-
Trois morts liés à un possible foyer de hantavirus sur un bateau de croisière dans l'Atlantique
-
GP de F1 de Miami: troisième victoire consécutive pour Kimi Antonelli
-
Trois morts liés à un possible foyer de hantavirus sur un bateau de croisière dans l'Atlantique (OMS)
-
Religieuse agressée à Jérusalem: des fidèles inquiets mais "pas étonnés"
-
C1 féminine: l'OL Lyonnes retrouve la finale et remet en lumière le foot français
-
Challenge Cup: Montpellier dompte Newport et accède à la finale
-
Teknival: les départs s'accélèrent, le gouvernement veut "mieux réprimer"
-
Champions Cup: Maxime Lucu, la panoplie complète pour porter l'UBB face à Bath
-
Champions Cup: en patron, Bordeaux-Bègles écarte Bath retourne en finale
-
Tennis: le N.1 mondial Jannik Sinner remporte à Madrid un 5e Masters 1000 consécutif
-
Cyclisme: Pogacar gagne son premier Tour de Romandie, quadruplé à la clé
-
Le Teknival de Bourges se vide, le gouvernement veut "mieux réprimer" ces "rassemblement illégaux"
-
Dans le sud du Liban, un mort et huit blessés dans des frappes israéliennes (ministère)
-
Challenge : Montpellier dompte Newport et accède à la finale
-
Tour d'Espagne femmes: Noemi Ruegg remporte la 1re étape, Ferrand-Prévot dans le coup
-
Pétrole: L'Opep+ maintient le cap, sans commenter le départ des Emirats arabes unis
-
Premiers départs à la free party près de Bourges, Laurent Nuñez sur place
-
L'Iran met les Etats-Unis au défi de choisir entre un "mauvais accord" ou une opération militaire "impossible"
-
Un décret autorise le démantelement de l'ancienne centrale nucléaire de Fessenheim
-
"Flottille pour Gaza": deux militants devant la justice israélienne
-
Bangkok, paradis de la street food, donne un coup de balai parmi les vendeurs de rue
-
En Inde, ce festival qui offre un moment de liberté à la communauté transgenre
-
Le boom des véhicules électriques protège le Népal de la crise énergétique
-
Un ex-soldat devenu ostréiculteur, nouvelle figure d'une gauche américaine en quête d'authenticité
-
Les Etats-Unis à six mois d'élections de mi-mandat cruciales pour Trump
-
Moyen-Orient: en Allemagne, une industrie des engrais sans profit et des agriculteurs inquiets
-
Pétrole: une première décision de l'Opep+ sans les Emirats arabes unis
-
Troisième jour de free party géante près de Bourges, Laurent Nuñez attendu sur place
-
Ligue 1: Cette fois, l'OM coule à pic
-
Champions Cup: Bordeaux-Bègles, le rebond ou la noyade face à Bath
-
GP de Miami: Antonelli partira devant, Verstappen mènera la chasse
-
Play-offs NBA: Embiid et les 76ers triomphent des Celtics, renversés au 1er tour
-
Rio en mode Shakira: concert géant de la star latine sur la plage de Copacabana
-
Australie: un homme inculpé pour le meurtre d'une fillette aborigène
-
Washington va retirer 5.000 soldats d'Allemagne, Trump en annonce "bien davantage"
-
Ligue 1: Lens, rattrapé par Nice, voit les espoirs de titre s'éloigner
-
Le secteur aérien se mobilise après l'arrêt immédiat de la compagnie américaine Spirit Airlines
-
Free party sur un terrain militaire: 20.000 à 40.000 participants, un obus retrouvé en bordure du site
-
F1: McLaren met fin à l'invincibilité de Mercedes
-
Champions Cup: malgré une balle de match, Toulon échoue aux portes de la finale au Leinster
-
F1: Norris (McLaren) remporte la course sprint à Miami
-
Ligue 1: le PSG accroché par Lorient avant de retrouver le Bayern
-
Tennis: Kostyuk domine Andreeva et remporte son premier WTA 1000 à Madrid
-
Tennis: l'Ukrainienne Marta Kostyuk remporte le WTA 1000 de Madrid
-
Champions Cup - Courageux mais trop brouillon, Toulon échoue aux portes de la finale au Leinster
-
Allemagne: le Bayern arrache le nul à domicile avant le PSG
-
Ligue des champions féminine: Brand envoie OL Lyonnes en finale
-
Boxe: Inoue bat Nakatani aux points et reste invaincu
-
Ligue 1: Marseille sombre à Nantes, qui s'offre un peu d'espoir
-
Tour de Romandie: en jaune et en solitaire, Pogacar gagne l'étape reine
Bad Bunny le Portoricain rend hommage à ses racines et fait briller son île natale
Star mondiale du rap latino et enfant du pays, Bad Bunny fait danser tout l'été les Portoricains, lors d'une résidence aux accents politiques pour son île natale, territoire relégué des Etats-Unis.
