-
Plainte contre Cyril Hanouna : sa mère et Shana Loustau racontent leur inquiétude
-
Jordan Bardella s’oppose vivement à Gilles Bouleau lors du journal de TF1
-
Bethesda officialise le titre The Elder Scrolls VI dans un premier teaser
-
GTA 6 : le préchargement de 212 Go commencera une semaine avant la sortie
-
Xbox Nano : une petite manette ambitieuse destinée à des usages précis
-
Volkswagen ID.3 Neo : 1 500 kilomètres pour mesurer ses progrès sur autoroute
-
Adobe PDF Spaces ajoute une conversation partagée autour des documents
-
Chery annonce une recharge capable de récupérer 500 kilomètres en cinq minutes
-
Venise reste la grande ville italienne la moins motorisée
-
Une Ferrari V12 longtemps abandonnée s’engage dans une restauration complète
-
Yamaha NMAX E : un scooter électrique conçu pour rivaliser avec les 125 thermiques
-
Renault 5 électrique : l’épreuve de 1 000 kilomètres entre Nice et Paris
-
À 82 ans, un Américain transforme son Mercedes Sprinter en logement permanent
-
La Fiat Grande Panda électrique vise désormais jusqu’à 400 kilomètres
-
Cinéma : les principaux films à découvrir le mercredi 4 novembre
-
L’enseignement catholique défend une école fondée sur la fraternité et la liberté
-
Après la défaite républicaine, Donald Trump salue les démocrates et brandit son veto
-
Présidentielle : Bruno Retailleau pousse Edouard Philippe vers une primaire
-
SNCF : les syndicats demandent un rattrapage salarial face à l’inflation
-
BMW abaisse de nouveau ses objectifs après un troisième trimestre en recul
"Farha", un film sur la souffrance des Palestiniens, inspiré de faits réels
L'histoire de "Farha", inspirée de faits réels, n'est "qu'une goutte d'eau dans l'océan" des souffrances vécues par les Palestiniens en 1948, affirme à l'AFP Darin J. Sallam, la réalisatrice jordanienne du film, vivement critiqué en Israël.
Ce long métrage, sorti début décembre sur Netflix, a pour toile de fond la Nakba ("catastrophe" en arabe), que représente aux yeux des Palestiniens leur exode massif lors de la création de l'Etat d'Israël en 1948.
Il raconte l'histoire d'une adolescente palestinienne que son père cache dans le cellier de leur maison lors de l'attaque par des combattants juifs de leur village, d'où elle va assister, impuissante, à un massacre de civils.
Le film s'inspire d'une histoire vraie, celle d'une femme nommée Radiyé, explique la réalisatrice âgée de 35 ans, dont c'est le premier long métrage.
- "Etape charnière" -
"Radiyé avait été enfermée par son père qui craignait pour sa vie, et lorsqu'elle a enfin pu sortir de sa cachette, elle a gagné la Syrie. C'est là qu'elle a raconté l'histoire à ma mère", ajoute la réalisatrice, dont la mère est syrienne et le père originaire de Ramlé, une ville dont la plupart des habitants palestiniens ont dû fuir en 1948.
"Ma mère m'a transmis à son tour cette histoire et j'ai décidé d'en faire un film pour la partager", dit-elle.
Elle précise avoir "perdu tout contact depuis le soulèvement en Syrie (en 2011) avec cette femme" qui habitait dans le camp palestinien de Yarmouk, proche de Damas, dévastée par des combats pendant la guerre.
"Je voulais ouvrir les yeux du monde sur cette étape charnière dans l'histoire du monde arabe et du monde tout entier, montrer que cette terre avait un peuple, avec des gens qui avaient des rêves et des ambitions ", souligne Darin Sallam.
Le film a été tourné en Jordanie, qui compte une importante communauté palestinienne, notamment dans les localités d'Ajloun et de Fuheis, où les maisons ressemblent à celles du village palestinien où commence l'histoire de Farha, 14 ans.
L'adolescente rêve de poursuivre ses études et tente de convaincre son père, parle mariage avec ses amies, participe à la cueillette des figues... avant l'attaque du village.
"Je voulais faire un film humain, l'histoire d'une fille qui a dû abandonner ses rêves en raison d'évènements sur lesquels elle n'avait aucune prise", explique la réalisatrice.
Elle indique avoir voulu éviter les scènes de violence, à l'exception d'une, lorsque l'adolescente, cachée des jours dans le cellier, voit à travers une fente de la porte des membres de la Hagannah, noyau de l'armée de l'Etat hébreu, abattre de sang-froid une famille.
"Cette scène, qui a choqué le gouvernement israélien, n'est qu'une goutte d'eau dans l'océan de souffrances de millions de Palestiniens lors de la Nakba", affirme la réalisatrice.
Lors d'une projection aux Etats-Unis, le film a réveillé des souvenirs chez des spectateurs.
"Une femme âgée de 80 ans qui a vu le film (...) m'a dit avoir vécu la Nakba et déclaré: +Farha, c'est moi+", raconte Mme Sallam.
- "Mensonges" -
En Israël, Avigdor Lieberman, qui était ministre des Finances au moment de la sortie du film sur Netflix, a condamné la plateforme pour avoir diffusé le film, dont "le seul objectif" selon lui est "d'inciter à la haine contre les soldats israéliens".
Son collègue à la Culture Chili Tropper est également monté au créneau, accusant le film de colporter "des mensonges".
Mais pour la réalisatrice, "nier la Nakba (...) c'est nier le drame de millions de personnes". "Mon propre père a vécu la Nakba, il avait six mois lorsque ses parents ont fui avec lui vers la Jordanie", ajoute Darin Sallam.
Plus de 760.000 Palestiniens ont fui leurs villes et villages, dont plus de 400 ont été détruits par les forces juives durant la guerre de 1948. Leurs descendants sont notamment répartis entre la Jordanie, la Syrie et le Liban où beaucoup vivent encore dans des camps de réfugiés.
Primé dans plusieurs festivals internationaux, "Farha" n'est pas le premier film à susciter la controverse pour avoir abordé le sujet de massacres israéliens présumés en 1948.
Le réalisateur israélien Alon Schwarz a fait face en 2022 à des critiques virulentes après un documentaire sur un massacre présumé de Palestiniens dans un village.
Y.Nakamura--AMWN