-
Wall Street reprend des couleurs avec le recul du pétrole
-
Ligue des champions: le Real Madrid est-il vraiment meilleur sans ses stars ?
-
Trump parle un peu de guerre, beaucoup de marbre et de peinture
-
Les dugongs, tortues et poissons du Golfe menacés par la guerre
-
La Bourse de Paris respire grâce au répit sur le marché pétrolier
-
Cuba annonce que ses émigrés, notamment résidant aux Etats-Unis, vont pouvoir investir
-
Un risque de stagflation "assez élevé" aux États-Unis, assure l'économiste Joseph Stiglitz
-
Ligue des champions: Kvaratskhelia, accro aux grands matches
-
La Réunion: La lave du Piton de la Fournaise atteint l'océan, les curieux affluent
-
Ligue des champions: Chelsea, une défense si fragile
-
Aux Oscars, la victoire surprise de "Mr Nobody contre Poutine"
-
"Souffler un peu": dans le désert du sud d'Israël, échapper au stress de la guerre
-
Toutes les bases de l'ADN détectées sur un nouvel astéroïde
-
Berlin et Londres écartent toute mission de l'Otan pour rouvrir le détroit d'Ormuz
-
L'acteur américain Sean Penn, lauréat d'un Oscar, a rencontré Zelensky à Kiev
-
Premier tour des municipales: le RN s'installe dans le paysage, percée de LFI
-
Climat: la France veut une Europe plus ferme face à l'inaction des émergents
-
L'acteur américain Sean Penn, lauréat d'un Oscar est à Kiev
-
Wall Street ouvre en hausse, aidée par la détente du pétrole
-
Moyen-Orient: légère accalmie sur les marchés mondiaux avec le repli du brut
-
Devant une base britannique, fascination et inquiétude face aux bombardiers américains
-
Climat: la France menace de bloquer des fonds européens pour l'Inde
-
Skis et canons: la Chine plante ses bâtons sur le juteux marché des sports d'hiver
-
Financement libyen: le procès en appel de Nicolas Sarkozy s'est ouvert à Paris
-
Philippines: face à l'interdiction, l'avortement s'organise en ligne
-
Pétrole: les routes alternatives au détroit d'Ormuz insuffisantes pour répondre à la demande
-
Le pétrole à 100 dollars, les marchés scrutent le détroit d'Ormuz
-
"De l'adrénaline": en Ukraine, des vétérans amputés trouvent appui dans l'escalade
-
Ukraine: trois morts dans des frappes russes, explosions à Kiev ciblée en pleine journée
-
L'acteur américain Sean Penn, lauréat d'un Oscar dimanche, est à Kiev, selon un haut responsable ukrainien à l'AFP
-
Ils ont fui "l'enfer" en Iran et regardent la guerre depuis l'exil
-
Azerbaïdjan: le Français Martin Ryan condamné à dix ans de prison pour "espionnage"
-
Indonésie: des entreprises soupçonnées de fraude ont fourni des producteurs européens de biofioul
-
Reprise graduelle des vols à l'aéroport de Dubaï après une attaque de drone, un mort à Abou Dhabi
-
De fausses images sur la guerre Etats-Unis-Iran continuent de proliférer sur X malgré les avertissements
-
La Bourse de Paris reste prudente face au risque géopolitique
-
Municipales: après la percée de LFI, les alliances à gauche commencent à se nouer
-
Israël annonce un assaut terrestre contre le Hezbollah au Liban
-
Le pétrole s'installe à 100 dollars, les marchés suspendus à la guerre au Moyen-Orient
-
Aux Oscars, le sacre de l'Irlandaise Jessie Buckley, intense et magnétique
-
Attaque de drone sur l'aéroport de Dubaï, reprise graduelle des vols
-
NBA: le Thunder résiste aux Wolves, "SGA" sauve sa série
-
Sur le tapis rouge des Oscars, du noir et blanc, des touches printanières et des broches
-
Birmanie: le nouveau Parlement se réunit à l'ombre de la junte
-
Trump veut enrôler ses alliés et la Chine dans le détroit d'Ormuz
-
Des Sud-Coréens jubilent après les Oscars de "Kpop Demon Hunters"
-
"Une bataille après l'autre" triomphe aux Oscars devant "Sinners"
-
Le Michelin dévoile ses nouvelles étoiles à Monaco
-
Nicolas Sarkozy affronte le procès en appel du financement libyen
-
Pétrole: le Japon débloque ses stocks stratégiques
Comme les humains, les ouistitis se donnent des noms
Donner un nom à ses congénères est considéré comme le marqueur d'une évolution avancée, et n'avait jusqu'ici été observé que chez les humains, des espèces de dauphins, et les éléphants d'Afrique.
