-
Perché dans les mélèzes, pour inventer la forêt de demain
-
Meta: le conseil de surveillance demande de ne pas remplacer le fact-checking par les notes de contexte
-
Xi est arrivé en Inde pour le sommet des Brics en plein conflit au Moyen-Orient
-
Trump en Irlande pour un peu de diplomatie et beaucoup de golf
-
Les dérives des lunettes connectées dans le collimateur des Européens
-
"Widow's Bay" et "The Pitt" favoris pour les Emmy Awards
-
Venezuela : la province accuse Caracas de lui prendre son électricité
-
En Egypte, le pain rationné après des coupes dans l'aide alimentaire
-
En Californie, l'érosion côtière conduit à l'annulation d'un festival de musique
-
Le Bhoutan parie sur la noisette pour l'avenir de son agriculture
-
US Open: Sabalenka-Rybakina, la tenante du titre contre la nouvelle patronne
-
Mondial féminin de basket: test d'allemand pour les Bleues
-
US Open: Shelton défiera Zverev pour sa première finale en Grand Chelem
-
Au Népal, les enfants touchés par la crue entre douleur et espoir
-
Crimes de guerre, journalisme et oppression des femmes : fin d'une édition très politique pour la Mostra de Venise
-
Lady Gaga a eu son premier enfant, selon des médias américains
-
Trump en Irlande pour une visite mêlant golf et diplomatie
-
Le grand soir pour Céline Dion, de retour sur scène à Paris
-
Cambriolage violent de Donnarumma: le commanditaire Ilyas Kherbouch condamné à 9 ans de prison ferme
-
US Open: la passe de trois pour Zverev, en finale contre Shelton ou Tiafoe
-
Le bilan de l'incendie dans l'est de la RDC monte à 26 écoliers tués
-
US Open: Zverev qualifié pour sa troisième finale consécutive en Grand Chelem
-
L1: Genesio (OM) "a besoin de temps", mais ne sait pas s'il l'aura
-
Un TER déraille en Normandie: 44 blessés, dont une jeune femme dans un état grave
-
Athlétisme: Duplantis et Ingebrigtsen au rendez-vous des premiers championnats Ultimate
-
Ligue 1: trois de chute pour Marseille face au leader provisoire, Rennes
-
Wall Street se ressaisit, poussée par le répit sur l'énergie
-
Du Yémen à la Centrafrique, l'IA d'Anthropic prisée pour surveillance, propagande ou armement
-
Gary Oldman soutient Jack Lowden pour incarner le nouveau James Bond
-
La Thaïlande érige un mur à la frontière après des affrontements avec le Cambodge
-
Jeux vidéo: Roblox va permettre de jouer hors de l'application et mieux payer les créateurs
-
BHV Marais : 150 personnes rassemblées vendredi contre la direction et "ses mensonges"
-
Les députés britanniques refusent de légaliser l'aide à mourir
-
Tour d'Espagne: Dunbar revit, les favoris se neutralisent
-
60 millions de consommateurs: Niel "ne peut garantir l'indépendance éditoriale", dénoncent élus et associations
-
F1/GP d'Espagne - Essais libres 2: Antonelli le plus rapide
-
Présidentielle au Brésil : Flavio Bolsonaro sous le coup d'une enquête pour corruption
-
La Bourse de Paris termine en hausse, le "spread" franco-allemand au plus haut depuis 2012
-
Les Emirats ont utilisé l'IA pour cibler des experts de l'ONU sur le Soudan, selon Anthropic
-
Toujours trop d'inflation aux États-Unis, une hausse des taux de la Fed se profile
-
Bercy détaille ses nouvelles coupes budgétaires, en attendant les prochaines
-
Spatial: l'Américain Vast mise sur l'Europe pour briser le monopole d'Elon Musk
-
Les Houthis du Yémen s'emparent du stratégique détroit de Bab el-Mandeb
-
"Impossible de lancer le ballon": quand la tête parasite le mouvement
-
Un quart de siècle après, l'Amérique commémore le 11-Septembre
-
Philippines : 30 corps découverts à bord de l'épave d'un ferry
-
Wall Street repart en avant, peu impressionnée par l'inflation américaine
-
En Inde, Poutine et Pezeshkian ouvrent les échanges des dirigeants des Brics
-
La plus grande aciérie d'Italie condamnée à fermer ses hauts-fourneaux
-
Norvège: la soeur du roi Harald meurt deux semaines après son frère
Des enfants ukrainiens dansent en toute sécurité à Prague
Eva, six ans, étire en arrière son corps avec aisance et son sourire satisfait se reflète dans le grand miroir du studio de danse, sous le regard admiratif d'autres enfants ukrainiens tentant de l'imiter.
