-
Forte mobilisation à Bruxelles contre les réformes du gouvernement belge
-
Législatives au Népal: majorité absolue pour le parti du rappeur devenu maire de Katmandou
-
Churchill remplacé par un blaireau sur les billets? Le projet de la Banque d'Angleterre critiqué
-
Éruption du Piton de la Fournaise: une coulée de lave menace de couper la route reliant le sud à l'est de La Réunion
-
Moyen-Orient: le pétrole grimpe, les dettes d'Etats et les Bourses sous pression
-
Devoir de vigilance: la maison mère d'Yves Rocher condamnée
-
Wall Street ouvre en baisse, s'inquiète d'une guerre prolongée
-
Plus résistant que ses concurrents allemands en 2025, BMW veut creuser l'écart avec "Neue Klasse"
-
Testostérone et antiféminisme, l'Arcom épingle le sexisme en ligne
-
Grève chez Lufthansa: environ 60% des vols long-courrier assurés, selon le groupe
-
"La guerre de trop": au Liban, la colère monte contre le Hezbollah
-
Municipales : la vidéosurveillance, une promesse phare dont l'efficacité reste à prouver
-
Samu et ambulanciers s'inquiètent du projet de loi de décentralisation
-
Ligue des champions: le PSG tient-il son match déclic ?
-
XV de France: après la gifle en Ecosse, Galthié maintient son cap
-
De Kiev à la campagne anglaise : la production ukrainienne de drones passe à l'échelle européenne
-
"Fraudes massives" aux cartes grises, la Cour des comptes appelle à une "reprise en main"
-
Un train en provenance de Chine arrive en Corée du Nord, une première en six ans
-
"Pas de baguette magique": la difficile équation des prix du carburant
-
L'Antarctique, dévoué à la science, restera-t-il un continent de paix?
-
Liban: huit morts dans une nouvelle frappe israélienne sur Beyrouth
-
La guerre au Moyen-Orient, une perturbation "historique" de l'approvisionnement mondial en pétrole
-
Grand-messe politique en Chine: la continuité malgré le Moyen-Orient
-
La Bourse de Paris en baisse face à la hausse des prix du brut
-
Cyclisme: Pour conserver Paul Seixas, "on répondra présent", affirme le DG de son équipe
-
Russie: quinze hommes condamnés à la perpétuité pour l'attaque jihadiste du Crocus City Hall en 2024
-
Attaque contre une salle de concert en Russie en 2024: quinze hommes condamnés à la perpétuité
-
Municipales: Grégoire et Dati jettent leurs dernières forces pour gagner Paris
-
La hausse du prix du pétrole pèse sur le marché de la dette des Etats et sur les Bourses mondiales
-
Homme d'affaires ou politicien ? Le Premier ministre tchèque face aux critiques
-
TotalEnergies maintient le plafond du prix de l'essence dans ses stations, relève celui du gazole
-
Cathay Pacific: la surcharge carburant double presque sur la plupart des liaisons
-
Après Kim Kardashian ou Mark Zuckerberg, les acheteurs d'abris anti-aériens se bousculent
-
Depuis l'Iran en guerre, le long périple des routiers vers l'Irak
-
Robotaxis: Uber prévoit un essai à Tokyo avec Nissan et le britannique Wayve
-
Menus chamboulés, services limités: en Inde, la guerre au Moyen-Orient s'invite dans les restaurants
-
L'Iran vise les infrastructures pétrolières du Golfe et fait à nouveau flamber les cours
-
Indian Wells: Djokovic sorti par Draper au bout du suspense, Alcaraz et Swiatek intraitables en 8es
-
NBA: Kawhi Leonard flambe avec 45 points, le Magic enchaîne
-
Ligue Europa: Face au Celta Vigo, Lyon au rebond malgré les absences
-
XV de France: vers un retour du duo Flament-Meafou en deuxième ligne
-
Le cofondateur du restaurant noma démissionne après des accusations de violences
-
Russie: verdict attendu pour les auteurs de l'attaque jihadiste du Crocus City Hall en 2024
-
Corée du Nord: la fille de Kim Jong Un montrée en train de tirer au pistolet
-
Argentine: évacuations après des inondations dans le nord du pays
-
Ligue des champions: nouveau coup de force de Bodo Glimt contre le Sporting Portugal
-
Ligue des champions: le PSG repousse les Blues
-
Ligue des champions: Dembélé-Barcola-"Kvara", dribbleurs à la fête
-
Ligue des champions: Valverde punit City, le Real fait un grand pas vers les quarts
-
Ligue des champions: City coule contre le Real, le Paris SG assomme Chelsea
Sauver les animaux abandonnés de Fukushima: la mission acharnée d'un ancien travailleur de la centrale
Dans l'ancienne zone d'évacuation non loin de la centrale nucléaire dévastée de Fukushima, l'épais silence de la campagne est à peine troublé par les miaulements et aboiements des pensionnaires que recueille Toru Akama depuis la catastrophe d'il y a 15 ans.
