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Face à l'IA, Cate Blanchett lance un site pour faire valoir les droits de chacun
La star Cate Blanchett a lancé mardi le "registre du consentement humain", un site gratuit devant permettre à toute personne de protéger son nom, son visage ou sa voix, contre leur utilisation non-autorisée par les services d'intelligence artificielle.
"À l'ère de l'IA, votre identité est votre propriété intellectuelle, et chacun a le droit de décider comment l'IA peut ou non l'utiliser", a plaidé l'actrice et productrice, lors d'un événement organisé au Parlement européen à Bruxelles.
Pour aider les citoyens à faire valoir ce droit, la star australienne a cofondé le "registre du consentement humain", accessible sur le site rslmedia.org.
Il permet à tout individu d'enregistrer les éléments qui forment son identité, et d'autoriser ou non leur utilisation par les systèmes d'intelligence artificielle, dont le nom, l'image ou la voix.
Dans un second temps, le site permettra aussi de protéger des créations et des marques.
L'actrice, qui soutient de multiples causes, avait signé en janvier une lettre ouverte avec plus de 800 artistes, accusant les géants de l'IA de "vol".
"Il est essentiel de veiller à ce que la technologie évolue en accord avec nos valeurs et notre vision de l'avenir", a salué l'eurodéputée Eva Maydell (PPE, droite), voyant dans le registre "un outil qui rend les droits transparents, renforce la confiance et place la créativité humaine au cœur du progrès technologique".
RSL media se veut à la disposition des particuliers, mais aussi des intermédiaires comme les agents ou managers d'artistes.
On peut choisir trois niveaux de consentement pour chaque élément enregistré : vert (autorisation sans restriction), jaune (utilisation sous condition), et rouge (synonyme d'interdiction).
A charge ensuite pour les plateformes d'IA de vérifier si les contenus qu'elles désirent utiliser sont protégés ou non, ce qui n'est pas en principe une obligation légale systématique dans la plupart des juridictions.
O.Norris--AMWN