-
Le gouvernement Trump réticent à freiner l'IA, les démocrates y voient une urgence
-
MotoGP: Marc Marquez, sur Ducati, en tête du Championnat après son triomphe à Saint-Marin
-
En Irlande, Trump s'écarte un instant du golf pour critiquer Zelensky
-
France Inter sans voix à cause de la grève contre l'arrivée d'un responsable de Valeurs actuelles
-
Ligue 1: Lille enchaîne face à Troyes et s'empare de la tête
-
F1: l'Italien Kimi Antonelli, sur Mercedes, remporte le Grand Prix d'Espagne
-
Ceuta : plus de 5.300 migrants sont retournés au Maroc en un mois, selon le gouvernement espagnol
-
Entre les Emirats et l'Iran, des liens économiques difficiles à rompre malgré la guerre
-
La gauche ou des ministres d'extrême droite? La Suède à l'heure du choix
-
En Russie, la croisade ultraconservatrice du gouverneur Filimonov
-
Naufrage d'un ferry en Indonésie : six morts, 129 personnes encore recherchées
-
張國榮70歲誕辰音樂會西九舉行 唐鶴德錄音致意
-
Entre Dubaï et l'Iran, des liens économiques difficiles à rompre malgré la guerre
-
鏈球選手周柏言身形被質疑 教練指出其香港青年紀錄成績
-
iPhone 18預購後出現可疑扣款 四間銀行調查未授權交易
-
EasyJet France: l'appel à la grève des pilotes repoussé à fin septembre
-
《浪花男女》辦特別謝票場 馮志強談票房與導演客串拍攝
-
Guide familial : Les meilleurs jeux vidéo pour découvrir le médium ensemble
-
Naufrage d'un ferry en Indonésie: six morts, 130 personnes encore recherchées
-
Galaxy Tab S12系列效果圖曝光 Ultra擬配雙鏡頭及瀏海螢幕
-
Restrictions ZFE en Espagne : Palma et Málaga bannissent les véhicules récents dès 2027
-
Réunis en Inde, les dirigeants des Brics font l'éloge de leur coopération
-
OpenAI n'entrera pas en Bourse en 2026, dit Sam Altman
-
Abdominaux : le rôle réel de la sangle abdominale et les mythes à déconstruire
-
Un mort dans le naufrage d'un ferry en Indonésie, 140 personnes encore recherchées
-
اليورو يستقر في البنوك المصرية وأعلى سعر للبيع 59.85 جنيه
-
بزشكيان يؤكد رفض الاستسلام وسلطات إيران تعلن مقتل شخص في استهداف سفينة
-
حمزة قورقماز يناقش العلاقة بين وضوح المبادئ واحترام الاختلاف
-
فليك يضم حمزة عبد الكريم إلى قائمة برشلونة بعد أربعة أهداف في الإعداد
-
Hong Kong rase des villages pour bâtir sa Silicon Valley
-
Le Laos, "batterie" à plat de l'Asie du Sud-Est
-
Au delà de l'irrigation des cultures, l'eau essentielle à l'élevage
-
Après le conflit au Moyen-Orient, les Brics au chevet de la croissance mondiale
-
Après un été éprouvant, les éleveurs tiennent leur salon à Rennes
-
Basket: les Bleues s'offrent une 1re finale mondiale et une revanche contre les Américaines
-
US Open: Zverev face à Shelton et à ses démons de 2020
-
Népal: un miraculé raconte comment il a survécu en buvant de l'eau boueuse dans un tunnel
-
الأرصاد السعودية تتوقع سيولاً وأمطاراً رعدية في خمس مناطق
-
دول عربية ومنظمات تدين استهداف خط أنابيب في السعودية
-
ستاندرد آند بورز تثبت تصنيف السعودية عند A+
-
Boxe: Garcia conserve sa ceinture WBC des welters en dominant Benn dès le 2e round
-
Tennis: Elena Rybakina, une force tranquille et impénétrable
-
Rugby: l'Afrique du Sud met les All Blacks à ses pieds
-
US Open: Rybakina nouvelle reine de New York et du circuit
-
Yémen: les Houthis disent avoir attaqué une base militaire en Arabie saoudite
-
Deux jours de grève à Radio France pour contrer l'arrivée d'un responsable de Valeurs actuelles
-
Trump en Irlande, le président cède la place au promoteur-golfeur
-
La gauche ou des ministres d'extrême droite? Scrutin à suspense en Suède
-
"Je vais bien": Céline Dion renaît sur scène après six ans d'absence
-
Top 14: Pau et Lyon en tête, victoire de La Rochelle à Toulon
Le Venezuela soutient sa monnaie à coups de milliards de dollars
Surprise! Le bolivar, la monnaie vénézuélienne longtemps en proie à l'hyperinflation, est relativement stable depuis octobre après des années de dépréciation continue. La raison: l'Etat a injecté plus de 2 milliards de dollars sur le marché des changes pour freiner l'inflation et soutenir les échanges.
