-
Wall Street clôture en baisse, mais parvient à limiter ses pertes
-
Législatives en Serbie: le mouvement étudiant présente sa liste
-
IA: potentielle réunion du conseil de sécurité de l'ONU la semaine prochaine (source diplomatique française)
-
Divisé, le Congrès américain peine à agir pour réguler l'IA
-
New York: fermeture d'une douzaine de sites de deepfakes pornographiques de célébrités
-
Opération anti-LGBT+ en Turquie: une manifestation dispersée, des comptes de réseaux sociaux bloqués
-
Cisjordanie: une ONG accuse Israël de vouloir "éliminer" les Palestiniens en tant que peuple
-
Diversification des routes du pétrole, défense: Paris et Badgad consolident leurs liens
-
Londres se prépare à nationaliser la troisième aciérie du pays
-
Commerzbank : Berlin acte l'avancée d'UniCredit mais fixe ses exigences
-
Nigeria: entrée en Bourse de la méga-raffinerie Dangote
-
Sanofi va céder 20 médicaments anciens à l'allemand Cheplapharm et entrer à son capital
-
La Bourse de Paris bousculée par l'IA et la dette
-
Trump fustige une "conspiration malsaine" contre l'IA
-
Belgique: le monde universitaire "consterné" par le refus d'accueillir 13 étudiants de Gaza
-
L'extrême droite perd du terrain en Suède, à rebours du reste de l'Europe
-
Le patron de Thales en appelle aux gouvernements pour réguler l'IA
-
Sanofi va prendre 26,4% dans l'allemand Cheplapharm et lui cèder trois usines
-
Ralentir la course à l'IA, à quel prix ? Les marchés s'inquiètent
-
Wall Street ouvre en baisse, plombée par les craintes sur l'IA
-
BCE : les futurs billets en euros mobilisent plus de 9 millions d'Européens
-
Les antennes de Radio France fortement perturbées au second jour d'une grève
-
Basket: les Bleues tournées vers un Euro-2027 périlleux
-
JO-2030: la page Grospiron tournée, le CIO sur le terrain à Lyon
-
Réunis dans l'Arctique, douze pays appellent l'UE à muscler sa présence face à la menace russe
-
Un SDF jeté à terre par un policier à Carcassonne, enquête pour "violences volontaires"
-
Commerzbank-UniCredit: Berlin cherche à peser sur une prise de contrôle annoncée
-
Les dirigeants indépendantistes écossais, gallois et nord-irlandais revendiquent leur "droit à l'autodétermination"
-
Ce que l'on sait des nouvelles pistes pour interdire les réseaux sociaux aux ados
-
Le chef du nucléaire iranien empêché d'assister à une réunion à Vienne sous pression américaine
-
Déchets nucléaires: avis favorable de la commission d'enquête pour Cigéo
-
Géorgie: démission du chef des services de sécurité, en pleine instabilité gouvernementale
-
Les Houthis frappent l'Arabie saoudite, l'Iran dément toute implication dans la guerre au Yémen
-
Les dirigeants indépendantistes écossais, gallois et nord-irlandais accentuent la pression sur Londres
-
La Finlande va rejoindre l'initiative française de dissuasion nucléaire "avancée"
-
La grande peur de l'IA hors de contrôle rattrape la Bourse de Paris
-
En Suède, avantage à la gauche à l'issue de législatives ultra-serrées
-
Céline Dion fait son retour à Paris : un geste touchant pour Michel Drucker
-
Laura Linney "secouée" par son rôle dans "Onwards and Sideways" sur la maladie de Parkinson
-
Interdiction des réseaux sociaux aux ados: Macron pense avoir trouvé sa "voie de passage"
-
Les Bourses européennes entre baisse de l'IA et hausse du pétrole
-
Les antennes de Radio France perturbées par la grève
-
Nutriments clés pour une peau éclatante : les conseils de la diététicienne Nathalie Somville
-
En pleine guerre commerciale avec les Etats-Unis, le Canada toujours plus proche de l'UE
-
Contre la fracture numérique, la Corée du Sud forme ses seniors
-
Après un été sec et brûlant, la moule française en souffrance
-
A Gaza, un hôpital démuni pour soigner les bébés prématurés
-
Malgré la rébellion, les travailleurs migrants toujours plus nombreux au Cachemire indien
-
Hôtellerie-restauration : qui pour succéder à Thierry Marx à la tête du principal syndical patronal ?
-
누샤 아우벨, 책임 외치지만 포츠담의 망가진 도로는 리더십 부실 드러내
Paul Marshall, magnat des médias anti-woke
Le nom de ce patron de presse ne dit rien au grand public mais ses médias sont lus et regardés par des millions de Britanniques: Paul Marshall est devenu, en toute discrétion, un promoteur clé des idées conservatrices dans le pays.
