-
Le pape critique ceux qui invoquent la religion pour faire la guerre
-
Pétrole: des stocks stratégiques débloqués "immédiatement" en Asie et en Océanie
-
Paris-Nice: Vingegaard se rappelle au bon souvenir de Pogacar
-
Elections en Hongrie: les partisans d'Orban et Magyar défilent dans un contexte électoral tendu
-
Pétrole: des stocks stratégiques vont être débloqués "immédiatement" en Asie et en Océanie (AIE)
-
L'épave d'un méthanier russe se rapproche de Malte
-
Cyclisme: Jonas Vingegaard remporte Paris-Nice, Lenny Martinez la dernière étape
-
Milan referme la page des Paralympiques, bilan "frustrant" pour les Bleus
-
Le Pakistan affirme avoir frappé des sites militaires en Afghanistan
-
Santiags et chapeau de cowboy: la country plus tendance que jamais chez les jeunes Britanniques
-
Elections en Hongrie: les partisans d'Orban et Magyar défilent dimanche dans un contexte électoral tendu
-
Dubaï polit son image pour tenter de préserver sa réputation de ville sûre malgré la guerre
-
Bruno Salomone, acteur dans "Fais pas ci, fais pas ça", est décédé à 55 ans
-
Vote pour la présidentielle au Congo avec une timide affluence à Brazzaville
-
Ski: Shiffrin remporte le slalom d'Are devant Aicher, suspense pour le gros globe
-
Le pape renouvelle son appel à la paix au Moyen-Orient
-
Premier tour des municipales: timide participation à mi-journée, suspense dans les grandes villes
-
L'Iran met en garde les autres nations contre "toute action" pouvant étendre la guerre
-
XV de France: LBB, Ramos, Meafou... les hommes du titre
-
Zelensky dénonce le "chantage" européen envers Kiev sur la réouverture de l'oléoduc Droujba
-
F1: Antonelli offre la victoire à Mercedes en Chine et décroche son premier succès à 19 ans
-
Six Nations: derrière le titre, des Bleus très contrastés, entre folie offensive et largesse défensive
-
Trump "ne veut pas" d'un accord avec l'Iran, malgré le coût de la guerre
-
Kazakhstan: référendum censé assouplir un système politique à la main du président
-
En Cisjordanie, une vague de violences meurtrières menées par des colons israéliens
-
Covid long: marginale, la piste psychologique reste portée par certains chercheurs
-
Victime d'arnaque aux cryptomonnaies, un Singapourien veut conjurer "la honte"
-
Au Pakistan, les gravures remplacent les photos dans les cimetières chiites
-
L'Iran continue à cibler ses voisins du Golfe, de fortes explosions au Bahreïn
-
Premier tour des municipales, suspense maximum dans les grandes villes
-
NBA: Wembanyama impressionne encore, clame son envie d'être MVP
-
"Une bataille après l'autre" ou "Sinners"? C'est l'heure du verdict aux Oscars
-
Jour de vote pour la présidentielle au Congo-Brazzaville, Sassou Nguesso largement favori
-
Les Vietnamiens fatalistes à l'heure des élections législatives
-
La guerre au Moyen-Orient entraîne l'annulation de Grands Prix de F1 dans le Golfe
-
Six nations: le XV de France bat l'Angleterre 48-46 et remporte un deuxième Tournoi d'affilée
-
Ligue 1: Lens rate le coche, Wahi libère Nice, Monaco enchaîne
-
XV de France: LBB, un quadruplé pour l'histoire
-
Six nations: l'Irlande douche l'Ecosse, sans retoucher au titre
-
Irak: attaque contre l'ambassade américaine, Washington appelle ses citoyens à quitter le pays
-
Ski alpin: Alexis Pinturault annonce sa retraite, une page se tourne pour les Bleus
-
L1: Lens se loupe à Lorient et reste derrière le Paris SG
-
Dans un village du Congo, la présidentielle creuse la fracture entre jeunes et vieux
-
Bolsonaro toujours en soins intensifs, détérioration rénale (hôpital)
-
Six nations: l'Irlande douche l'Ecosse avant un "Crunch" décisif
-
Ski alpin: Pinturault, plus grand palmarès français, arrêtera sa carrière à la fin de l'hiver
-
Paris-Nice: c'est court mais c'est bon pour Godon
-
Jürgen Habermas: philosophe engagé de la démocratie
-
Drones: l’expertise ukrainienne recherchée dans la "guerre de pauvres"
-
Le philosophe allemand Jürgen Habermas est mort, selon sa maison d'édition
En Corse, "l'enfer" des chenilles du bombyx disparate, dévoreuses de 20.000 hectares de forêts
Mi-juin, les chenilles du papillon bombyx disparate ont déjà dévoré 20.000 hectares de forêts en Corse. Mais si le phénomène est naturel, c'est un "enfer" dans les villages touchés, comme à Guitera-les-Bains, où rien n'arrête ces envahisseurs et tout semble avoir brûlé.
