-
Sous le ciel immaculé de Paris, le "passage formidable" de la papamobile de Léon XIV
-
Trump et Xi concluent leur sommet devant les textes fondateurs de la démocratie américaine
-
Le nord-est des Etats-Unis se prépare à une tempête rare pour la saison
-
IA militaire: la justice américaine laisse le Pentagone écarter Anthropic
-
La Bourse de Paris moins optimiste que ses voisines
-
En Afghanistan, des taxis bravent l'interdiction d'écouter de la musique
-
Après la liesse populaire et Notre-Dame, une veillée au Stade de France pour Léon XIV
-
Cancer du poumon: arrêter de fumer après le diagnostic peut réduire de moitié le risque de décès
-
F1: retour réussi d'Hadjar à Bakou, quatrième des qualifications
-
Nord de l'Ethiopie : intenses combats dans plusieurs localités, communications perturbées
-
Tennis: la République tchèque en finale de la Billie Jean King Cup
-
F1: Russell intraitable à Bakou, Antonelli part à la faute
-
En Suède, des WC de fortune et une manivelle pour se préparer à la guerre
-
Faire son plein ou aller au resto : les restaurants plombés par les tensions sur le pouvoir d'achat
-
Polo change de trajectoire et devrait toucher terre au Mexique
-
Dans la liesse populaire, le pape arrive à Notre-Dame
-
Le Kremlin dénonce une "persécution" après les sanctions de l'UE contre la chroniqueuse russe Fedorova
-
Sécheresse: la Garonne en "crise" en amont de Toulouse, niveau d'alerte inédit
-
Dans la ferveur populaire, le pape entame sa déambulation à travers Paris
-
Après l'Elysée et l'Unesco, la ferveur populaire attend Léon XIV dans les rues de Paris
-
Inquiétude au Royaume-Uni sur le sort du célèbre explorateur Ranulph Fiennes
-
Wall Street ouvre en légère hausse, portée par un répit sur le pétrole et les taux
-
Wall Street ouvre en petite hausse, portée par un répit sur le pétrole et les taux
-
Foot: Rayan sauve le Brésil d'une cuisante défaite en Australie
-
Ukraine: cinq morts dans des frappes de drones russes en plein jour à Kiev
-
Après un discours offensif à l'Elysée, le pape Léon arrive à l'Unesco
-
Thélyson Orélien sorti de la sélection du Goncourt après les accusations de recours à l'IA
-
L'ex-Miss France Delphine Wespiser veut porter plainte pour diffusion de fausses informations générées par l'IA
-
L'actrice Anne-Elisabeth Blateau, qui a annoncé sa bipolarité, écope d'un stage de responsabilité parentale
-
Le Conseil des juifs d'Allemagne appelle la gauche radicale à Berlin à bannir l'antisémitisme de ses rangs
-
IA: le pape met en garde contre l'avènement d'un "paradis de machines"
-
Zelensky affirme que Trump a accepté de donner à Kiev les licences pour produire des Patriot
-
A l'Elysée, le pape Léon XIV offensif sur la laïcité, l'IA et la fin de vie
-
"On doit pousser les bateaux": le lac d'Annecy se vide à vitesse grand V
-
"Ça l'a rendu fou": E. Jean Carroll, la seule femme qui a fait condamner Trump pour agression sexuelle
-
Volkswagen rappelle plus de 2,8 millions de véhicules pour risque de corrosion de la direction
-
"L'alcool nuit à la santé", l'avertissement qui déplaît aux brasseurs belges
-
Procès sur l'assassinat du rugbyman Aramburu: la justice rend son verdict
-
Grèce : dans un centre d'hébergement fermé, des migrants "envisagent le suicide"
-
Affaire Thélyson Orélien: un de ses accusateurs se dévoile, la promotion du livre suspendue au Canada
-
Le pape Léon XIV est arrivé en France pour une visite de quatre jours
-
Nord de l'Ethiopie : intenses combats nocturnes, communications perturbées
-
Visite du pape en France : les dossiers brûlants
-
TotalEnergies: le conseil d’administration propose de renouveler le mandat de Patrick Pouyanné en mai 2027
-
Le pape Léon XIV a atterri en France pour une première visite très attendue
-
Dans le sud du Liban, l'école reprend dans les décombres laissés par les frappes israéliennes
-
Lescure dénonce "un acte hostile" de la Russie après la récente prise de contrôle d'actifs d'entreprises françaises
-
Sommet Trump-Xi: que retenir ?
-
Paris: la zone à trafic limité a contribué à améliorer la qualité de l'air, selon Airparif
-
En Inde, les viols restent un fléau malgré le durcissement de la législation
Le pirarucu, poisson géant et délice menacé de l'Amazone
Le pirarucu, poisson géant à la chair savoureuse surnommé "la vache de l'Amazonie", est la cible privilégiée des braconniers dans la noeud des trois frontières entre le Brésil, le Pérou et la Colombie, terre de pionniers et de tous les trafics.
