-
Hong Kong: une militante défend les commémorations de Tiananmen lors de son procès
-
Stellantis se lance dans la course aux petites voitures électriques à bas prix en l'Europe
-
Angleterre: Pep Guardiola, le génie s'échappe
-
Espagne: l'ex-Premier ministre socialiste Zapatero visé par une enquête pour trafic d'influence
-
La Thaïlande réduit la durée des séjours sans visa pour les touristes
-
L'Allemagne entame la privatisation de l'énergéticien Uniper
-
La Bourse de Paris repasse au-dessus du seuil des 8.000 points
-
En plein réarmement, la Suède va acheter quatre frégates au français Naval Group
-
G7 Finances: la France promet un communiqué commun
-
L'Allemagne entame la privatisation de l'énergéticien Uniper, après l'avoir nationalisé en 2022
-
L'OMS alerte sur "l'ampleur et la rapidité" de l'épidémie d'Ebola, qui se propage en RDC
-
Inflation et taux élevés: les Bourses européennes s'accrochent au dernier répit annoncé par Trump
-
Japon: l'économie résiste, mais l'impact de la guerre au Moyen-Orient menace
-
Le Vietnam fait marche arrière sur l'interdiction des deux-roues à essence
-
Aux Etats-Unis, la filière et la recherche apicoles en péril
-
Ni "bombes", ni "coups de feu": les Cubains veulent du changement, pas la guerre
-
La méthanisation, une perspective pour l'agriculture, en plein blocage d'Ormuz
-
Plaisir, désir et nains de jardin au programme du célèbre Chelsea Flower Show de Londres
-
Peter Magyar en Pologne et en Autriche pour rétablir les liens et voir plus loin
-
G7 Finances: la France promet un communiqué commun à l'issue du sommet
-
L'Assemblée appelée à voter 36 milliards d’euros supplémentaires pour les armées
-
Au Mali, les civils dans l'horreur des crimes de l'armée et des Russes
-
Trump parti, Poutine vient cimenter l'indéfectible amitié avec Pékin
-
Affaire Jonathan: un Allemand jugé pour meurtre vingt-deux ans après les faits
-
Eau, élevage, pesticides: le projet de loi d'urgence agricole entame son marathon dans l'hémicycle
-
Play-offs NBA: Wembanyama monumental et vainqueur face au Thunder lors d'un premier match de titans
-
L'UE dégaine ses mesures face à l'envolée du prix des engrais
-
Un incendie menace des milliers d'habitations près de Los Angeles
-
Trois morts dans une attaque contre une mosquée de Californie, les deux tireurs se suicident
-
Trump dit annuler au dernier moment une nouvelle attaque contre l'Iran
-
Hantavirus: des pièges à Ushuaïa pour traquer un éventuel rongeur porteur du virus
-
Trois morts dans une mosquée de San Diego, les deux tireurs présumés retrouvés morts à proximité
-
SNC Scandic Coin et Biconomy : des actifs réels réglementés rencontrent une infrastructure d'échange mondiale
-
Bolivie : violents heurts à La Paz, bloquée par les barrages routiers
-
Mondial-2026: Neymar signe son grand retour avec le Brésil
-
Foot: la Lyonnaise Melchie Dumornay désignée meilleure joueuse de Première Ligue féminine
-
Mondial-2026: Neymar de retour avec le Brésil
-
Un "choc d'autorité" face aux raves et aux rodéos motorisés: le Sénat s'empare du projet de loi Ripost
-
Moyen-Orient: les marchés peinent à trouver un consensus
-
Wall Street: la tech et les perspectives d'inflation pèsent sur les indices
-
Cuba prévient d'un "bain de sang" en cas d'attaque américaine, nouvelles sanctions de Washington
-
Bolivie : violents heurts à La Paz lors d'une manifestation contre le gouvernement
-
Trump dit avoir renoncé à attaquer l'Iran mardi
-
Le nationaliste Janez Jansa, pro-Trump, aux marches du pouvoir en Slovénie
-
Face à un nombre record de violations de données en 2025, la Cnil va renforcer ses contrôles
-
Musk perd sa grande bataille judiciaire contre les créateurs de ChatGPT
-
Élections en Nouvelle-Calédonie: Lecornu refuse le "statu quo", contre-la-montre lancé au Parlement
-
Un jury californien déboute Musk de ses poursuites contre OpenAI
-
Société Générale condamnée à 20 millions d'euros pour manquements à ses obligations
-
L'indien Adani accepte de payer 275 millions de dollars à Washington pour avoir acheté du pétrole iranien sous sanctions
Le Pakistan réprime de plus en plus la liberté d'expression, selon les défenseurs des droits
Mavra Bari devait prendre part à une marche organisée à Islamabad pour la Journée internationale des femmes, mais elle aura finalement "célébré" cette journée, enfermée dans une cellule exiguë avec une trentaine d'autres manifestants.