Ils assistent tous à un cours de ballet gratuit pour jeunes Ukrainiens réfugiés, ouvert par le Théâtre national de Prague fin mars, un mois après le début de l'invasion de l'Ukraine par la Russie.
Deux douzaines d'enfants ukrainiens présents dans la salle, dont un garçon, essaient de dupliquer les gestes graciles d'Eva, mais certains finissent par s'assoir pour observer.
Cette professeure d'université et sa fille ont quitté la ville de Lviv, dans l'ouest de l'Ukraine, pour Prague dès le premier jour de l'invasion, afin d'échapper aux "alertes aériennes constantes", tandis que le père d'Eva est resté dans son pays.
Plus de 4,5 millions de réfugiés ont quitté l'Ukraine depuis le début de l'invasion, le 24 février, et environ 300.000 ont atterri en République tchèque.
Comme beaucoup d'enfants participant au cours, Eva n'est pas une débutante: avant de partir, elle a fréquenté pendant six mois l'école chorégraphique de Lviv.
- 'Le berceau de la danse classique' -
"J'ai déjà repéré quelques talents", déclare Jana Jodasova, 59 ans, ancienne danseuse du Théâtre national avec deux décennies de carrière derrière elle et qui enseigne désormais la danse classique.
Au début du cours, elle aide les danseurs à choisir des justaucorps et des chaussures de ballet. Les parents des enfants tchèques qui suivent ses cours réguliers en ont offert trois sacs entiers.
Pendant ce temps, les petites ballerines ukrainiennes déjà habillées s'entraînent seules à faire des pirouettes ou testent la fermeté des barres du studio de danse.
L'idée des cours est venue à Mme Jodasova peu après le début de l'invasion russe, alors qu'elle regardait "les horreurs" de la guerre à la télévision.
"La Russie et l'Ukraine sont le berceau de la danse classique, la plupart des enfants là-bas suivent des cours de ballet au moins pendant un certain temps", explique-t-elle à l'AFP. "Le ballet est l'une des choses dont ils ne peuvent pas se passer".
Quelques instants plus tard, elle fait face à une foule d'une centaine de mères avec leurs enfants faisant la queue devant le bâtiment pour s'inscrire au cours gratuit.
- 'Bras et jambes' -
Ce nouveau rôle a forcé Mme Jodasova à déterrer ses connaissances oubliées du russe, langue imposé aux Tchèques et aux autres nations sous le règne communiste de Moscou jusqu'en 1989.
"Je communique avec les enfants en utilisant mes bras et mes jambes et un russe très pauvre. Mais je sens que nous pouvons nous comprendre", dit-elle.
Lorsqu'elle a des difficultés, elle se tourne vers Alisa Kolesnikova, huit ans, née de parents russes à Prague et qui suit un cours régulier avec les enfants du quartier.
Alisa, qui fréquente l'école de ballet depuis trois ans et qui souhaite devenir une ballerine, se réjouit de l'occasion qui lui est donnée de guider les petits réfugiés dans leurs exercices.
"J'aime vraiment montrer des choses aux enfants, surtout aux débutants", explique à l'AFP la danseuse aux cheveux roux et aux yeux bleus.
- Espoir de retourner en Ukraine -
Vasilisa Malakutska, cinq ans, l'une des plus jeunes à assister au cours gratuit, n'est pas non plus une débutante. "Je l'ai emmenée pour la première fois à un cours de danse classique lorsqu'elle avait quatre ans et elle ne l'a pas très bien pris, mais je pense que là c'est le bon moment", confie sa mère Ekaterina Malakutska, une experte en marketing de Kiev.
Elle envisage une carrière de danseuse pour sa fille, tout comme la mère de la petite Eva. "Soit une ballerine, soit un médecin", précise Mme Petronchak ajoutant que si Eva est heureuse au cours de Prague, son avenir reste néanmoins en Ukraine.
"La sécurité de l'enfant est essentielle. Mais s'il n'y a pas d'alertes (anti-aériennes) en Ukraine occidentale (...) nous espérons rentrer aussi vite que possible à la maison.
S.Gregor--AMWN