, en spécialiste, s'offre le barrage à Pau
-
A Aubervilliers, Raphaël Glucksmann refuse l'"esprit de défaite"
-
Le chef du gang Tren de Aragua tué dans une opération américano-vénézuélienne
-
L'hôtel Royal d'Evian-les-Bains, écrin du G7 pour la seconde fois
-
Au G7, Trump imposera son humeur et son calendrier
-
Tour Aura: la folle remontée inachevée de Paul Seixas
-
Tennis: Serena Williams associée à Karolina Muchova en double à Berlin
-
Liban: frappes israéliennes dans le sud du pays après des avertissements d'Israël
-
La Suède célèbre les noces d'or du couple royal
-
Mondial-2026: coup de chaud sur les Bleus
-
24 heures du Mans: la course est lancée, BMW en tête
-
"La haine est la seule menace pour nos rues": à Belfast, des milliers de manifestants après les violences
-
Tour Aura: Paul Seixas, auteur d'une folle remontada après une chute
-
Liban: frappes israéliennes dans le sud du pays après un avertissement d'Israël
-
Viols: le jockey Pierre-Charles Boudot de retour en piste au lendemain d'un pourvoi en cassation
-
Italie: à Florence, la restauration des fresques de Giotto dévoilée
-
Les durées des arrêts de travail limitées à partir du 1er septembre
-
Chlordécone: l'indemnisation des victimes envisagée d'ici "un an"
-
Rheinmetall n'exclut pas un retrait de Paris du char franco-allemand du futur
-
"Guerre de l'IA", "souveraineté" : la suspension d'Anthropic s'invite dans la présidentielle française
-
Téhéran et Washington sur le point de finaliser un accord, annonce le médiateur pakistanais
-
Les robots de ménage dotés d'IA quittent les labos pour les salons chinois
-
Les Etats-Unis valident le rachat de Warner par Paramount pour 111 milliards de dollars
-
Mondial-2026: et maintenant, place au Brésil !
-
L'accusation de "narcoterroriste" a remplacé celle de "communiste" estime la Nobel de la paix Rigoberta Menchú
-
À Belfast, des violences anti-immigrés dans une ville marquée par les divisions
-
A Aubervilliers, Raphaël Glucksmann au défi de convaincre son camp
-
Lot-et-Garonne: après les crues, la coûteuse reconstruction des digues
-
Budget: Lecornu demande à ses ministres de "corriger" les demandes des services
Biens mal acquis au Liban: la banque HSBC mise en examen à Paris
L'enquête sur les biens mal acquis libanais a pris une nouvelle dimension avec la mise en examen en mai à Paris de la filiale suisse de la banque britannique HSBC, soupçonnée d'avoir aidé l'ex-gouverneur de la banque centrale du pays Riad Salamé à détourner des fonds.
La banque est poursuivie pour blanchiment en bande organisée et association de malfaiteurs en vue de commettre des délits tels que du détournement de fonds publics, des abus de confiance ou de la corruption d'agent public, a appris l'AFP jeudi auprès du Parquet national financier (PNF) français, confirmant une information du Monde.
La banque a dû verser 80 millions d'euros de cautionnement, notamment en raison d'éventuels dommages et intérêts futurs à payer, selon la même source.
"Nous ne sommes pas en mesure de commenter une affaire juridique. L'enquête est en cours et nous continuons à coopérer", a indiqué HSBC, interrogée par l'AFP.
L'instruction française a été ouverte en juillet 2021, pour blanchiment en bande organisée et association de malfaiteurs, en parallèle d'enquêtes européennes ou libanaise.
En mai 2023, une juge française a délivré un mandat d'arrêt international à l'encontre de Riad Salamé, soupçonné de s'être constitué un riche patrimoine immobilier et bancaire en Europe et aux Etats-Unis via un montage financier complexe, un détournement massif de fonds publics libanais et la complicité de nombreux protagonistes.
- "Restitution" -
Gouverneur de la Banque centrale de 1993 à juillet 2023, Riad Salamé, qui était étroitement lié à la classe politique, est accusé par ses détracteurs d'être l'un des principaux responsables de l'effondrement financier du Liban.
Riad Salamé n'est pas mis en examen car il n'a pas répondu à la convocation des juges français. Le Liban refuse d'extrader ses ressortissants.
Son frère Raja Salamé a lui été mis en examen en août 2024 à Paris et placé sous contrôle judiciaire.
Tous deux contestent toute malversation.
Plusieurs autres personnes sont poursuivies en France, comme l'ancienne assistante de M. Salamé à la Banque du Liban, un neveu de ce dernier ou l'ancien ministre Marwan Kheireddine.
La mise en examen de HSBC "constitue une étape importante pour les perspectives de restitution et de réparation au bénéfice du peuple libanais, durement affecté par l'une des plus graves crises de son histoire récente", a souligné auprès de l'AFP Me Chanez Mensous, responsable des questions de corruption au sein de cette ONG.
Elle "illustre l'ampleur et la portée du contentieux engagé par Sherpa en 2021", a-t-elle noté, en estimant que "la recherche des responsabilités doit s'étendre à l'ensemble des acteurs ayant pu contribuer à la circulation et à la dissimulation de ces fonds".
- "Avancée décisive" -
"C'est une avancée décisive qui restitue pleinement la responsabilité de la banque dans une entreprise mafieuse au préjudice du peuple libanais", ont réagi de leur côté auprès de l'AFP William Bourdon et Vincent Brengarth, avocats du Collectif des victimes des pratiques frauduleuses et criminelles au Liban (CVPFCL) et de Sherpa.
Riad Salamé, ancien banquier d'affaires franco-libanais âgé de 75 ans, a été placé en détention provisoire au Liban pendant un an avant d'être libéré en septembre dernier, en versant une caution record de plus de 14 millions de dollars.
A Beyrouth, la justice a ordonné en janvier un procès contre lui, le soupçonnant d'avoir détourné 44 millions de dollars, d'après une source judiciaire libanaise.
Contactés par l'AFP, ses avocats, Mes Pierre-Olivier Sur, Sofia Bougrine et Clara Gérard-Rodriguez, ont expliqué à l'AFP que Riad Salamé n'étant pas mis en examen, ils n'avaient pas "accès au dossier d'instruction, contrairement à (leurs) confrères intervenant en défense ou pour les parties civiles": "Dans ces conditions, il nous est difficile de commenter des actes", comme pour HSBC.
Selon ses conseils, "le patrimoine immobilier de Riad Salamé a été constitué de longue date, grâce aux rémunérations très importantes qu'il percevait en qualité de conseiller financier chez Merrill Lynch, avant sa nomination à la Banque du Liban". "Nous en avons transmis la preuve aux juges d'instruction", ont-ils assuré.
Ses avocats ont par ailleurs jugé "indispensable que les juges d'instruction français suspendent leurs investigations" jusqu'à son procès au Liban.
La Banque du Liban s'est constituée partie civile dans l'enquête française.
H.E.Young--AMWN