-
Taylor Swift devient l'artiste la plus récompensée des MTV Video Music Awards
-
Venezuela: une proche de l'opposante Machado accueillie par des centaines de partisans à Caracas
-
Séoul exige des excuses de Kiev pour avoir révélé le transfert de prisonniers nord-coréens
-
Avec une popularité confortée, le pape Léon XIV achève à Metz sa visite en France
-
Ultime journée cruciale au procès de Rachida Dati et Carlos Ghosn
-
SpaceX vise pour la première fois l'orbite terrestre avec sa mégafusée Starship
-
Du calme de la campagne anglaise à l'alerte antiterroriste
-
Ligue des nations: l'Allemagne tombe contre la Grèce, premier revers pour Klopp
-
Face à face tendu en Irlande du Nord après le blocage d'une marche protestante par des manifestants
-
Mondiaux de cyclisme: "une énorme déception" pour Seixas
-
A Lourdes, Léon XIV "à l'écoute" de victimes de violences sexuelles
-
Mondiaux de cyclisme: "un miracle", McNulty piège les favoris
-
Aleksandar Vucic: de ministre sous Milosevic à homme d'État serbe
-
Cyclisme: l'Américain Brandon McNulty, champion du monde surprise
-
Sénatoriales: le RN débarque en force à la chambre haute
-
Trump dit s'attendre à une reprise dans la semaine des négociations avec l'Iran
-
Royaume-Uni: cinq hommes arrêtés pour préparation d'un "acte terroriste" près d'une base aérienne
-
Sénatoriales: le RN en passe de former un groupe parlementaire au Sénat
-
Ethiopie : la télévision publique du Tigré frappée par un drone (journalistes)
-
Liban: Israël n'a pas pu "briser la résistance" du Hezbollah, dit son chef
-
Equipe de France: sans Mbappé, à Dembélé de jouer
-
Malgré le rejet de Trump, l'Iran maintient ses conditions pour rouvrir Ormuz
-
Euro de volley: les Bleus ont l'argent, et des problèmes de riches
-
Londres appelle au calme face aux tensions liées à une marche protestante en Irlande du Nord
-
A Lourdes, les pèlerins séduits par un pape "simple" et proche des plus vulnérables
-
Royaume-Uni: l'antiterrorisme enquête après un incident près d'une base aérienne, cinq arrestations
-
A Lourdes, Léon XIV contre l'aide à mourir et le "fléau" des violences sexuelles
-
อเล็กซ์ โบดี และศาสตราจารย์ ดร. ดีเทอร์ ลาซิก ลงนามสัญญาสำหรับ ALPHA WHEY และ BODI เครื่องดื่มให้พลังงาน
-
एलेक्स बोडी और प्रो. डॉ. डायटर लाज़िक ने ALPHA WHEY और BODI एनर्जी ड्रिंक के लिए एक अनुबंध पर हस्ताक्षर किए
-
Alex Bodi och prof. dr. Dieter Lazik tecknar avtal om ALPHA WHEY och BODI Energidryck
-
Alex Bodi a prof. dr. Dieter Lazik podepsali smlouvu týkající se produktů ALPHA WHEY a BODI Energetický nápoj
-
Alex Bodi i prof. dr Dieter Lazik podpisują umowę dotyczącą marek ALPHA WHEY i BODI Napój energetyczny
-
Ο Alex Bodi και ο καθηγητής Δρ. Dieter Lazik υπογράφουν σύμβαση για τα προϊόντα ALPHA WHEY και BODI Ενεργειακό ποτό
-
أليكس بودي والبروفيسور الدكتور ديتر لازيك يوقعان عقدًا بشأن منتجي «ألفا ويل» و«بودي إنيرجي درينك»
-
アレックス・ボディ氏とディーター・ラジク教授が「ALPHA WHEY」および「BODI エナジードリンク」に関する契約を締結
-
Au pied de la tour Eiffel, les pompiers mobilisés pour clamer leur "colère"
-
알렉스 보디와 디터 라지크 교수가 ALPHA WHEY 및 BODI 에너지드링크에 관한 계약을 체결했습니다.
-
亞歷克斯·博迪(Alex Bodi)與迪特爾·拉齊克(Dieter Lazik)教授簽署關於 ALPHA WHEY 及 BODI 能量飲料的合約
-
Alex Bodi și prof. dr. Dieter Lazik semnează un contract pentru ALPHA WHEY și BODI Băutură energizantă
-
Royaume-Uni: l'antiterrorisme enquête sur un incident près d'une base utilisée par l'US Air Force
-
Алекс Боді та проф. д-р Дітер Лазік уклали договір щодо ALPHA WHEY та Боді Енергетичний напій
-
Алекс Боди и проф. д-р Дитер Лазик заключили договор о выпуске продуктов ALPHA WHEY и BODI Энергетический напиток
-
Marathon de Berlin: blessée, Assefa manque le record du monde mais s'impose une troisième fois
-
Alex Bodi et le professeur Dieter Lazik signent un contrat pour ALPHA WHEY et BODI Boisson énergisante
-
Sénatoriales: le RN veut s'implanter, plusieurs sortants réélus
-
Thaïlande: des milliers d’habitants évacués après d'importantes inondations à Bangkok
-
En Espagne, la crise du logement fait un spectaculaire retour sur le devant de la scène
-
A Lourdes, les pèlerins séduits par un pape "simple" à l'écoute des plus vulnérables
-
Arrivée aux Etats-Unis de deux pandas géants envoyés par la Chine
-
Armani couvre de paillettes son élégance discrète
Aux Etats-Unis, la ruée des entrepreneurs pour "séquestrer" le CO2
La start-up californienne Heirloom Carbon transforme du calcaire en "éponges" à dioxyde de carbone (CO2), pour le retirer de l'atmosphère, l'une des nombreuses à s'être lancées sur ce filon appelé à recevoir des investissements publics et privés majeurs dans les prochaines décennies.
