-
Les Bourses européennes ouvrent en léger repli
-
L'impunité des meurtres de journalistes augmente, alerte l'Unesco
-
Le drame des effondrements de la rue d'Aubagne à nouveau en procès à Marseille
-
Crise dans l'éducation: blocages et manifestations en vue en France pour la reprise des cours
-
Nouvelles restrictions à Delhi pour lutter contre la pollution
-
Inde: des dizaines de milliers de manifestants contre la révision des listes électorales
-
Charles III va parler au Commonwealth avec "franchise" du passé esclavagiste du Royaume-Uni
-
NBA : les Warriors portés par leur jeunesse, les Lakers par Doncic
-
Mobilisation du 5 novembre en France: au tour du monde du travail de descendre dans la rue
-
Incendie de Crans-Montana : le point sur l'enquête
-
Élections de mi-mandat: Trump veut faire mentir les mauvais sondages dans les urnes
-
La nuit de la Toussaint, une montagne aux Philippines s'illumine pour ses morts
-
Après la sécheresse et les canicules, le piment d'Espelette cherche de l'eau
-
En Inde, les familles royales d'antan en quête de nouveaux rôles sociaux
-
Agriculture: réclamer les aides, une démarche pas évidente après un été éprouvant
-
La Corée du Sud prévoit un budget record pour l'IA en 2027
-
L'Ukraine et la Russie touchées par des cyberattaques après la fin de la trêve
-
F1: Antonelli sacré avec panache au Mexique
-
F1: l'Italien Kimi Antonelli devient le plus jeune champion du monde de l'histoire
-
F1: Antonelli, le vent de fraîcheur qui a conquis le paddock
-
Top 14: Pau fait tomber Toulouse pour la 2e fois de la saison
-
Ligue 1 : l'OL retrouve le podium, Marseille enchaîne
-
Ukraine : fin d'une trêve exceptionnelle à Olechky
Meta teste les notes des internautes en Amérique latine, inquiétudes sur la fin du fact-checking
Meta a annoncé mercedi le lancement en phase de test des "notes de la communauté" dans 16 pays d'Amérique latine, des notes d'internautes qui ont vocation à remplacer le fact-checking sur ses réseaux sociaux.
L'initiative intervient un peu moins de deux ans après la transition opérée par Meta aux Etats-Unis, du fact-checking vers le système des "notes de la communauté".
Ces notes sont produites par des utilisateurs référencés estimant qu'un message nécessite des précisions ou de la contextualisation, le plus souvent en y joignant des sources.
Si suffisamment d'autres contributeurs, ayant des points de vue variés, jugent ces notes utiles, elles seront publiées sur la plateforme concernée, Facebook, Instagram ou Threads.
Plusieurs études ont montré que ce dispositif était moins efficace que le travail de professionnels du fact-checking pour lutter contre la désinformation.
Mercredi, Angie Holan, directrice du Réseau international de verification des faits (International fact-checking network), dont l'AFP est membre, s'est dite "profondément inquiète" de cette annonce.
"Les notes de la communauté seules ne sont tout simplement pas adéquates quand il s'agit de réduire l'impact de la désinformation dangereuse sur les réseaux sociaux", a prévenu la responsable, dans une réaction transmise mercredi à l'AFP.
L'arrivée des "notes de la communauté" intervient alors que plusieurs pays de la région ont vu récemment l'élection de dirigeants populistes de droite, notamment au Pérou, en Colombie et au Costa-Rica, après le Chili et l'Argentine.
Ces dirigeants utilisent de façon intensive les réseaux sociaux, en proie à la désinformation, pour améliorer leur image et diffuser de la propagande. Certains ont été accusés d'avoir usé de groupes d'internautes très actifs pour donner l'impression d'un fort soutien populaire.
"Les journalistes de vérification numérique de l'AFP ont fait un travail remarquable durant les huit dernières années en Amérique latine pour améliorer la qualité de l'écosystème de l'information", a commenté Phil Chetwynd, directeur de l'information de l'Agence France-Presse.
"Leur travail a été régulièrement salué par Meta, les responsables politiques et les médias", a-t-il ajouté.
L'AFP participe dans plusieurs langues à un programme de vérification numérique développé par Facebook, qui rémunère des dizaines de médias ou organisations à travers le monde pour utiliser leurs "fact-checks" sur sa plateforme, sur WhatsApp et sur Instagram .
“Les études sérieuses laissent penser que les notes de la communauté ne peuvent être pertinentes que lorsque les contributeurs peuvent s’appuyer sur du journalisme de vérification numérique réalisé de façon précise et déontologique", a fait valoir Phil Chetwynd.
"Le fact-checking et les notes de la communauté doivent aller de pair. Ce qui compte c'est la qualité des notes, pas leur quantité"
Y.Nakamura--AMWN