-
Équipe de France: Zidane et son staff sont à pied d'œuvre
-
Carney fait les yeux doux aux investisseurs et rassure sur sa relation avec Washington
-
La Bourse de Paris en recul, L'Oréal passe devant LVMH
-
L'opération anti-LGBT+ en Turquie se poursuit, les protestations aussi
-
Foot: après six matches, Lens se sépare déjà de Dino Toppmöller
-
Flambée des carburants: TotalEnergies maître du jeu, critiqué par les distributeurs
-
A Concarneau, la course au large rend hommage à Charlie Dalin
-
Opposé à l'accueil de demandeurs d'asile, un village anglais propose une "sécession"
-
Vers un procès en janvier à Washington pour un Libyen accusé d'implication dans l'attentat de Lockerbie
-
Des taux au plus haut depuis 2007 plombent les marchés avant la Fed
-
Pétrole: l'étau se resserre sur les exportations saoudiennes
-
Après son succès, l'allemand Isar Aerospace décroche cinq nouveaux lancements
-
Première peine de prison ferme dans le scandale du périscolaire parisien
-
Dons d'organes en France : des pistes pour augmenter les greffes et explorer les xénogreffes
-
Salaires, carburants, mobilisations... le pouvoir d'achat s'impose dans la campagne
-
Objets personnels et souvenirs de Brigitte Bardot aux enchères à Paris
-
Le Caire et Ryad appellent à garantir la libre navigation en mer Rouge
-
RDC: Heurts et gaz lacrymogène lors de rassemblements de l'opposition
-
Danemark, Lituanie : l'UE dénonce la montée des "provocations" russes
-
Trump fustige une décision "horrible" de la Cour suprême sur le vote par correspondance
-
Sécu, diplômes... : l'UE veut faciliter la mobilité des travailleurs
-
Budget: l'écologie de nouveau sous pression, au sortir d'un été torride
-
Des taux américains au plus haut depuis 2007 pèsent sur les marchés avant la Fed
-
Allemagne: le moral des investisseurs progresse bien moins qu'attendu en septembre
-
Voix iconique des Rita Mitsouko, Catherine Ringer s'est éteinte
-
Wall Street ouvre en baisse, minée par la flambée des taux
-
Salaires, conditions de travail, reconnaissance: les policiers d'Alliance manifestent à Paris
-
Dette: "pas de craintes sur le financement de l'Etat", affirme le gouverneur de la Banque de France
-
Inde: près de cinq millions de personnes touchées par des inondations au Bihar
-
Vortex, le pari franco-allemand sur le vol habité européen
-
Périscolaire à Paris: Hidalgo reconnaît des failles mais parle d'un "échec collectif"
-
Athlétisme: Nairobi accueillera en 2029 les premiers Mondiaux en Afrique
-
RDC : Ebola continue de s'étendre de façon "exponentielle" au Nord-Kivu, alerte l'OMS
-
Marchés: des taux américains inédits depuis 2007, prudence sur les Bourses
-
Catherine Ringer, célèbre voix des Rita Mitsouko, s'est éteinte
-
Mobilisation massive des électriciens et gaziers pour défendre leur "tarif agent"
-
Macron baptise la première promotion du nouveau service national du nom d'un résistant fusillé à 16 ans
-
Le Pentagone reconnait une "pénurie" de munitions liée à la guerre en Iran
-
Un drone abattu pour la première fois par l'Otan au-dessus de la Lituanie
-
Récoltes de maïs, betteraves ou pommes de terre au plus bas
-
Electriciens et gaziers mobilisés pour défendre leur "tarif agent"
-
L'avion spatial franco-allemand Vortex pourrait transporter des astronautes
-
Dette: "pas de craintes sur le financement de l'Etat", indique le gouverneur de la Banque de France
-
Nucléaire: 80% de grévistes dans la plus grosse centrale française à Gravelines (syndicats)
-
La Thaïlande accuse le Cambodge de "jouer les victimes" devant la médiation internationale
-
Grèce : un ex-responsable néonazi d'Aube dorée sort de prison et annonce son retour en politique
-
Lecornu saisit le Cese sur l'adaptation au changement climatique
-
Carburants: levée du blocage par les pêcheurs du dépôt pétrolier de Fos-sur-Mer
-
Le Danemark accuse la Russie d'avoir tiré des fusées éclairantes vers un de ses hélicoptères
-
L'Ukraine prendra des "mesures de désescalade" si la Russie fait de même, affirme Zelensky
Faut-il "arrêter d'embaucher des humains"? La Silicon Valley face à la révolution du travail avec l'IA
Maîtrisez le code, développez l'esprit critique et cultivez vos qualités humaines : réunie en conférence cette semaine à San Francisco, l'industrie de l'intelligence artificielle a esquissé le kit de survie des travailleurs à l'ère des agents IA, sans savoir encore combien d'emplois cette révolution va emporter.
