-
Les Bourses européennes ouvrent en léger repli
-
L'impunité des meurtres de journalistes augmente, alerte l'Unesco
-
Le drame des effondrements de la rue d'Aubagne à nouveau en procès à Marseille
-
Crise dans l'éducation: blocages et manifestations en vue en France pour la reprise des cours
-
Nouvelles restrictions à Delhi pour lutter contre la pollution
-
Inde: des dizaines de milliers de manifestants contre la révision des listes électorales
-
Charles III va parler au Commonwealth avec "franchise" du passé esclavagiste du Royaume-Uni
-
NBA : les Warriors portés par leur jeunesse, les Lakers par Doncic
-
Mobilisation du 5 novembre en France: au tour du monde du travail de descendre dans la rue
-
Incendie de Crans-Montana : le point sur l'enquête
-
Élections de mi-mandat: Trump veut faire mentir les mauvais sondages dans les urnes
-
La nuit de la Toussaint, une montagne aux Philippines s'illumine pour ses morts
-
Après la sécheresse et les canicules, le piment d'Espelette cherche de l'eau
-
En Inde, les familles royales d'antan en quête de nouveaux rôles sociaux
-
Agriculture: réclamer les aides, une démarche pas évidente après un été éprouvant
-
La Corée du Sud prévoit un budget record pour l'IA en 2027
-
L'Ukraine et la Russie touchées par des cyberattaques après la fin de la trêve
Nouvelle-Zélande: nouveau revers pour le fondateur de Megaupload, menacé d'extradition vers les Etats-Unis
L'informaticien et homme d'affaires Kim Dotcom, fondateur du système de partage de fichiers Megaupload, a essuyé mercredi en Nouvelle-Zélande un nouveau revers judiciaire dans sa bataille contre son extradition vers les Etats-Unis, où il est accusé de fraude et de blanchiment.
La cour d'appel de Wellington a rejeté un recours du magnat allemand de l'internet, basé en Nouvelle-Zélande, contre une décision du ministre de la Justice qui avait signé un ordre d'extradition en 2024.
Les États-Unis réclament son extradition "afin qu'il soit jugé pour des accusations de violation criminelle du droit d'auteur, d'association de malfaiteurs et de fraude électronique", a précisé la cour.
"Les États-Unis affirment que M. Dotcom faisait partie de la +Mega Conspiracy+ qui, selon eux, a généré des revenus dépassant 175 millions de dollars américains et causé des pertes d'au moins 500 millions de dollars aux détenteurs de droits d'auteur", a-t-elle ajouté.
Megaupload, fermé par la justice américaine en 2012, fut l'un des premiers exemples de "cloud computing" (informatique en nuage), qui permettait aux utilisateurs de mettre en ligne des fichiers stockés sur des serveurs qui devenaient facilement disponibles pour le téléchargement par d'autres internautes.
Au plus fort de son activité, en 2011, la plateforme revendiquait 50 millions d'usagers quotidiens et 4% du trafic internet mondial.
Kim Dotcom, de son vrai nom Kim Schmitz, est né à Kiel (Allemagne) en 1974.
Il combat cette extradition depuis des années, se présentant comme un défenseur des libertés sur internet persécuté pour des raisons politiques.
En 2020, la Cour suprême néo-zélandaise avait jugé que Kim Dotcom et ses trois co-accusés, Finn Batato, Mathias Ortmann et Bram van der Kolk, pouvaient être extradés.
MM. Ortmann et van der Kolk avaient ensuite demandé aux autorités s'ils pouvaient plutôt être inculpés et purger leur peine en Nouvelle-Zélande, en échange d'une "coopération substantielle" avec les États-Unis dans les poursuites contre Kim Dotcom, selon la cour. Ces conditions avaient été acceptées.
Kim Dotcom estime qu'il devrait aussi être autorisé à répondre de ces accusations en Nouvelle-Zélande.
Il conteste également l'évaluation néo-zélandaise selon laquelle il risquerait 30 ans de prison aux États-Unis.
"Selon lui, la peine la plus vraisemblable serait plus proche de 150 ans", a indiqué la cour, qui "n'a toutefois pas été convaincue qu'il existait une erreur, qu'elle soit factuelle ou juridique".
Kim Dotcom pourrait désormais porter ce recours devant la Cour suprême.
P.Costa--AMWN