-
Espagne: le Real Madrid s'en sort à Elche grâce à Espi et Mbappé
-
Foot: l'Argentine fera ses adieux à l'idole Messi lors d'un match amical le 6 octobre
-
Flambée du pétrole et taux élevés crispent Wall Street avant la Fed
-
Donald Trump a "fait du bien" à l'Otan, selon le président finlandais Alexander Stubb
-
Islande : présentation début 2027 d'un projet de loi qui pourrait interdire la chasse à la baleine
-
Rembarré par la Cour suprême sur le vote par correspondance, Trump fustige une décision "horrible"
-
Un texte clé de régulation des cryptomonnaies échoue au Sénat américain
-
Budget : rassemblement devant Bercy contre "l'austérité climatique"
-
Aya Nakamura récompensée lors d'une nouvelle cérémonie musicale
-
Des sénateurs démocrates accusent le directeur du FBI d'avoir intimidé des journalistes
-
Euro de volley: les Bleus, leaders avec brio
-
Une croissance plus faible mais pas de "décrochage" en 2026, selon la Banque de France
-
Équipe de France: Zidane et son staff sont à pied d'œuvre
-
Carney fait les yeux doux aux investisseurs et rassure sur sa relation avec Washington
-
La Bourse de Paris en recul, L'Oréal passe devant LVMH
-
L'opération anti-LGBT+ en Turquie se poursuit, les protestations aussi
-
Foot: après six matches, Lens se sépare déjà de Dino Toppmöller
-
Flambée des carburants: TotalEnergies maître du jeu, critiqué par les distributeurs
-
A Concarneau, la course au large rend hommage à Charlie Dalin
-
Opposé à l'accueil de demandeurs d'asile, un village anglais propose une "sécession"
-
Vers un procès en janvier à Washington pour un Libyen accusé d'implication dans l'attentat de Lockerbie
-
Des taux au plus haut depuis 2007 plombent les marchés avant la Fed
-
Pétrole: l'étau se resserre sur les exportations saoudiennes
-
Après son succès, l'allemand Isar Aerospace décroche cinq nouveaux lancements
-
Première peine de prison ferme dans le scandale du périscolaire parisien
-
Dons d'organes en France : des pistes pour augmenter les greffes et explorer les xénogreffes
-
Salaires, carburants, mobilisations... le pouvoir d'achat s'impose dans la campagne
-
Objets personnels et souvenirs de Brigitte Bardot aux enchères à Paris
-
Le Caire et Ryad appellent à garantir la libre navigation en mer Rouge
-
RDC: Heurts et gaz lacrymogène lors de rassemblements de l'opposition
-
Danemark, Lituanie : l'UE dénonce la montée des "provocations" russes
-
Trump fustige une décision "horrible" de la Cour suprême sur le vote par correspondance
-
Sécu, diplômes... : l'UE veut faciliter la mobilité des travailleurs
-
Budget: l'écologie de nouveau sous pression, au sortir d'un été torride
-
Des taux américains au plus haut depuis 2007 pèsent sur les marchés avant la Fed
-
Allemagne: le moral des investisseurs progresse bien moins qu'attendu en septembre
-
Voix iconique des Rita Mitsouko, Catherine Ringer s'est éteinte
-
Wall Street ouvre en baisse, minée par la flambée des taux
-
Salaires, conditions de travail, reconnaissance: les policiers d'Alliance manifestent à Paris
-
Dette: "pas de craintes sur le financement de l'Etat", affirme le gouverneur de la Banque de France
-
Inde: près de cinq millions de personnes touchées par des inondations au Bihar
-
Vortex, le pari franco-allemand sur le vol habité européen
-
Périscolaire à Paris: Hidalgo reconnaît des failles mais parle d'un "échec collectif"
-
Athlétisme: Nairobi accueillera en 2029 les premiers Mondiaux en Afrique
-
RDC : Ebola continue de s'étendre de façon "exponentielle" au Nord-Kivu, alerte l'OMS
-
Marchés: des taux américains inédits depuis 2007, prudence sur les Bourses
-
Catherine Ringer, célèbre voix des Rita Mitsouko, s'est éteinte
-
Mobilisation massive des électriciens et gaziers pour défendre leur "tarif agent"
-
Macron baptise la première promotion du nouveau service national du nom d'un résistant fusillé à 16 ans
-
Le Pentagone reconnait une "pénurie" de munitions liée à la guerre en Iran
Un an de prison avec sursis requis contre Nicolas Bedos pour agressions et harcèlement sexuels
Un an de prison avec sursis ainsi qu'une obligation de soins ont été requis jeudi soir à l'encontre de l'acteur et réalisateur Nicolas Bedos, accusé d'agressions et de harcèlement sexuels sur trois femmes entre 2018 et 2023.