La jeune femme est restée détenue douze heures durant, aux côtés de plus de trente femmes, hommes et enfants, dans cette cellule étouffante, exhalant des effluves de moisissures, de sueur et de peur. Et des toilettes hors d'usage.
"La prison était horrible", raconte Mavra Bari, "et nous avons été battus."
Un journaliste de l'AFP était sur place quand ils sont sortis de la prison, tous visiblement ébranlés par cette expérience. Certains tuméfiés, avec des ecchymoses, semblaient avoir été maltraités.
"Ma fille était simplement là pour regarder la marche (…) Elle n’a rien fait de mal", s'exclame un homme, les larmes aux yeux, devant le commissariat de police.
A priori, la marche pour la Journée de la femme, n’aurait pas dû inquiéter outre mesure les autorités d’Islamabad ni la puissante armée pakistanaise.
Le Premier ministre Shehbaz Sharif avait d'ailleurs affirmé sur X, à l'occasion du 8 mars , que "l'émancipation des femmes demeure au coeur de la vision de notre gouvernement pour le développement du Pakistan."
Mais les organisations des droits humains ont, à maintes reprises, exprimé leur inquiétude quant au recours croissant aux arrestations pour empêcher la l'expression et les rassemblements pacifiques au Pakistan.
Sonnant l'alarme, Amnesty International prévient que "l'espace réservé à la dissidence se rétrécissait", les autorités pakistanaises recourant à la détention arbitraire, à la force et aux restrictions des rassemblements.
Ceux qui se retrouvent soudain en détention sont rarement informés des raisons de leur arrestation.
- Sécurité nationale -
L'ONG Human Rights Watch a documenté des cas d'intimidation, de disparitions forcées et de harcèlement judiciaire ciblant des militants des droits humains, des avocats ou encore des journalistes.
Les mouvements de contestation, de femmes revendiquant l'égalité ou encore les groupes d'opposition se trouvent fréquemment empêchés ou interdits de manifester, quand les groupes proches du pouvoir peuvent organiser des marches librement.
"De nos jours, tout et n'importe quoi devient une question de sécurité nationale, et n'importe qui peut être puni à ce titre", affirme Usama Khilji, militant pour les droits numériques.
Ce dernier évoque le cas d'Imaan Mazari, cette avocate spécialiste des droits humains, qui s'est saisie de certaines des affaires les plus sensibles du Pakistan, notamment les disparitions forcées des Baloutches, en défendant le principal militant de cette communauté.
Imaan Mazari et son mari, Hadi Ali Chattha, lui aussi avocat, purgent tous deux de longues peines de prison, accusés d'avoir publié des messages "anti-État" sur les réseaux sociaux.
Sohrab Barkat, journaliste numérique et animateur d'émissions sur YouTube, est détenu sans procès depuis la fin de l'année dernière, accusé d'avoir diffusé des "propos malveillants" et des fausses informations au sujet des institutions publiques.
- Détenue "sans raison" -
Selon le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), le Pakistan figure toujours parmi les pays où les journalistes encourent des risques importants dans l'exercice de leur métier.
Au moins sept journalistes y ont été tués en 2024, selon le CPJ, tandis que d'autres ont été victimes de harcèlement et de disparitions forcées présumées.
De nouvelles lois, encadrant les médias traditionnels et les réseaux sociaux, ont été largement critiquées pour être restrictives et excessives à l'égard de la liberté d'expression et du journalisme indépendant.
Sehrish Qureshi était l'une des trois journalistes interpellées lors du rassemblement de la Journée internationale des femmes.
"J'étais allée au commissariat ce jour-là uniquement pour savoir pourquoi d'autres journalistes étaient arrêtées pour avoir fait leur travail", a-t-elle déclaré à l'AFP. "On m'a autorisée à entrer dans le poste de police, mais on m'y a détenue sans raison."
Des organisations de défense de la liberté de la presse, comme Reporters sans frontières, ont également dénoncé le contrôle croissant de l'État sur l'information et les pressions exercées sur les médias indépendants.
Harris Khalique, secrétaire général de la Commission des droits humains du Pakistan, a qualifié ces restrictions de "draconiennes".
Quelques jours après sa libération, Mavra Bari confiait à ses amis : "C'était effrayant au début. Nous ne savions pas pourquoi nous avions été arrêtés ni ce qu'ils allaient nous faire."
La police avait fini par leur expliquer qu'elle et ses codétenus avaient enfreint une loi interdisant les rassemblements de plus de quatre personnes.
Pourtant, peu après, des milliers de musulmans chiites se sont rassemblés à Islamabad pour la Journée d'Al-Quds, sans finir en prison.
Y.Nakamura--AMWN