-
PIB français : repli de 0,1% au troisième trimestre et craintes récession
-
L'État français débloque un milliard d'euros pour les prêts garantis
-
Hausse des assurances habitation : +7% prévus pour 2027
-
Le gouvernement vise un déficit social réduit à 12,7 milliards d'euros en 2027
-
Près de 90 % des PDG américains prévoient d'embaucher malgré l'IA
-
Plafond des retraites du privé : le nouveau montant pour 2027
-
SCANDIC FINANCE ने एलेक्स बोडी को समूह का उपाध्यक्ष नियुक्त किया
-
SCANDIC FINANCE แต่งตั้งอเล็กซ์ โบดี เป็นรองประธานกลุ่มบริษัท
-
SCANDIC FINANCE Grubu, Alex Bodi’yi başkan yardımcılığına atadı
-
Alex Bodi wiceprezesem grupy SCANDIC FINANCE
-
Алекс Боди е назначен за вицепрезидент на групата SCANDIC FINANCE
-
Alex Bodi a SCANDIC FINANCE vállalatcsoport új alelnöke
-
Ο Άλεξ Μπόντι νέος αντιπρόεδρος του ομίλου SCANDIC FINANCE
-
Alex Bodi byl jmenován viceprezidentem skupiny SCANDIC FINANCE
-
Alex Bodi utsedd till vicepresident för SCANDIC FINANCE-koncernen
-
تعيين أليكس بودي نائبًا لرئيس مجموعة SCANDIC FINANCE
-
SCANDIC FINANCEグループ、アレックス・ボディ氏を副社長に任命
-
SCANDIC FINANCE 그룹, 알렉스 보디 부사장 선임
-
亞歷克斯・博迪獲任命為 SCANDIC FINANCE 集團副總裁
-
Алекса Боді призначено віцепрезидентом групи SCANDIC FINANCE
-
Алекс Боди назначен вице-президентом группы SCANDIC FINANCE
"Social Studies", plongée intime dans l'adolescence à l'heure des réseaux
Voilà une série documentaire qui tombe à pic: à l'heure où les alertes sur la dangerosité des réseaux sociaux se multiplient des deux côtés de l'Atlantique, "Social Studies" propose une immersion aussi émouvante qu'effrayante dans la vie numérique de la génération Z.
La réalisatrice américaine Lauren Greenfield a filmé le quotidien de dizaines d'adolescents de Los Angeles, qui ont partagé pendant une année scolaire le contenu de leurs smartphones. Une expérience inédite et un triste constat.
"Beaucoup d'ados ont des sentiments mitigés à l'égard des réseaux sociaux et sont très, très conscients des effets, pour la plupart négatifs, qu'ils ont sur eux", a résumé la documentariste de 58 ans lors d'une conférence de presse en juillet.
En cinq épisodes d'un peu moins d'une heure, le téléspectateur découvre à quel point l'adolescence est particulièrement difficile à traverser dans un monde gouverné par les algorithmes.
Les destins entremêlés de ces jeunes âgés de 16 à 20 ans révèlent la pression sociale permanente induite par les plateformes.
On rencontre par exemple Sydney, qui multiplie les tenues révélatrices sur son compte Instagram pour avoir des "likes" ; Jonathan, élève studieux incapable d'intégrer les universités d'élite et immédiatement confronté aux "stories" des heureux admis ; ou Cooper, perturbée par des comptes qui glorifient l'anorexie.
- Mal-être -
"Je crois que plein d'ados se sentent comme de la merde à cause des réseaux sociaux, mais ils ne savent pas comment s'en passer", lâche cette jeune Américaine.
L'accès au contenu des comptes personnels de chacun offre un rare aperçu de l'univers dématérialisé qui façonne l'imagination de la première génération née avec les plateformes.
On y voit comment les jeunes modifient leurs corps en un glissement de doigt avant de publier des photos, la panique qui s'empare d'un lycée à cause de rumeurs sur une fausse fusillade, ou l'influence sur leurs premiers ébats de pratiques sadomasochistes exaltées en ligne.
"C'est difficile de différencier ce qu'on t'a mis dans la tête et ce que tu aimes vraiment", confie une jeune fille, lors d'une discussion collective filmée.
Emouvants, ces cercles de parole entre adolescents rythment toute la série.
Ils révèlent les contradictions entre l'image projetée par les jeunes en ligne, et leurs aspirations réelles: ils se plaignent de harcèlement, du manque de régulation des réseaux et des normes de beauté matraquées sur leur smartphone.
"Si je vois des gens avec des abdos, je me dis : +Je veux ça. Parce que peut-être que les gens m'aimeraient plus+", soupire un adolescent.
Le documentaire n'est pas catastrophiste. Il montre aussi une adolescente transgenre en rupture avec sa mère, qui trouve une seconde famille grâce aux plateformes, ou un jeune DJ qui y promeut ses soirées.
- "Les experts, ce sont les ados" -
Mais il dresse surtout le portrait d'une génération déboussolée face au grand tourbillon numérique.
A 17 ans, Ivy s'avoue ainsi "anxieuse" et quitte les réseaux sociaux pendant ses vacances. Mais elle se révèle incapable de vivre sans sur le long terme.
"Les experts, ce sont les ados", insiste Mme Greenfield, qui a abordé ce projet "sans idée reçue" et a volontairement exclu d'interviewer des psychologues ou des informaticiens.
Sans voix off, cette série qui débute vendredi sur la chaîne américaine FX - et sera disponible ultérieurement sur Disney+ dans certains pays à l'international - ne profère pas de jugements. Mais elle résonne avec de multiples alertes sanitaires.
En France, le président Emmanuel Macron a plaidé en juin pour interdire l'usage du téléphone avant 11 ans et des réseaux sociaux avant 15 ans, après la remise d'un rapport soulignant "l'hyperconnexion subie" des enfants.
Aux Etats-Unis, le médecin-chef du pays réclame officiellement que les réseaux sociaux publient des avertissements, comme pour la cigarette, "pour alerter des dangers importants qu'ils représentent pour la santé mentale des adolescents".
L'interdiction du smartphone à l'école devient aussi l'un des rares consensus politique aux Etats-Unis. La Floride, dirigée par un républicain, l'a mise en place, et le gouverneur démocrate de Californie a promulgué lundi une loi en ce sens.
"Les mesures collectives sont le seul moyen d'agir", approuve Mme Greenfield. Les jeunes "disent tous que si tu es le seul à te déconnecter, tu perds ta vie sociale."
Ch.Kahalev--AMWN