Mais il est aussi l'objet d'un projet piscicole local visant à protéger cette précieuse ressource, tout en prévenant les prédations de pêcheurs illégaux dans le territoire indigène de la Vallée du Javari.
Pour les Kanamari, l'un des sept groupes ethniques recensés de cette vallée fluviale, l'histoire mythique du pirarucu (Arapaïma gigas) se conte ainsi: "une feuille d'arbre tombée à l'eau et devenue poisson géant", narre à l'AFP le cacique Mauro da silva Kanamari.
Longtemps nourriture anonyme des Amérindiens vivant dans ces confins de l'immense forêt amazonienne, le pirarucu figure désormais en bonne place sur les menus des restaurants gastronomiques et autre "fusion food" de Rio, Bogota ou Lima.
Un succès qui fait son malheur: son prix d'achat bat des records sur les marchés illégaux et hangars à glace clandestins d'Atalaia do Norte, Benjamin Constant, Tabatinga (Brésil) et sa ville jumelle voisine de Leticia (Colombie), principales localités du triangle des trois frontières.
- Résistant aux piranhas -
Le pirarucu figure parmi les plus gros poissons d'eau douce de la planète: omnivore, il peut atteindre jusqu'à 3 mètres de long, pour plus de 200 kg.
Sa nageoire dorsale écarlate et effilée vers la queue, ainsi que sa tête aplatie peu commode et ses yeux globuleux lui donnent des airs de fossile préhistorique.
Tout est bon dans le pirarucu, la chair et les filets bien sûr, succulents, presque sans arêtes et sans le goût de vase habituel des poissons d'eau douce.
On utilise jusqu'aux tripes, son cuir et ses écailles (résistantes aux attaques des piranhas) qui se revendent en porte-clé pour les touristes.
Sa pêche se fait au filet et au harpon, le poisson venant respirer à la surface au moins toutes les vingt minutes. Il est aperçu en début d'année -quand les eaux sont au plus haut- dans les lacs et étangs des méandres de l'Amazone et de ses affluents.
Victime de surpêche dans toute l'Amazonie brésilienne, le pirarucu a bien failli disparaître dans les années 90, jusqu'à la mise place d'une réglementation sévère en 2004 par la police environnementale, l'Ibama.
Dans l'Etat d'Amazonas, sa pêche est strictement réglementée. Elle est interdite dans la réserve du Javari, sauf pour la propre consommation des indigènes.
- "Beau et bon" -
Soutenu par un ONG brésilienne (CTI) et géré directement par les Amérindiens Kanamari, un projet de pisciculture naturelle est actuellement à l'expérimentation dans le Moyen Javari, qui s'inspire d'une gestion durable mise en oeuvre avec succès ailleurs dans le pays.
"L'idée est que les indigènes se nourrissent, subviennent à leurs besoins, tout en protégeant leur territoire", explique à l'AFP Thiago Arruda, responsable local du CTI.
Ce projet du "manejo", selon son nom portugais, "est très important pour nous", souligne Bushe Matis, coordinateur général de l'Univaja, l'Union des peuples indigènes de la Vallée du Javari.
"Avant les gens pêchaient n'importe comment. Désormais nous allons prendre soin des lacs et des zones de pêche, pour avoir toujours du poisson dans le futur, tout en contribuant à la lutte contre les intrusions", veut-il croire.
Mais la tâche est ardue, périlleuse, face aux pêcheurs illégaux. "Ce sont eux qui nous volent!", fustige Joao Filho Kanamari, l'un des coordinateurs du projet.
Organisés en groupe de vigilance, les Kanamari jouent la carte de la sensibilisation et du dialogue, face à des contrebandiers souvent agressifs et possiblement violents.
Après cinq années de gestation, le projet arrive à son terme cet été 2023, avec un ultime comptage des pirarucus et les premières captures. L'Ibama a déjà donné son aval, et autorisé la commercialisation des futures prises.
Mais les écueils restent nombreux. Logistiques par exemple, avec l'organisation par les rustiques Kanamari d'une chaîne du froid depuis les profondeurs de la forêt. Ou encore l'épineux partage des bénéfices au sein de la communauté.
Le "manejo" suscite par ailleurs les convoitises croissantes d'acteurs politiques et économiques locaux "pas forcément bien intentionnés et probablement impliqués dans les réseaux de pêche illégale", s'inquiète un promoteur du projet.
En attendant, les Kanamari louent en chanson ce projet "beau et bon". "Le manejo, c'est le futur de nos enfants!", sourit le cacique Mauro.
G.Stevens--AMWN