Mais les ouistitis font aussi partie de ce club très privé, selon une étude publiée jeudi dans la prestigieuse revue Science.
Ces petits primates poussent des cris forts et aigus pour s'attribuer des "étiquettes vocales", ont montré ces recherches menées par une équipe de l'Université hébraïque de Jérusalem.
"Nous sommes très intéressés par le comportement social parce que nous pensons que c'est essentiellement lui qui a fait de nous, humains, des êtres si particuliers par rapport aux autres animaux", a déclaré à l'AFP David Omer, auteur principal de l'étude.
"Nous ne courons pas vite, nous ne volons pas, nous n'excellons dans rien d'autre que dans nos capacités sociales, et tous nos accomplissements sont sociétaux", a-t-il ajouté.
Selon lui, le ouistiti est idéal pour étudier l'évolution du comportement social et du langage chez les humains, car il présente des caractéristiques similaires. Les ouistitis vivent en petits groupes familiaux monogames de six à huit individus qui élèvent leurs petits en commun.
Les chercheurs ont enregistré des conversations entre deux ouistitis séparés par une barrière visuelle, ainsi que des interactions entre ces singes et un système informatique diffusant des enregistrements.
L'analyse de leurs cris a été rendue possible par les progrès réalisés en matière d'apprentissage automatique et de puissance de calcul.
Ils ont découvert que les ouistitis utilisent des cris aigus forts pour s'adresser les uns aux autres. Les primates pouvaient notamment reconnaître si ces appels leur étaient adressés, et ils étaient plus enclins à répondre lorsqu'ils étaient appelés par leur nom.
- Maintenir le lien -
Les dix ouistitis testés provenaient de trois familles distinctes. Les chercheurs ont montré que les membres d'un même groupe familial utilisaient des caractéristiques sonores similaires pour des noms différents, un peu comme les dialectes ou les accents chez les humains.
Des ouistitis adultes rejoignant un groupe sans y être directement lié adoptaient les mêmes codes vocaux, ce qui suggère qu'il leur est possible de les apprendre des autres.
Les ouistitis sont des parents relativement éloignés des humains. Le dernier ancêtre commun remonte à environ 35 millions d'années, alors que la séparation entre humains et chimpanzés pourrait avoir eu lieu il y a 5 à 7 millions d'années.
Plutôt qu'à une proximité génétique, David Omer attribue l'acquisition d'étiquettes vocales par les ouistitis à une "évolution convergente", c'est-à-dire à l'idée qu'ils ont développé des traits similaires en réponse à des défis environnementaux comparables.
Pour les ouistitis, se donner des noms peut avoir été crucial pour maintenir les liens sociaux et la cohésion du groupe dans les forêts tropicales denses d'Amérique du Sud, où la visibilité est souvent limitée.
La question de savoir quand et comment les humains ont commencé à parler fait l'objet de débats, mais jusqu'à récemment, de nombreux scientifiques rejetaient l'idée que les primates puissent offrir des éléments de réponse.
Selon David Omer, cette nouvelle étude porte un nouveau coup à cette position: "Nous pouvons encore apprendre beaucoup des primates non humains sur l'évolution du langage chez les humains", a-t-il dit.
A l'avenir, l'une des pistes de recherche pourrait être d'aller plus loin dans l'utilisation de l'intelligence artificielle, pour mieux décrypter le contenu des conversations des ouistitis.
P.Stevenson--AMWN