-
Volkswagen ID.3 Neo : 1 500 kilomètres pour mesurer ses progrès sur autoroute
-
Adobe PDF Spaces ajoute une conversation partagée autour des documents
-
Chery annonce une recharge capable de récupérer 500 kilomètres en cinq minutes
-
Venise reste la grande ville italienne la moins motorisée
-
Une Ferrari V12 longtemps abandonnée s’engage dans une restauration complète
-
Yamaha NMAX E : un scooter électrique conçu pour rivaliser avec les 125 thermiques
-
Renault 5 électrique : l’épreuve de 1 000 kilomètres entre Nice et Paris
-
À 82 ans, un Américain transforme son Mercedes Sprinter en logement permanent
-
La Fiat Grande Panda électrique vise désormais jusqu’à 400 kilomètres
-
Cinéma : les principaux films à découvrir le mercredi 4 novembre
-
L’enseignement catholique défend une école fondée sur la fraternité et la liberté
-
Après la défaite républicaine, Donald Trump salue les démocrates et brandit son veto
-
Présidentielle : Bruno Retailleau pousse Edouard Philippe vers une primaire
-
SNCF : les syndicats demandent un rattrapage salarial face à l’inflation
-
BMW abaisse de nouveau ses objectifs après un troisième trimestre en recul
Le tir et l'effarouchement des cormorans à nouveau autorisés sur certains cours d'eau
Le gouvernement a précisé les conditions de régulation en eaux libres et en piscicultures - par des tirs d'effarouchement ou de destruction - des cormorans, une espèce protégée dont l'impact sur certaines populations de poissons est dénoncé par les pisciculteurs et pêcheurs, dans un arrêté publié au Journal officiel.
En juillet, le Conseil d'Etat avait annulé l'arrêté du 19 septembre 2022 interdisant la régulation en eaux libres des cormorans et qui avait suscité une vive colère de la Fédération Nationale de la Pêche en France et de la protection du milieu aquatique (FNPF).
L'arrêté du 24 février 2025 fournit "un cadre rénové dont l’objectif est de limiter la prédation sur les piscicultures et les espèces aquatiques protégées, dans le respect de la réglementation en vigueur pour la protection des espèces", indique le ministère de la Transition écologique dans un communiqué diffusé mercredi.
Dans son article 2, il indique que des autorisations de tirs d'effarouchement ou de destruction des cormorans peuvent être accordés par arrêté préfectoral "dans les zones de pisciculture en étang (...) et, en dehors de ces zones, sur les cours d'eau (...), les plans d'eau connectés à ces cours d'eau, les fossés et les canaux où la prédation de grands cormorans présente des impacts avérés sur des populations de poissons menacées".
Les plafonds départementaux de destruction fixés par arrêté préfectoral "ne peuvent excéder 20% de la population de grands cormorans hivernants estimée dans le département lors du dernier recensement national", indique l'article 4. Ce plafond pourra dans certaines circonstances être augmenté, mais sans dépasser les 30%.
Les effarouchements et les tirs peuvent être effectués pendant toute la période de chasse, en journée, et "jusqu'à 100 mètres des rives du cours d'eau, du plan d'eau ou du canal". Des "opérations exceptionnelles de destruction des nids et des œufs" peuvent également être décidées par les préfets.
Certains département (Calvados, Côtes-d'Armor, Eure, Finistère, Ille-et-Vilaine, Manche, Morbihan et Seine-Maritime) sont toutefois exclus de ces mesures, en raison de la présence d'une sous-espèce de cormoran strictement protégée (Phalacrocorax carbo carbo).
Le grand cormoran terrestre (Phalacrocorax carbo sinensis) a lui, selon le ministère, connu une forte augmentation de ses effectifs, avec une population oscillant autour de 100.000 individus hivernants depuis une dizaine d’années.
Très friand de brochets, truites ou ombres commun, sa présence en grand nombre "engendre des dommages pour les pisciculteurs, essentiellement par la consommation des poissons de production, et elle a également un impact sur la biodiversité aquatique, avec un risque d’impact sur certaines espèces piscicoles déjà fragilisées", ajoute le communiqué.
O.M.Souza--AMWN