Selon le cabinet de conseil Aristimuño Herrera & Asociados, la Banque centrale du Venezuela (BCV) a injecté quelque 2,2 milliards de dollars sur le marché ces cinq derniers mois augmentant l'offre de billet vert, honni pendant des années par le pouvoir qui critique régulièrement l'impérialisme américain.
En 2019, confronté à des pénuries généralisées, une hyperinflation paralysante et une économie en berne, Caracas, après 15 ans d'interdiction, a franchi le Rubicon, autorisant la circulation du dollar qui a pris le pas sur le bolivar.
Les liquidités en bolivar augmentent, mais celles en dollar - qui circule largement en dehors du système bancaire - sont désormais plus de quatre fois supérieures, selon des estimations privées.
L'inflation annuelle reste la plus élevée au monde avec 686% en 2021 selon la BCV, mais très loin des 130.000% en 2018, 9.585% en 2019 et 3.000% en 2020.
"En faisant circuler plus de dollars que la demande, vous générez une stabilité du taux de change", explique à l'AFP César Aristimuño.
Sans divulguer les montants, la BCV reconnaît 29 "interventions" depuis octobre 2021, date de la nouvelle reconversion monétaire. Les autorités ont alors enlevé six zéros au bolivar (1 million devenant 1 bolivar) pour des raisons comptables tout en promettant de restaurer la confiance dans la monnaie locale.
Parallèlement, Caracas a instauré une taxe de 3% sur les transactions de change et de cryptomonnaies.
"La monnaie légale est et restera le bolivar", a insisté mardi la vice-présidente vénézuélienne Delcy Rodriguez, également ministre de l'Economie.
- Quid des réserves ? -
Depuis octobre, le cours officiel du dollar est passé de 4,18 à 4,34 bolivars, soit une dépréciation presque négligeable de 3,69% après avoir atteint 76% en 2021 jusqu'à la reconversion et plus de 95% en 2018, 2019 et 2020.
Mais, comme le note Henkel Garcia, directeur du cabinet Econometrica, cette politique d'injection de dollars n'est possible qu'en raison de la "petite" taille de l'économie, avec un Produit intérieur brut (PIB) qui a chuté de plus de 80% entre 2013 et 2020. Il a rebondi, selon le gouvernement, à 4% en 2021.
"La question est de savoir combien de temps vous pouvez maintenir" cette politique d'injection de dollars, souligne-t-il.
Certains accusent le gouvernement de "brûler" les réserves internationales, mais les deux experts estiment que les dollars mis sur le marché proviennent de la hausse des revenus pétroliers.
Après avoir vu sa production chuter de 3 millions de barils/jour (2014) à un niveau historiquement bas de 400.000 en 2020, le Venezuela commence à remonter la pente (680.000 en 2021 selon l'Opep), bénéficiant également d'un prix du baril en forte hausse.
La BCV fait état de réserves de 10,8 milliards de dollars, soit moins de la moitié des réserves de 2014. Elle y inclut les 5 milliards assignés, mais toujours pas versés au Venezuela en raison de la crise politique, par le Fonds monétaire international (FMI) pour augmenter les liquidités dans le monde lors de la pandémie de Covid-19.
Si l'injection de dollars a des effets bénéfiques, il y a des "dégâts collatéraux", souligne M. Aristimuño. D'une part, comme l'inflation reste très élevée et que le change évolue peu, le pouvoir d'achat du dollar tend à diminuer...
D'autre part et surtout, "les exportations perdent de leur intérêt" au profit des importations.
Carlos Fernandez Gallardo, président de Fedecamaras (patronat), s'inquiète : "il y a une augmentation des coûts en dollars pour les producteurs, avec un effet pernicieux sur le consommateur", s'alarme-t-il, soulignant que le parc industriel fonctionne à 27% de sa capacité. "Que se passera-t-il si ces dollars viennent à disparaître?"
En 2018, afin de lutter contre l'inflation, les autorités avaient relevé à 85% le taux de réserves obligatoires des banques pour limiter la création de monnaie. Cela a contribué à faire baisser encore plus le crédit, déjà en chute libre avec l'effondrement du bolivar.
Le Venezuela est désormais un nain du crédit avec 140 millions de dollars en 2021 contre 14 milliards en Colombie voisine.
Conscient que crédit, investissements et croissance sont intimement liés, le pouvoir a fait quelque peu machine arrière en février, autorisant les prêts indexés sur le dollar sous certaines conditions et en revenant sur le taux des réserves obligatoires, désormais à 73%. Objectif: soutenir la croissance, mais en évitant la spirale inflationniste.
F.Pedersen--AMWN