A 63 ans, cet ancien travailleur de la centrale consacre sa vie à prendre soin de ces animaux, abandonnés lorsque leurs maîtres ont évacué précipitamment après le triple désastre --séisme, tsunami et accident nucléaire-- du 11 mars 2011, qui a causé la mort ou la disparition de quelque 18.500 personnes.
Une mission acharnée vécue comme une quête de rédemption: "C'est à cause de cette centrale où nous avons travaillé pendant des années que ces animaux en sont là", explique M. Akama à l'AFP chez lui, au milieu de dizaines de chats.
"Ils devraient continuer à vivre leur vie d'animaux de compagnie, mais à cause de cet accident ils ont été abandonnés. J'ai ressenti le devoir de les protéger", glisse-t-il.
Il n'oubliera jamais le spectacle du lendemain de la catastrophe, lorsque les habitants ont reçu l'ordre d'évacuer: une file de voitures ininterrompue sur la route nationale qui passe juste devant chez lui.
"Puis les chiens ont commencé à errer à la recherche de nourriture, du moins ceux qui n'étaient pas enchaînés", se souvient-il. "Il n'y avait plus personne, juste ma femme et moi qui distribuions de la nourriture", très vite dévorée.
- Plus de 1.000 animaux-
M. Akama commence alors à recueillir les bêtes chez lui: 40 chiens, puis 50... Quinze ans après, il a réussi à trouver des familles d'adoption pour plus de 1.000 animaux, et continue à en accueillir de nouveaux.
Il dit avoir "ressenti de l'indignation" face à tous ces abandons: "certains propriétaires le font avec remords, mais d'autres simplement parce que les animaux sont devenus une gêne", note-t-il, excédé.
"Certes, dans ces moments-là, on donne la priorité aux humains, mais les animaux sont aussi des êtres vivants, des membres de la famille. C'est comme si les gens abandonnaient leurs propres enfants."
Des habitants ont dû fuir à bord de cars, où les animaux n'étaient pas admis: "il y avait des personnes âgées en larmes demandant si quelqu'un pouvait prendre leur animal".
Le mois suivant la catastrophe, M. Akama doit lui-même évacuer, mais il revient chaque jour dans la zone d'évacuation pour son travail à la centrale, et pour s'occuper de ses pensionnaires.
"Comme ils avaient connu la faim, je voulais absolument leur offrir une belle vie. Parfois, nous nous privions nous-mêmes pour leur acheter de la nourriture de qualité.".
-Ils "veillent sur moi à leur manière"-
En 15 ans, il dit avoir dépensé pour les animaux quasiment toutes les indemnités reçues à la suite de l'accident de la centrale, et continue à assumer l'essentiel des frais de soins et nourriture, malgré quelques dons.
"Je n'ai pas le temps de m'occuper de collectes ou de campagnes de financement participatif", explique-t-il.
Ses journées rythmées par le nettoyage des cages où les nouveaux arrivants passent les premiers jours, la distribution de nourriture, les promenades des chiens et l'accueil de nouveaux pensionnaires ne lui laissent guère de répit: "On ne s'arrête jamais. Pour être honnête j'ai l'impression que mon ancien travail était plus facile."
"Mais grâce à eux je ne suis jamais tombé malade: ils m'obligent à rester actif. C'est peut-être leur façon de me remercier, de veiller sur moi à leur manière."
Il conservait d'abord les cendres des animaux décédés dans sa maison, mais a dû ériger une tombe à l'extérieur pour accueillir les restes d'une trentaine de chiens et encore davantage de chats, sous l'inscription "reposez en paix".
M. Akama a fait reprendre à son frère son entreprise de sous-traitance pour la centrale et se consacre désormais à plein temps aux 47 chats et 7 chiens qui partagent aujourd'hui sa vie.
"Si je peux continuer encore aujourd'hui, c'est parce que je porte en moi la détresse qu'ont vécue ces animaux. C'est ce qui me porte."
Il aimerait néanmoins trouver un successeur: "c'est mon plus grand souci actuellement, car je commence moi aussi à prendre de l'âge".
"Mais j'aimerais continuer comme ça jusqu'à la fin."
P.Martin--AMWN