"Stop hiring humans" (arrêtez d'embaucher des humains), proclame la publicité d'un exposant dès l'entrée de HumanX, une conférence de quatre jours réunissant environ 6.500 investisseurs, entrepreneurs et cadres dirigeants de la tech.
Sur la scène principale, May Habib, patronne de la plateforme d'IA Writer, l'assure au public: les directions des plus grandes entreprises américaines "sont en pleine crise de panique collective" sur ce sujet.
Pourtant, l'invocation de l'IA pour justifier de récentes vagues de licenciements retentissantes est vue par la plupart des intervenants comme un faux prétexte. De l'"AI washing", disait en février le patron d'OpenAI Sam Altman.
D'un panel à l'autre, investisseurs, patrons de PME et fondateurs de startups convergent sur le constat: l'IA va transformer "chaque entreprise, chaque emploi, chaque façon de travailler", a résumé Matt Garman, directeur général du géant de l'informatique en ligne Amazon Web Services (AWS).
Aux tables rondes, on éviter de parler de destructions d'emplois. L'IA "n'est qu'un outil" et l'adaptation est le maître mot.
Mais c'est sur ses contours que le débat commence. Il y a deux ans, Jensen Huang, le patron de Nvidia, avait fait sensation en affirmant que "personne ne devrait plus avoir à programmer", l'IA allant le faire bien plus vite et mieux.
"Je vois ça comme l'un des pires conseils de carrière jamais donné", a rétorqué mardi Andrew Ng, fondateur de la plateforme de formation DeepLearning.AI et voix très écoutée de la Silicon Valley.
Selon lui, coder n'est pas une compétence obsolète et l'IA l'a démocratisé.
"N'écrivez pas du code à la main, demandez à l'IA de le faire et vous serez plus puissant", conseille-t-il. Mais moins nombreux aussi: là où il confiait ses projets à quinze ingénieurs, deux suffisent désormais.
Un leitmotiv s'est aussi installé dans la Silicon Valley: les "soft skills", autrement dit les qualités humaines et le savoir-être, vont prendre plus de valeur que jamais.
"Ce qui va distinguer un employé, ce sont les compétences humaines: esprit critique, communication, travail en équipe", résume Greg Hart, le PDG de la plateforme de formation Coursera, qui a vu l'audience de ses formations à la pensée critique tripler en un an.
- Avoir du jugement -
Daniela Amodei, co-fondatrice d'Anthropic, l'avait déjà dit en février: "ce qui nous rend humains va devenir beaucoup plus important. Chez Anthropic, nous recrutons des gens qui communiquent bien, qui ont de l'empathie, qui sont curieux".
Florian Douetteau, PDG de Dataiku, entreprise française spécialisée dans l'IA pour grandes entreprises, abonde: la vraie valeur ajoutée de l'humain, dit-il à l'AFP, c'est "cette capacité d'avoir du jugement: de s'asseoir avec un crayon et de synthétiser, de dire 'je pense que...'".
Il décrit un monde où l'agent IA travaille la nuit, voit son humain réviser les résultats le matin, puis reprendre en autonomie pendant la pause déjeuner.
Mais l'entrepreneur s'inquiète : "on va avoir une génération de gens qui n'auront jamais écrit un truc de bout en bout de leur vie. C'est assez flippant."
Les conseils de l'industrie risquent toutefois de sonner creux pour une génération qui peine à décrocher son premier emploi. L'IA a automatisé en premier des tâches qui leur servaient d'apprentissage.
Et les recrutements de profils avec moins d'un an d'expérience ont chuté de 50% entre 2019 et 2024 chez les grands de la tech américaine, selon une étude du fonds SignalFire.
Aucune génération n'est à l'abri et "nous devrions nous préparer à la perte d'emplois dans de nombreuses catégories", a averti l'ancien vice-président américain Al Gore.
Seule voix vraiment discordante, il a plaidé pour un plan d'action pour cartographier les emplois menacés et préparer les reconversions. Pour ne pas répéter les erreurs de la désindustrialisation lors de la mondialisation des années 2000.
Mais, a-t-il déploré, "peut-être qu'on évite d'en parler parce que ça risque de ralentir l'enthousiasme pour la technologie".
O.M.Souza--AMWN