Dès le premier concert de la série vendredi soir au Coliseo de San Juan, capitale de l'île caribéenne, il a délivré un spectacle bouillant où les tambours et danses folkloriques se mêlent aux rythmes reggaeton et aux sons électro.
A l'image de son dernier album, "Debi Tirar Mas Fotos" ("J'aurais dû prendre plus de photos"), véritable lettre d'amour à l'île où il est né, le show réconcilie le passé et le présent, ainsi que la joie, la fierté et la résistance.
Star planétaire, chanteur le plus écouté sur Spotify de 2020 à 2022, Bad Bunny a opéré dans cet opus un vibrant retour aux sources pour célébrer l'histoire tumultueuse et l'identité ignorée de cet archipel qui appartient aux Etats-Unis, mais qui n'a pas le statut d'Etat et dont les habitants n'ont pas le droit de vote pour l'élection présidentielle.
Avant une tournée mondiale, il a donné la priorité à Porto Rico, avec une résidence de 30 concerts tout l'été baptisée "No Me Quiero Ir De Aqui" ("Je ne veux pas partir d'ici"), dont les neuf premiers sont réservés aux résidents locaux.
A l'exception vendredi soir d'invités de marque, comme la légende américaine du basket-ball LeBron James, dont l'apparition sur scène, dansant, chapeau jaune enfoncé sur la tête, a fait le régal des réseaux sociaux.
- "Colonie" -
Devant des milliers de fans qui portent chemises ou maillots bikini aux couleurs bleu, blanc, rouge du drapeau porto-ricain, Bad Bunny, 31 ans, entre sur scène dans un décor de forêt tropicale verdoyante, où l'attendent percussionnistes et danseurs.
La suite ressemble à une rétrospective de sa carrière et à une leçon d'histoire sur la musique et les sons portoricains, où le latin trap de ses premiers hits ("La Romana", "Yo Perreo Sola"), côtoie des styles locaux comme la plena et la bomba.
"Son reggaeton ne faiblit jamais", savoure John Hernandez Ramirez, un étudiant de 21 ans. Le jeune homme raconte qu'il a d'abord aimé Bad Bunny pour ses rythmes déchaînés, mais plus récemment, il a été inspiré par l'évolution de ses textes.
Originaire d'une région rurale de Porto Rico, il a trouvé une résonance particulière avec le titre "Lo Que Paso a Hawaii", où l'artiste dénonce les effets à ses yeux néfastes de la gentrification et du tourisme de masse sur l'île de 3 millions d'habitants.
Bad Bunny a mis l'accent sur ces questions avant le concert, en projetant sur un grand écran des messages à tonalité politique qui ont provoqué des applaudissements nourris.
"Porto Rico est une colonie depuis que Christophe Colomb a +découvert+ l'île lors de son deuxième voyage vers le Nouveau Monde en 1493", pouvait-on lire, avec une parenthèse expliquant que "la tribu des Tainos habitait déjà l'île" à l'époque.
Colonie espagnole pendant trois siècles rachetée par les Etats-Unis en 1898, aujourd'hui territoire américain qui ne jouit que d'une autonomie partielle, Porto Rico a été frappée par des inondations meurtrières ces dernières années et sa population vit au rythme de coupures de courant récurrentes.
- Pina coladas -
Pendant un spectacle de trois heures, l'arène de 18.000 places a semblé trembler quand Bad Bunny a entonné ses succès "Nuevayol" ou "Titi me pregunto".
Sans billet pour le concert, Michelle Munoz, 55 ans, new-yorkaise d'origine portoricaine, est quand même venue pour profiter de l'ambiance.
La popularité de Bad Bunny vient de sa volonté de dire la "vérité" tout en "montrant et rendant honneur à l'histoire de la musique -- la musique qui l'a précédé, avec laquelle il a grandi et qui l'a façonné", dit-elle. "C'est un artiste mondial qui chante en espagnol", ajoute Michelle Munoz. "Tout le monde ne peut pas faire ça".
Les fans étaient nombreux à porter les emblématiques chapeaux de paille portoricains "pava", tandis que des vendeurs proposaient des pina coladas, le cocktail populaire né sur l'île.
La résidence de Bad Bunny se poursuit jusqu'en septembre.
J.Oliveira--AMWN