"Pour les pouvoirs publics, ce n'est pas grave, mais pour nous c'est une catastrophe", confie à l'AFP Jean-Marie Casamarta, 49 ans, propriétaire de la maison d'hôtes "Zella", dans ce village du Taravo, à 50 km d'Ajaccio, réputé pour son eau chaude sulfureuse: "J'ai l'impression d'être dans le Seigneur des Anneaux, quand ils tuent dix orques et qu'il en arrive 100 !"
Car rien n'y fait: "J'en ai tué des milliers, j'ai balayé, brûlé, noyé, mis de l'insecticide bio et fait venir à deux reprises une société spécialisée, pour un total de 1.700 euros, ce qui a permis de sauver la saison, mais elles reviennent en permanence", explique-t-il.
Isolée dans la forêt, la maison est au cœur de l'exploitation agricole familiale, entre 150 cochons, une fromagerie, des chênes multicentenaires et, partout, des chenilles de quelques centimètres très poilues - "i brughi" en corse -, qui ont métamorphosé les collines boisées, les faisant virer au gris-brun, comme calcinées.
"Je pensais que la vallée avait brûlé, comme il y a 40 ans", a cru Ernest Albucker, apiculteur de 70 ans à la retraite et en vacances en Corse, l'île méditerranéenne la plus boisée avec 550.000 hectares de forêts, soit 58% du territoire, selon l'office national des forêts.
"Les routes sont brunes", tachées par des milliers de chenilles écrasées, témoigne Serkan Aksin, motard gallois de 47 ans venu de Cardiff, surpris par ce paysage monochrome insolite et "l'odeur âcre".
Si cette invasion est visuellement impressionnante, cela reste un phénomène naturel bien connu dans l'extrême sud de l'île, qui dure de fin avril à juillet, quand les chenilles deviennent papillons, tente de rassurer la préfecture de Corse, précisant que "les cycles de pullulation durent de deux à quatre ans, avec une période de latence de six à 12 ans entre chaque cycle".
- Pas urticant -
"Les populations de chenilles vont se réguler naturellement dès la mi-juin", avec "la diminution de ressource alimentaire et l'accroissement des prédateurs, notamment des oiseaux", explique-t-elle, imputant l'ampleur du phénomène "aux fortes températures récentes" et soulignant que s'il "affaiblit nécessairement les arbres touchés" il ne les tue pas.
C'est la deuxième année de pullulation et après 5.000 hectares touchés en 2024, 20.000 hectares déjà ont été affectés cette saison, du Cap corse à la région du Taravo, impactée sur 3.000 hectares, explique à l'AFP Orso Cerati, l'un des six observateurs insulaires pour le département de la santé des forêts (DSF).
"On les entend manger dans les feuillages", souligne cet expert.
"Psychologiquement c'est dur, c'est un combat quotidien et on a perdu de l'activité. Des randonneurs ont annulé", souligne M. Casamarta, "en colère contre les pouvoirs publics. Il y a 25 ans à Porto-Vecchio, ils avaient traité par hélicoptère".
Contrairement à sa cousine processionnaire, la chenille du bombyx disparate "ne possède pas de poils urticants", note la préfecture, même si plusieurs villageois, dont M. Casamarta, assurent, photos à l'appui, avoir développé des plaques rouges.
"C'est invivable, l'enfer, dès six heures du matin on balaye les terrasses, les façades, il y en a partout, même dans l'insert de la cheminée, on vit enfermé, on n'a pas le choix", confie à l'AFP Juliette Giannotti, factrice de 54 ans, dans sa maison à Guitera: "En 50 ans, je n'ai jamais vu ça".
"Depuis mi-avril, on est envahi, on ne vit plus dès que le soleil chauffe", renchérit sa fille, Katia Giannotti, aide à domicile de 30 ans, dont un client de 82 ans à Corrano, un village voisin, "ne sort plus de chez lui".
Dès mi-juillet, les arbres dévorés, principalement les chênes, vont recommencer à faire des feuilles, précise M. Cerati. Mais cela est coûteux en énergie et réduira la production de glands.
A.Rodriguezv--AMWN