-
Sous l'oeil de Trump, les patrons de l'IA promettent de s'auto-réguler
-
Wall Street clôture en baisse, les taux touchent des sommets
-
Club Dorothée et Les Guignols favoris des téléspectateurs sur les 40 dernières années, selon un sondage
-
ONU: le Conseil de sécurité prolonge de six mois la force contre les gangs en Haïti
-
Angélique Kidjo exhorte les Africains à "créer ensemble"
-
Poussée de tension entre BFMTV, des lycéens et le maire de Saint-Denis
-
Trump plaide pour "l'auto-régulation" en recevant les grands patrons de l'IA
-
Espagne : face à la colère sociale, le gouvernement s'attaque à la crise du logement
-
Le Pacifique mexicain résiste au passage de l'ouragan Polo
-
En Espagne, Macron livre ses recettes contre la montée des "extrêmes" en Europe
-
Alerte près d'une base militaire en Angleterre: de l'essence mais aucun explosif retrouvé
-
Trump réunit les grands noms de l'IA à la Maison Blanche
-
Nombre de maternités: la mission "périnatalité" critique un modèle "insoutenable"
-
Foot: nouvelle passe d'armes entre l'UEFA et la Fifa
-
Foot: Manchester City reconnu "coupable" de "graves" infractions financières de 2009 à 2018 par la Premier League
-
Accusé d'antisémitisme, Bardella dénonce "une guerre totale" contre le RN, Mediapart fustige "la violence sidérante de l'extrême droite"
-
Birmanie : 50 morts sur un marché bombardé par l'armée, selon des sources humanitaires
-
Energie: l'Union européenne s'attend à un hiver difficile, avec des prix très élevés
-
La Bourse de Paris lestée par les incertitudes budgétaires, le taux français dépasse 4,80%
-
A Liverpool, Andy Burnham défend un réengagement de l'Etat et se projette au-delà de 2029
-
Les Bourses européennes terminent sans enthousiasme
-
Trump reçoit les patrons de l'IA à la Maison Blanche mardi
-
Thélyson Orélien, l'étoile fuyante
-
L'Iran menace de nouvelles frappes, dans l'attente d'une réponse américaine à son plan pour Ormuz
-
Allemagne: le Rhin à un niveau historiquement bas face à une sécheresse persistante
-
Slovaquie: une enseignante tuée et deux blessés dans une attaque au couteau dans une école
-
Macron en visite d'État en Espagne pour pousser une "Europe plus forte"
-
Allemagne: la plus haute éolienne du monde a atteint sa hauteur finale, à 365 mètres
-
"Ras-le-bol des bas salaires": la fonction publique dans la rue pour son pouvoir d'achat
-
Wall Street ouvre sans direction claire, surveille le pétrole et les taux
-
Equipe de France: l'état de grâce de Zidane
-
Slovaquie: une enseignante tuée et deux blessées dans une attaque au couteau dans une école
-
Cisjordanie: une violente attaque sur un village suscite de rares condamnations par Israël
-
Accusations d'antisémitisme : Bardella dénonce "une guerre totale" contre le RN, première crise pour la campagne Le Pen
-
Au Cameroun, les féminicides se multiplient, les familles réclament justice
-
A Liverpool, le Labour remobilisé derrière Andy Burnham mais attend des réponses
-
La Malaisie commence à renvoyer des ressortissants birmans, inquiétude de l'ONU
-
Budget : enquête ouverte après un signalement de Lecornu sur des fuites dans la presse
-
Alerte près d'une base militaire en Angleterre: confusion après la libération des suspects
-
Ecrits antisémites : Bardella dénonce "une guerre totale" contre le RN, première crise de campagne pour Le Pen
-
Chez les enseignants, le sentiment d'un grand déclassement
-
OpenAI renonce à un nouveau modèle d'IA à quelques heures de la grande conférence DevDay
-
En Ukraine, les "mafias de l'ambre" ressuscitent dans l'ombre de la guerre
-
Journée de grève dans la fonction publique, les premiers cortèges s'élancent
-
"Tout ce qu'on a": les vols de portables alarment les Brésiliens
-
Espagne: les militants du droit au logement mettent en garde le gouvernement
-
L'Iran attend une réponse des Etats-Unis sur son plan pour rouvrir Ormuz
-
"Une intelligence de jeu incroyable": Wembanyama impressionne ses coéquipiers
-
En Inde, la restauration d'une île corallienne menacée de disparition
-
Séoul dénonce "une violation de l'armistice" après l'explosion de mines en zone démilitarisée
Le gouvernement Scholz éclate, l'Allemagne vers des élections anticipées
L'Allemagne est entrée mercredi soir dans une période de crise politique majeure avec l'éclatement du fragile gouvernement de coalition du chancelier Olaf Scholz, qui ouvre la voie à de probables élections anticipées début 2025.