"Je ne me souviens pas. C'est un blackout...": tout au long de son procès devant le tribunal correctionnel de Paris, Nicolas Bedos n'a cessé de répéter qu'il n'avait gardé aucun souvenir des agressions dont plusieurs femmes l'accusent, reconnaissant avoir été dans un état d'ébriété avancé à chaque fois.
Pour autant, le réalisateur s'est défendu d'être un "agresseur sexuel", affirmant que même sous l'emprise de l'alcool il n'aurait pas pu avoir un comportement déplacé: "rien en moi, dans ma vie, dans ce que je suis, dans ce que je pense, ne corrobore de tels gestes".
"Je ne suis pas dans une démarche sexuelle quand je suis dans un état d'ivresse avancée", a affirmé le prévenu de 45 ans. "On peut parler de lourdeur, on peut parler de drague (...) mais il n'y a pas d'intention sexuelle".
A ces mots, la jeune femme qui a porté plainte contre lui a fondu en larmes. Elle accuse le réalisateur de s'être dirigé vers elle, tête baissée avant de tendre la main droite au niveau de son sexe, par-dessus son jean, dans la nuit du 1er au 2 juin 2023, lors d'une soirée en boîte de nuit.
Le prévenu a reconnu avoir un problème avec l'alcool mais il a déclaré suivre une thérapie et moins boire aujourd'hui, tout en se retournant vers sa compagne, Pauline Desmonts, assise au premier rang et vers sa soeur et sa mère également présentes.
"Oui, il a un problème avec l'alcool mais ce n'est pas parce qu'il était ivre qu'on peut lui imputer n'importe quoi!", a déclaré l'avocate de Nicolas Bedos dans sa plaidoirie. "C'est un alcoolisme qui a des conséquences terribles pour lui et pour les autres, mais c'est une maladie liée à une dépression", a poursuivi Me Julia Minkowski.
- "Peur" -
Appelée plus tôt dans la journée à la barre pour témoigner, la plaignante avait eu du mal à raconter la soirée, la voix emportée dans des sanglots quand elle a dû mimer l'agression.
"Je ne pourrais pas dire combien de temps ça a duré. J'ai vu qui était cet homme, ses yeux m'ont fait peur", a-t-elle expliqué, en se recroquevillant dans son sweat à capuche gris.
"Ça coûte tellement de porter plainte, je ne dors plus... J'aurais préféré que ça n'existe pas", a poursuivi la jeune femme, "mais c'est grave".
Au premier rang, les deux autres jeunes femmes ayant dénoncé le comportement du réalisateur ont écouté ce témoignage.
L'une d'elles, serveuse dans un bar parisien, a raconté aux enquêteurs que Nicolas Bedos l'avait attrapée par la taille et embrassée dans le cou dans la nuit du 11 au 12 mai 2023, alors que ce dernier était ivre.
L'autre fait reproché, qualifié de harcèlement sexuel, remonte à juin 2018. Le réalisateur est soupçonné d'avoir touché le ventre d'une jeune femme et de lui avoir demandé de l'embrasser avant de la suivre alors qu'elle se rendait aux toilettes.
Evoquant ces faits, l'avocate de la défense a demandé au tribunal de ne pas reconnaître l'agression et le harcèlement. "Un bisou dans le cou, c'est désagréable mais ce n'est pas une agression sexuelle", a affirmé Me Minkowski.
Aucune de ces deux femmes n'a déposé plainte mais toutes deux se sont constituées partie civile au cours de la journée.
Artiste provocateur, Nicolas Bedos a fait tourner le gratin du cinéma français, de Jean Dujardin ("OSS117: Alerte rouge en Afrique noire") à Isabelle Adjani ("Mascarade"), en passant par Daniel Auteuil, Guillaume Canet et Fanny Ardant.
Différentes figures du cinéma français sont rattrapées depuis plusieurs mois par des accusations de violences sexuelles.
Y.Kobayashi--AMWN