-
SCANDIC FINANCE ने एलेक्स बोडी को समूह का उपाध्यक्ष नियुक्त किया
-
SCANDIC FINANCE แต่งตั้งอเล็กซ์ โบดี เป็นรองประธานกลุ่มบริษัท
-
SCANDIC FINANCE Grubu, Alex Bodi’yi başkan yardımcılığına atadı
-
Alex Bodi wiceprezesem grupy SCANDIC FINANCE
-
Алекс Боди е назначен за вицепрезидент на групата SCANDIC FINANCE
-
Alex Bodi a SCANDIC FINANCE vállalatcsoport új alelnöke
-
Ο Άλεξ Μπόντι νέος αντιπρόεδρος του ομίλου SCANDIC FINANCE
-
Alex Bodi byl jmenován viceprezidentem skupiny SCANDIC FINANCE
-
Alex Bodi utsedd till vicepresident för SCANDIC FINANCE-koncernen
-
تعيين أليكس بودي نائبًا لرئيس مجموعة SCANDIC FINANCE
-
SCANDIC FINANCEグループ、アレックス・ボディ氏を副社長に任命
-
SCANDIC FINANCE 그룹, 알렉스 보디 부사장 선임
-
亞歷克斯・博迪獲任命為 SCANDIC FINANCE 集團副總裁
-
Алекса Боді призначено віцепрезидентом групи SCANDIC FINANCE
-
Алекс Боди назначен вице-президентом группы SCANDIC FINANCE
-
Alex Bodi nommé vice-président du groupe SCANDIC FINANCE
-
Alex Bodi, numit vicepreședinte al grupului SCANDIC FINANCE
-
Maxime Chattam revient sur sa séparation avec Faustine Bollaert
-
Kad Merad et Julia Vignali racontent la naissance de leur relation
-
Après son divorce, Gaël Monfils adresse un message à sa fille Skaï
-
Koh-Lanta All Stars : Dorian revient sur une décision de Lola
-
John Frieda, coiffeur de nombreuses célébrités, est mort
-
Un objet de Brigitte Bardot au centre d’accusations visant Bernard d’Ormale
-
Christine Bravo se montre sceptique sur le couple Hanouna-Loustau
-
Trump attribue la défaite républicaine à la guerre en Iran
-
Le prince Harry redoute d’être écarté de la succession de Charles III
-
À 18 ans, Vivienne Jolie-Pitt modifie officiellement son nom
-
Benjamin Castaldi détaille les interventions esthétiques réalisées sur son visage
-
Le prince William serait intervenu pour mettre fin à une bagarre en discothèque
-
Plainte contre Cyril Hanouna : sa mère et Shana Loustau racontent leur inquiétude
Les Oromos d'Ethiopie célèbrent leurs traditions, anciennement opprimées
Dans la chaleur naissante du petit matin, des dizaines de milliers d'Oromos affluent vers un lac à environ 50 km d'Addis Abeba pour y célébrer Irreecha, festival religieux et culturel ancestral, mais aussi caisse de résonnance de revendications identitaires et politiques longtemps étouffées.
Marée blanche de robes, tuniques ou costumes, souvent ornés de couleurs noir-rouge-blanc du drapeau oromo, enfants, femmes et hommes de tous âges, ont convergé dimanche, à pied, jusqu'au lac Hora Arsadi, épicentre annuel de cette célébration, situé dans la localité de Bishoftu.
Représentant environ un tiers des quelque 120 millions d'Ethiopiens, les Oromo sont le plus nombreux des quelque 80 peuples que compte l'Ethiopie.
"Ireecha est une célébration traditionnelle et culturelle importante pour le peuple oromo", explique Sabkebar Gezu, 35 ans, patron d'une petite entreprise, "les Oromo viennent au lac rendre grâce à Wakaa", divinité ancestrale source de vie, "pour la fin de la saison des pluies et l'arrivée du printemps".
Les Oromo se divisent à peu près également entre chrétiens et musulmans. Beaucoup désignent communément Dieu du nom de Waaqa et certains pratiquent encore le Waaqueffannaa, le culte à Waaqa.
Le Waaqeffannaa a accompagné le réveil depuis trois décennies des revendications identitaires oromo, dont culture et traditions furent longtemps opprimés dans l'Ethiopie moderne, unifiée au XIXe siècle par les conquêtes des Empereurs chrétiens de la dynastie salomonide, se revendiquant héritière du roi Salomon et de la reine de Saba.
Couronné en 1889, l'empereur Menelik puis ses successeurs ont imposé progressivement la langue et la culture amhariques comme modèle national éthiopien, déniant aux Oromo leur traditions. L'historiographie officielle de l'époque fait des Oromo des "barbares" à civiliser.
Le régime militaro-marxiste du Derg, qui renverse l'Empereur Haile Selassie en 1974, bâillonne à son tour largement leurs revendications culturelles.
Longtemps interdite, la célébration d'Ireecha est réapparue à la fin des années 1990, après que le nouveau régime fédéraliste remplaçant le Derg a garanti, via la Constitution de 1994, le droit aux nationalités composant l'Ethiopie de "promouvoir leur culture", tout en restreignant largement la liberté d'expression.
- "Notre force" -
Tola Micha, 52 ans, chapeau et complet blancs rehaussé d'une cravate aux couleurs oromo, se souvient du retour des premières célébrations d'Ireecha, après la chute du Derg en 1991: "Au début, nous étions quelque centaines, maintenant nous sommes présents en nombre, ça me rend fier". "Irreecha, c'est notre poing, elle représente notre force", assure-t-il.
"Nous avons hérité cette culture de nos ancêtres et il nous faut la garder vivante" car le peuple et la culture oromo "ont été marginalisés durant de nombreuses années", souligne Fantam Bogale, commerçant de 28 ans venu de Wolliso, à 100 km de là.
"Les générations précédentes ont payé le prix fort pour que notre génération puisse venir ici célébrer" Irreecha, rappelle Sabkeba Gezu.
Pour Kiya Tadessa, 24 ans employé d'une ONG, "Ireecha est un événement culturel, qui n'a rien" de politique, même si certains essaient de "détourner son message".
D'un groupe, fusent en effet soudain des messages politiques: "beaucoup d'Oromo sont emprisonnés ! Nous sommes marginalisés ! Nous ferons respecter nos droits ! nous respectons le gouvernement mais cela ne veut pas dire que nous sommes faibles".
Les slogans réclament aussi la fin du conflit qui ravage leur Etat régional de l'Oromia, dont de larges zones sont aux mains de groupes armés - entre l'insurrection antigouvernementale et le banditisme - et le théâtre de massacres ethniques.
Depuis l'arrivée au pouvoir en 2018 d'Abiy Ahmed - Oromo par son père - c'est un des leurs qui gouverne pour la première fois l'Ethiopie. Mais sa popularité a chuté jusqu'en Oromia et nombre d'Oromo cachent mal leur déception. Souvent par périphrases prudentes, car on évite de parler publiquement de politique en Ethiopie.
"De nombreux problèmes du peuple oromo restent ignorés et pas seulement des questions culturelles", glisse M. Sabkeba.
"Tout cela ne nous a pas été donné gratuitement, beaucoup ont versé leur sang (...) et aujourd'hui encore (...) de nombreux sujets ne sont pas pris en considération. Toutefois, c'est un peu mieux, on peut venir ici et célébrer librement notre culture", estime Ababa Korsa, une comptable de 30 ans.
Th.Berger--AMWN