-
Marathon de Berlin: blessée, Assefa manque le record du monde mais s'impose une troisième fois
-
Alex Bodi et le professeur Dieter Lazik signent un contrat pour ALPHA WHEY et BODI Boisson énergisante
-
Sénatoriales: le RN veut s'implanter, plusieurs sortants réélus
-
Thaïlande: des milliers d’habitants évacués après d'importantes inondations à Bangkok
-
En Espagne, la crise du logement fait un spectaculaire retour sur le devant de la scène
-
A Lourdes, les pèlerins séduits par un pape "simple" à l'écoute des plus vulnérables
-
Arrivée aux Etats-Unis de deux pandas géants envoyés par la Chine
-
Armani couvre de paillettes son élégance discrète
-
Irlande du Nord: rassemblement contre une marche orangiste à Portadown
-
A Lourdes, Léon XIV exhorte à poursuivre la lutte contre le "fléau" des violences sexuelles
-
Budget: une incertitude de plus pour des entreprises très inquiètes
-
En Espagne, la crise du logement s'invite au coeur de Madrid
-
Nouvelle nuit de violence en Afrique du Sud : deux fusillades font 27 morts
-
Au Kurdistan irakien, le traumatisme de la guerre avec l'Iran refait surface
-
Sud-Ouest: face aux mégafeux, les pompiers au défi de garder un "coup d'avance"
-
Des vendanges "5 étoiles" mais des caves déjà pleines: les vignerons italiens s'interrogent
-
A Lourdes, une foule de fidèles pour Léon XIV, attendu sur les violences sexuelles
-
Soudan: dans Khartoum en ruines, la désillusion du retour
-
A Kiev, Moscou cible aussi le panier de courses
-
IA: une start-up allemande appelle l'Europe à "plus d'optimisme" malgré les craintes
-
Sénatoriales: journée décisive pour le RN, en quête d'un groupe au Sénat
-
Foot: dix ans après le drame, Chapecoense et l'Atlético Nacional ont célébré leur amitié
-
Mondiaux de cyclisme: Seixas rêve d'arc-en-ciel à Montréal
-
L'Iran maintient ses conditions pour rouvrir le détroit d'Ormuz
-
Le nord-est des Etats-Unis frappé par une tempête rare pour la saison
-
A Lourdes, Léon XIV face aux victimes de violences sexuelles dans l'Eglise
-
Mike Leigh primé à Saint-Sébastien pour son probable dernier film
-
Laver Cup: l'Europe mène 7 à 5 après la deuxième journée
-
Droit au logement: des manifestants campent dans le centre de Madrid
-
Ligue des nations: l'Espagne, souveraine, réussit sa reprise en Angleterre
-
Top 14: Paris fait tomber le leader Lyon, Pau et Bayonne à l'affut
-
Mode à Milan: la créatrice Louise Trotter s'affirme chez Bottega Veneta
-
Porté par le succès populaire, le pape Léon XIV est arrivé à Lourdes
-
Triathlon: Cassandre Beaugrand, un 2e titre mondial au terme d'une année parfaite
-
Mondiaux de cyclisme: le couronnement de Demi Vollering
-
Women XV Global Series: les Bleues, solides et disciplinées, s'offrent le Canada
-
Après la messe géante à Paris, le pape Léon XIV arrive à Lourdes
-
"J'ai peur pour mes enfants": des marches pour le climat partout en France
-
Canaux qui débordent et routes submergées: graves inondations à Bangkok
-
F1: Russell intouchable à Bakou, retour en fanfare pour Hadjar
-
"Jour de fête" à Paris pour la messe du pape Léon XIV
-
Trump rejette le plan iranien pour rouvrir le détroit d'Ormuz
-
Après la messe géante, le pape Léon XIV, acclamé par une marée humaine, part pour Lourdes
-
Ceuta : des milliers de personnes manifestent contre le gouvernement à Madrid
-
L'Allemagne choisit Munich pour défendre ses chances d'organiser les JO en 2036, 2040 ou 2044
-
Le pape Léon XIV, acclamé par une marée humaine, célèbre une messe géante à Paris
-
NBA: Stephen Curry prolonge avec les Golden State Warriors (club)
-
De l'Etoile à la Concorde, foule XXL pour une messe papale "marquante"
-
Mondiaux de cyclisme: la Belgique, deux leaders, un problème?