Ce séisme ne pouvait pas tomber à un plus mauvais moment pour la première économie européenne, aux prises avec une grave crise industrielle et qui s'inquiète des répercussions pour son commerce et sa sécurité de l'élection du républicain Donald Trump comme président aux Etats-Unis.
A la tête du pays depuis fin 2021, la coalition hétéroclite unissant sociaux-démocrates et écologistes au libéraux du FDP a volé en éclats suite au limogeage du ministre des Finances Christian Lindner et chef de file des libéraux.
"Nous avons besoin d'un gouvernement capable d'agir et qui ait la force de prendre les décisions nécessaires pour notre pays", a plaidé le chancelier social-démocrate lors d'une allocution solennelle.
Face aux "ultimatums" de son ministre des Finances, partisan d'un strict rigorisme budgétaire, Olaf Scholz a jugé qu'il n'y avait plus "de confiance suffisante pour la poursuite d'une coopération".
Les autres ministres libéraux ont annoncé en fin de soirée leur départ du gouvernement, privant ainsi le gouvernement Scholz de majorité à la chambre des députés.
- Vote crucial mi-janvier -
Le chancelier a annoncé qu'il allait demander le 15 janvier aux députés de se prononcer sur la tenue d'élections anticipées.
Cette décision est l'aboutissement de mois de querelles entre les trois partis du gouvernement sur la politique économique à mener, qui s'est encore accentuée lors de la préparation du budget 2025, devant à tout prix être bouclé en novembre.
Si les élus du Bundestag veulent que des législatives anticipées se tiennent avant la date prévue en septembre 2025, elles pourront avoir lieu "au plus tard fin mars", a indiqué Olaf Scholz.
Pour son ministre de l'Economie et du Climat, l'écologiste Robert Habeck, il n'y a pas de doute : son parti va soutenir la voie "d'élections anticipées ordonnées".
Olaf Scholz et Christian Lindner ont étalé leurs griefs par micros interposés.
Christian Lindner a "trop souvent trahi ma confiance", a déploré Olaf Scholz, dénonçant un comportement "égoïste".
Le chantre de l'austérité budgétaire lui a immédiatement répondu, reprochant au chancelier d'entraîner le pays "dans une phase d'incertitude" avec cette "rupture calculée de cette coalition".
Le divorce a été acté après une journée de pourparlers de crise organisés à la chancellerie pour tenter de sauver l'exécutif dirigé par M. Scholz depuis fin 2021.
"Ce n'est pas un bon jour pour l'Allemagne, ni pour l'Europe", a déploré la ministre des Affaires étrangères Annalena Baerbock, autre figure du parti écologiste.
Jeudi à Budapest, lors du sommet de la Communauté politique européenne (CPE), le chancelier devra s'employer à rassurer ses partenaires européens. Ainsi que le président ukrainien Volodymyr Zelensky, dont Berlin est le deuxième soutien militaire.
Les ruptures de coalition sont très rares en Allemagne et Olaf Scholz voulait initialement mener la sienne jusqu'aux prochaines législatives prévues pour le 28 septembre 2025.
Mais l'équipe gouvernementale est minée depuis des mois par des dissensions politiques notamment sur l'économie et l'immigration, et par des querelles de personnes.
- L'ombre de Trump -
Sans les libéraux et donc sans majorité au Parlement, Olaf Scholz espère encore pouvoir tenir quelques mois pour diriger un gouvernement minoritaire et faire adopter quelques textes de loi.
Il a déclaré qu'il proposerait au chef de l'opposition conservatrice CDU-CSU, Friedrich Merz, de "travailler ensemble de manière constructive sur des questions cruciales pour notre pays", notamment en matière d'économie et de défense.
Olaf Scholz espérait que l'élection de Donald Trump, adepte du protectionnisme et des confrontations diplomatiques, forcerait sa coalition à serrer les rangs.
Mais c'est le contraire qui s'est produit. Le FDP a jugé que l'élection aux Etats-Unis rendait encore plus urgent un changement de cap économique en Allemagne.
Si des élections devaient se tenir demain, l'opposition conservatrice arriverait en tête avec plus de 30% des voix selon les sondages et son chef Friedrich Merz ferait figure de favori pour devenir chancelier.
Mais il aurait du mal lui aussi à former une coalition majoritaire, avec l'extrême droite AfD, en embuscade en deuxième position dans les enquêtes d'opinion.
M.Thompson--AMWN