Ce dirigeant d'un important fonds d'investissement a racheté à l'automne le magazine The Spectator, publication considérée comme la bible des Tories, pour quelque 100 millions de livres (118 millions d'euros).
Une acquisition de plus pour l'homme d'affaires de 65 ans, déjà copropriétaire de la chaîne GB News, parfois comparée à l'américaine Fox News ou à la française CNews.
Homme de l'ombre très bien connecté aux réseaux économiques de son pays, Paul Marshall se définit comme un "magnat de la presse par accident", comme il l'a raconté lors d'une conférence fin mai à Oxford.
"Consommateur frustré" par des médias dont il dénonce les "biais" idéologiques --le paysage audiovisuel britannique est selon lui "dominé par les idées de la gauche urbaine"--, ce libéral a décidé de prendre les choses en main en investissant dans ce secteur.
C'est ainsi qu'est née GB News, qu'il a contribué à lancer en 2021.
Plusieurs fois épinglée par le régulateur britannique pour des manquements à son devoir d'impartialité, la chaîne s'élève contre la "folie woke", les "diktats" des défenseurs de l'environnement et pourfend l'immigration. Le chef du parti d'extrême droite Reform UK Nigel Farage y a une émission régulière.
Selon les données de Barb, organisme qui compile les chiffres d'audience, GB News a enregistré une moyenne de 3,1 millions de téléspectateurs mensuels au cours de l'année se terminant en avril 2025. En novembre, elle a même supplanté Sky News.
- "En quête d'influence" -
Paul Marshall est aussi le fondateur d'un site d'opinion baptisé Unherd destiné aux "gens qui osent penser par eux-mêmes".
A la tête d'une fortune de plus de 850 millions de livres (plus d'un milliard d'euros) selon le classement 2025 du Times, il s'exprime lui-même rarement dans la presse, et son équipe a décliné une demande d'entretien de l'AFP.
Pour beaucoup, cet appétit pour les médias le rapproche de l'exubérant magnat Rupert Murdoch. La comparaison a ses limites, nuance auprès de l'AFP Matt Walsh, directeur de l'école de journalisme de l'Université de Cardiff.
Murdoch "s'est servi de son empire médiatique pour s'enrichir. Marshall, lui, était déjà riche avant de devenir patron de presse", souligne-t-il.
Paul Marshall "est en quête d'influence. Ce qu'il cherche c'est promouvoir ses idées", résume le chercheur.
Des idées conservatrices qu'ils estime "sous-représentées" dans le débat public, confie un de ses proches sous couvert d'anonymat.
Né à Londres, Paul Marshall a étudié l'histoire à Oxford avant d'intégrer la prestigieuse école de management française Insead.
Marié à une Française, il est notamment le père de Winston, l'ex-membre du groupe de rock à succès Mumford & Sons, à qui il a transmis ses valeurs conservatrices.
- Rupture idéologique -
Ce chrétien pratiquant est considéré comme l'un des plus grands philanthropes du Royaume-Uni. Il revendique une passion: l'éducation.
Il a lancé ARK School en 2002, une association qui vient en aide à près de 30.000 élèves d'extraction modeste. Il a également donné plus de 80 millions de livres (près de 95 millions d'euros) à la London School of Economics.
L'année 2015 est une année de rupture idéologique.
Après avoir soutenu les Libéraux-démocrates (centristes) pendant plus de 30 ans, il claque la porte du parti pour rejoindre la cause du Brexit. Et finance la campagne du "Leave".
"Il s'est déplacé de plus en plus à droite", souligne Matt Walsh.
En 2022, il cofonde l'Alliance for responsible citizenship, une conférence internationale d'élus conservateurs et influenceurs de droite qui dénonce le "capitalisme woke" et "le déclin" de l'Occident.
Populiste ? D'extrême droite ? Paul Marshall ne rentre dans aucune case, selon Matt Walsh.
L'association Hope not Hate, qui lutte contre la diffusion des idées d'extrême droite, n'est pas de cet avis. Il y a un an, elle mettait au jour un compte X anonyme de l'intéressé.
Parmi les tweets qu'il a aimés, des appels à des expulsions massives d'immigrés et la suggestion d'une guerre civile entre "Européens de souche" et les "faux réfugiés".
Son porte-parole avait alors indiqué que ces "likes" ne constituaient qu'un échantillon de son activité sur ce réseau social et qu'ils ne "représentaient pas ses opinions".
L.Mason--AMWN