-
Athènes : six morts dans l'effondrement d'un immeuble d'un quartier touristique
En Irak, des briquetiers "fatigués" mais sans alternative
A l'aube, Dalia et Rukaya Ghali, deux jeunes soeurs, chargent un âne de lourdes briques. Couvertes de saleté, elles travaillent dur pendant des heures dans une briqueterie irakienne pour subvenir aux besoins de leur famille nombreuse.
En Irak, des centaines de jeunes, et parfois des enfants âgés d'à peine dix ans, doivent abandonner l'école et travailler dans des briqueteries alimentées au pétrole pour aider leurs proches à joindre les deux bouts.
"Je suis très fatiguée, mais que pouvons-nous faire d'autre?", interroge Dalia Ghali, 17 ans, le visage couvert d'un foulard pour se protéger de la fumée et de la poussière saturant l'air près de la ville d'al-Kifl, à quelque 145 kilomètres au sud de Bagdad, dans la province de Babylone.
"Sans moi et ma soeur, notre famille n'aurait pas pu survivre", ajoute-t-elle au côté de sa cadette, âgée de 16 ans.
Selon les autorités, près de 17% des 45 millions d'Irakiens vivent dans la pauvreté, Babylone étant la deuxième province dans la situation la plus précaire.
La misère a poussé 5% des enfants au travail dans le pays, riche en pétrole, selon une étude de l'ONU, dont Dalia, qui a commencé à travailler à l'âge de dix ans.
Pour environ sept à huit heures de travail quotidiennes, six jours sur sept, elle gagne environ 75 euros par semaine, juste assez pour permettre à deux de ses frères et soeurs de rester à l'école.
Les briqueteries brûlent du mazout lourd, riche en soufre, causant des maladies respiratoires. La poussière dégagée abîme aussi les poumons des ouvriers, souvent touchés par des éruptions cutanées et une toux persistante.
Les autorités ont demandé aux briqueteries de cesser progressivement d'utiliser du mazout lourd et ont fermé 111 usines près de Bagdad en 2024 pour non-respect des normes environnementales.
- Manque de "soutien" -
En été, les ouvriers débutent à minuit pour éviter la chaleur torride.
Les femmes et les enfants chargent l'argile moulée sur une charrette tirée par un âne, puis l'acheminent vers un four en forme de dôme, où plusieurs hommes la déchargent pour le remplir.
L'oncle de Dalia, Atiya Ghali, a commencé dans des briqueteries à l'âge de 12 ans et supervise aujourd'hui des dizaines d'ouvriers.
Chaque été, les ouvriers, dont M. Ghali, s'installent avec leur famille dans de petites pièces en argile au sein de l'usine pour échapper aux longues coupures d'électricité et aux pénuries d'eau chez eux.
"Nos salaires sont insuffisants et les autorités ne nous soutiennent pas", estime l'homme de 43 ans, soulignant que tout le monde ne pouvait pas avoir un "travail aussi dur".
Malgré des conditions de vie difficiles, M. Ghali, qui n'a jamais eu d'autre emploi, se dit toutefois prêt à travailler "toute (sa) vie" dans cette usine, n'ayant pas d'autre source de revenus.
Sa femme Tahrir, 35 ans, travaille souvent avec lui mais refuse d'amener ses six enfants à l'usine comme leurs cousines.
"Je veux qu'ils deviennent médecins."
- Certains "sont morts" -
Chaque matin, Sabah Mahdi, 33 ans, part travailler avec l'angoisse constante du risque d'accidents liés à son métier.
"Certains ont été blessés et d'autres sont morts", assure-t-il, évoquant le décès d'un collègue coincé dans une machine à couper les briques et d'un autre brûlé dans le four.
En 2024, 28 briquetiers ont perdu la vie et 80 ont été blessés dans le centre et le sud de l'Irak, victimes d'explosions de réservoirs, d'incendies et de l'effondrement de plafonds, ont rapporté des sources médicales à l'AFP.
Malgré le danger, de nombreux ouvriers ont appelé les autorités à ne pas fermer les usines, pour beaucoup leur seule source de revenus, tout en demandant des améliorations des conditions de travail et leur inclusion dans les régimes de sécurité sociale.
Hamza Saghir, 30 ans, tousse sans relâche depuis des années. Son médecin lui a conseillé de trouver un nouvel emploi "loin de la poussière et de la chaleur".
Il rêve depuis longtemps de devenir chauffeur de taxi et de "construire une maison". Mais avec son maigre salaire, il peut à peine subvenir aux besoins de sa famille de 15 personnes.
Selon lui, il n'a pas le choix.
"Je ne sais ni lire ni écrire. Je ne peux pas quitter mon travail."
D.Moore--AMWN