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Le chanteur disco de Village People, Victor Willis, est décédé
Victor Willis, le leader du groupe disco des années 1970 Village People, qui apparaissait sur scène en uniforme de policier, est mort à l'âge de 74 ans, a annoncé son épouse sur les comptes du groupe sur les réseaux sociaux.
Le musicien, né au Texas, était le chanteur principal et le coauteur des plus grands succès du groupe, notamment le tube planétaire Y.M.C.A (pour "Young Men's Christian Association", une association de jeunesse chrétienne).
"C'est avec une profonde tristesse que je dois annoncer le décès de mon mari, VICTOR WILLIS", a-t-elle écrit, en évoquant "une maladie courte, mais agressive".
Willis avait un temps quitté le groupe en 1980, aux prises avec des problèmes de toxicomanie. Il avait plaidé coupable de détention de cocaïne devant un tribunal de San Francisco, en 2006.
Hymne gay dès sa sortie en 1978, le tube "Y.M.C.A." avait connu une étrange seconde vie : il avait été récupéré par Donald Trump, avec l'aval du groupe, reniant sa signification originelle.
La célèbre chanson disco était devenue associée à la victoire du candidat républicain pour son second mandat. Ce dernier avait à plusieurs reprises esquissé quelques pas de danse sur scène, entouré du groupe star des années 1970, redonnant au titre une seconde vie inattendue.
La chanson, composée par le leader Victor Willis ainsi que Jacques Morali et le producteur Henri Belolo, tous deux Français, incarnait pourtant à l'origine un hymne de la communauté homosexuelle masculine.
Entre des codes gays et costumes stéréotypés, son refrain évocateur ne dupait personne: "C'est amusant de séjourner au Y.M.C.A./Ils ont tout pour que les jeunes hommes s'amusent/Tu peux passer du temps avec tous les garçons".
Des paroles aux antipodes des positions conservatrices du locataire de la Maison-Blanche.
"Y.M.C.A." n'est pas un hymne gay, avait pourtant répété depuis son parolier Victor Willis, annonçant en décembre 2024 qu'il comptait poursuivre tous ceux qui prêteraient cette signification à la chanson.
"Laissons une chance au président Trump, indépendamment de ce que vous avez pu penser de lui dans le passé. Voyons ce qu'il va faire à l'avenir et, s'il prend des mesures pour restreindre les droits des LGBTQ, les Village People seront les premiers à s'exprimer", avait-il écrit sur Facebook.
Le tube avait déjà été utilisé lors des meetings républicains en 2020, ce que son co-auteur - aussi parfois déguisé en officier de marine - n'avait pas apprécié.
Après son revirement et sa réponse favorable à l'invitation de Donald Trump de participer à son investiture, les critiques ont plu.
"Village People se produira aussi bien pour les démocrates que pour les républicains. Nous ne sommes pas un groupe politique. Nous ne l'avons jamais été et nous ne le serons jamais, même si certains d'entre vous essaient de nous faire passer pour tels", avait rétorqué Willis.
A.Jones--AMWN