-
Présidentielle : Bruno Retailleau pousse Edouard Philippe vers une primaire
-
SNCF : les syndicats demandent un rattrapage salarial face à l’inflation
-
BMW abaisse de nouveau ses objectifs après un troisième trimestre en recul
-
Raymond Aabou absent de Fun Radio après une blessure lors d’une partie de padel
-
EuroMillions du 3 novembre : l’horoscope désigne un signe favorisé par le tirage
-
Attaque raciste de Trappes : l’enquête détaille la préparation de Kevin T.
-
Gisèle Pelicot évoque une nouvelle relation et une vie reconstruite
-
Quotidien : Salhia Brakhlia critique Maud Bregeon et Édouard Philippe sur la présidentielle
-
PostgreSQL 19 retardé après une vague de rapports de bugs générés par l’IA
-
Google glisse un hommage à Zelda Ocarina of Time dans son moteur de recherche
-
Zelda Ocarina of Time : le remake renonce au voyage rapide pour préserver l’exploration
-
Singles Day 2026 : les premières promotions apparaissent avant le 11 novembre
-
Cyberattaque aux supermarchés : Delhaize annonce le retour à la normale
-
Godzilla Minus Zero prolonge avec ambition le succès de Minus One
-
Californie : Proposition 40, une taxe historique sur les milliardaires
-
Dix ans après Montreuil-Bellay : la famille Théodore réclame réparation pour les internements tsiganes
-
Cercle Bruges : Pedro Caixinha succède à Lars Friis comme entraîneur
-
Route du Rhum : Francis Joyon secouru après le chavirage de son voilier
-
Crans-Montana : une nouvelle audition de Jacques Moretti ravive les attentes des victimes
-
Olivier de Kersauson : entre son manoir bigouden et la Polynésie
-
Jurassic Park : la bande-annonce perdue de la série animée annulée en 1993 retrouvée
-
Ukraine : une frappe russe fait 26 morts et fragilise les perspectives de paix
Face à l'incendie en Belgique, des Allemands sommés de quitter leur maison
Lorsque Petra Mertens, retraitée allemande de 63 ans, a reçu l'ordre de quitter sa maison dans la paisible ville frontalière de Monschau, menacée par l'incendie qui ravage la Belgique, elle n'a pas hésité une seconde.
"Nous sommes partis plus ou moins de notre propre gré", confie à l'AFP cette ancienne aide-soignante, rencontré dans une salle communale aménagée avec quelques lits de camps pour accueillir les personnes évacuées comme son mari Ulirch et elle.
Leurs chiens, Cleo et Krümel ("miette" en français), y ont aussi pris leurs quartiers.
"L'air était irrespirable. On s'est dit: "allons-y"", raconte-t-elle. "Avec toute cette fumée, on s'est dit qu'il était hors de question d'infliger ça aux chiens".
Cette ville ancienne aux rues pavées et aux maisons à colombages a ordonné dimanche soir l'évacuation de deux rues à cause des risques posés par la fumée émanant de l'incendie qui ravage une réserve boisée belge.
Sur plus de 12.000 habitants, seulement une trentaine sont concernés.
Mais la municipalité observe avec inquiétude cet incendie, le plus grave qu'ait connu la Belgique depuis un siècle, déclenché vendredi pour des raisons encore inconnues.
Les pompiers belges, épaulés par des renforts et deux hélicoptères équipés de réservoirs d'eau envoyés par l'Allemagne, tentent de maîtriser les flammes, qui menacent de franchir la frontière.
Mardi, de fortes rafales de vent en provenance du sud-ouest pourraient encore attiser les flammes, a indiqué lundi lors d'une conférence de presse le chef des pompiers de Monschau, Philipp Krueger.
"C'est une situation totalement inédite, nous n'avons jamais été confrontés à un tel scénario jusqu'à présent", a-t-il déclaré.
L'homme ajoute qu'un pompier allemand sur le terrain a été hospitalisé après un malaise cardiaque présumé.
Un été exceptionnellement chaud et sec suscite des incendies dévastateurs à travers l'Europe, touchant même des pays d'ordinaire épargnés comme la Belgique et l'Allemagne.
Dans la nuit de jeudi à vendredi en Allemagne, 1.800 personnes avaient été évacuées à trente minutes au nord de Monschau à cause d'un feu affectant 300 hectares et menaçant des habitations.
Petra Mertens en est certaine: les images et les odeurs de dimanche resteront gravées dans sa mémoire.
"Tout était noyé dans une sorte de brouillard. On ne pouvait pas ouvrir les fenêtres et ça sentait horriblement mauvais", raconte-t-elle, montrant une photo où une lueur orangée transperce d'épais nuages de fumée dans un ciel noir.
"Je ne suis pas près d'oublier ça", dit-elle. "On réalise à quelle vitesse on peut perdre sa maison. On voit à quel point tout peut basculer rapidement".
Th.Berger--AMWN