Capter et "séquestrer" le CO2 présent dans l'air, "c'est ce qui se rapproche le plus d'une machine à remonter le temps", assure Shashank Samala, le cofondateur et patron de cette entreprise, en faisant visiter ses locaux à Brisbane, tout près de San Francisco.
Preuve de l'engouement pour cette nouvelle filière, Heirloom a signé en septembre un contrat avec Microsoft, qui va lui acheter des crédits d'élimination carbone (jusqu'à 315.000 tonnes de CO2), et permettre à Heirloom d'ouvrir sa première usine d'ici la fin de l'année.
La start-up a aussi été sélectionnée par le gouvernement américain pour participer à des projets similaires.
Avec sa promesse de voyage dans le temps, la technologie de Heirloom Carbon peut laisser rêveur: elle consiste en des plateaux remplis d'un sable blanc compact, empilés sur des étagères étroites, comme celles d'un boulanger - mais beaucoup plus hautes.
"Nous utilisons du calcaire, un minéral naturel, et nous lui donnons des super pouvoirs pour le transformer en éponge qui absorbe du CO2", explique Noah McQueen, le directeur technologique.
Après trois jours d'exposition à l'air, "nous essorons cette éponge, nous stockons le carbone sous terre de façon permanente et nous réutilisons cette même éponge".
La start-up accélère ainsi un processus naturel qui prend normalement plusieurs années.
Elle s'est fixée pour objectif de débarrasser l'atmosphère d'un milliard de tonnes de CO2 par an d'ici 2035, un chiffre extraordinaire quand on sait que l'on part de zéro ou presque: les usines de captage direct de carbone dans l'air (DAC, en anglais) n'ont aspiré que 10.000 tonnes l'an dernier dans le monde, équivalentes à 10 secondes d'émissions humaines...
Mais le retard général à réduire les émissions rend ces technologies "inévitables" si le monde veut limiter le réchauffement à 1,5°C par rapport à la période préindustrielle, a prévenu l'ONU, dont la conférence COP28 à Dubaï en fin d'année pourrait servir de tremplin à ce secteur en plein boom.
L'Agence internationale de l'énergie estime le besoin annuel de captage direct dans l'air à 80 millions de tonnes de CO2 en 2030.
- Le pari du calcaire -
Si les températures montent au-delà de 1,5°C, les catastrophes naturelles vont se multiplier, comme celles auxquelles Shashank Samala a assisté pendant son enfance en Inde, des cyclones aux sécheresses.
"Les canicules sont particulièrement brutales", se souvient-il. "Ma mère se servait d'un ventilateur et d'une serviette mouillée en guise d'air conditionné".
"Le changement climatique affecte injustement de nombreuses personnes vulnérables, des gens qui ne contribuent même pas au problème", souligne-t-il.
Après ses études aux Etats-Unis, l'ingénieur a brièvement travaillé chez Square puis a fondé une entreprise de produits électroniques.
"Mais l'appel du climat a toujours été là", raconte-t-il. Après avoir vu les incendies ravager des forêts californiennes et des barrières de corail mourir, il s'est résolu à agir.
La reconnaissance par le Giec de l'importance de l'élimination du carbone l'a convaincu de se lancer.
Heirloom parie sur le calcaire parce que cette roche existe en grandes quantités. Et l'espace de stockage ne manque pas non plus.
"Rien qu'aux Etats-Unis, il y a suffisamment de place sous terre pour entreposer toutes les émissions de CO2 depuis la révolution industrielle", notamment grâce aux anciens champs pétroliers, souligne Noah McQueen.
Le captage direct dans l'air, comme chez Heirloom ou Climeworks, pionnier suisse du secteur, se distinguent des systèmes où le carbone est capté dès l'émission (Carbon Capture and Storage, CCS), aux cheminées des usines notamment.
- 25 ans maximum -
"Dans l'atmosphère, le CO2 est très dilué, de l'ordre de 0,04%. C'est comme chercher une aiguille dans une botte de foin", souligne Will Knapp, directeur scientifique de Cocoon, une start-up britannique de CCS.
"Il est beaucoup plus facile d'extraire le carbone de la fumée d'une usine sidérurgique", continue-t-il, avant d'admettre que cette approche divise, puisqu'elle permettrait aux industriels de continuer à brûler des fossiles.
Shashank Samala astreint sa société à des engagements stricts, comme de ne pas revendre le CO2 à des entreprises qui, au final, le renverrait dans l'atmosphère (chimie, boissons gazeuses, etc.).
Le patron se dit en "colère" contre le greenwashing. "Certaines industries utilisent le captage du carbone pour détourner l'attention", déplore-t-il.
Ces technologies émergentes ont peu de temps pour faire leurs preuves.
"Le marché de l'élimination du carbone ne peut pas durer plus de 25 ans", estime Will Knapp. "Soit nous détruisons la civilisation avec la pollution au CO2, méthane et autres, soit nous en éliminons la majorité, nous stabilisons le climat et ce marché disparaît."
D.Kaufman--AMWN