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Crue dans l'Himalaya : les derniers développements
Voici les derniers développements samedi après la crue dévastatrice survenue mercredi dans l'Himalaya à la frontière entre la Chine et le Népal.
- La reconstruction au Népal pourrait coûter des milliards de dollars
Le coût de la reconstruction des régions et infrastructures sinistrées par la crue dévastatrice de mercredi au Népal pourrait se monter à "plusieurs milliards de dollars", a évalué samedi le ministre népalais des Affaires étrangères, Shisir Khanal.
- Efforts pour extraire des ouvriers d'un tunnel au Népal
Les opérations de secours se poursuivent pour tenter d'extraire une centaine d'ouvriers prisonniers d'un tunnel sur le chantier du barrage hydroélectrique de Trishuli-3 au Népal.
Depuis vendredi soir, quelque 80 militaires et policiers tentent de percer un passage jusqu'à ce tunnel et d'accéder aux victimes. Leur travail s'est intensifié samedi matin "mais leurs efforts sont contrariés par les conditions météo défavorables", selon les services du Premier ministre.
L’Inde, qui a de l'expérience dans ce type de sauvetages, a envoyé une équipe spécialisée, de même que la Chine.
- Bilan provisoire : près de 3.000 disparus et au moins 633 morts
Côté népalais, le nombre de disparus a été porté de 1.924 à 2.426 personnes, dont plus de 500 touristes étrangers, a annoncé samedi l'autorité népalaise en charge des situations d'urgence.
L'autorité a également établi à 626 le nombre de morts, en légère hausse par rapport aux 616 recensés précédemment par la police.
Côté chinois, sept corps ont été retrouvés, selon un bilan officiel encore provisoire qui fait état de 556 disparus.
- Les opérations de secours se poursuivent
Les efforts pour rechercher les disparus et évacuer les rescapés ont continué samedi bien que les chances de retrouver des survivants s'amenuisent.
Vendredi, ces opérations ont été perturbées aussi bien du côté népalais que chinois en raison d'alertes liées à de possibles nouvelles coulées, levées par la suite.
- Chine: plus de 2.000 secouristes sur zone
Du côté chinois, 2.141 secouristes sont désormais sur zone, ainsi que 86 experts chargés de surveiller les risques géologiques qui pourraient menacer les sauveteurs, qui progressent avec prudence, a indiqué samedi Chine nouvelle.
Selon l'agence d'Etat, un peu plus de 500 secouristes ont pu accéder, non sans d'importantes difficultés, au centre de la zone sinistrée, près du poste-frontière dévasté de Gyirong.
En Chine, les secours sont compliqués par la pluie, la coupure des routes d'accès, le relief escarpé et le risque de débordement d'une retenue d'eau en surplomb.
- Des rescapés racontent la dévastation
Les images de l'AFPTV samedi à Nuwakot, côté népalais, montrent un paysage de dévastation avec des véhicules enfoncés dans la boue recouvrant les rues. La pluie tombe, au risque d'alimenter le risque de nouvelles inondations.
"J'ai été secouru par hélicoptère. Nous sommes restés là, près de la centrale hydroélectrique sur la rivière Budhigandaki, pendant deux jours avant que ce soit notre tour d'être évacués. Toutes les habitations près de la rivière ont été emportées. Il ne reste plus rien", raconte Buddhi Ram Dangol, un rescapé népalais de 43 ans rencontré par l'AFP.
- Aide d'urgence
Jusqu’à 93.000 personnes pourraient avoir été touchées au Népal, selon la Croix-Rouge et le pays a lancé vendredi un appel à une aide financière internationale, ainsi qu'à un soutien spécialisé, incluant des drones de levage, des kits de tests ADN et des unités de stockage frigorifique pour les corps.
L'Union européenne a notamment promis au Népal 2 millions d'euros et le Canada a annoncé le déblocage de 5 millions de dollars canadiens (3,1 millions d'euros).
"La Chine se tient prête à aider activement le Népal (...)", a proposé vendredi le président Xi Jinping.
- L'Inde surveille les glaciers
"Puisque nous partageons une frontière avec le Népal, en tant que voisin, et que nous avons également une situation géographique similaire ... nous avons demandé à notre département de surveiller tous les glaciers et les lacs glaciaires connus dans la région", a déclaré Madan Kaushik, ministre de la gestion des catastrophes de l'Uttarakhand, un Etat himalayen de l'Inde.
A.Malone--AMWN