-
Poissons avariés, commerces au ralenti: les Gambiens exaspérés par les coupures électriques
-
En Ecosse, Charles III réunit les poids lourds de l'IA et réclame des garanties
-
Ligue Europa: l'OM et l'Europe, pour quoi faire et comment faire ?
-
Messi marque son 100e but avec l'Inter Miami et glane un nouveau trophée
-
Une sonde de la Nasa permet de découvrir un nouveau cratère sur la Lune
-
Le Congrès américain adopte un nouveau paquet de sanctions contre la Russie
-
Espagne: le Barça danse sous la pluie et fait cavalier seul
-
Ligue Europa: nul frustrant pour Rennes à Graz
-
Ligue Europa: Lyon débute bien face à Anderlecht
-
Espagne: critiqué, Mbappé affirme soutenir les habitants de Ceuta "à 100%"
-
L'inflation "trop élevée" pousse la Fed à serrer la vis et braver Trump
-
Yémen: les Houthis font état de frappes de Ryad, qui les accuse d'attaque à La Mecque
-
Le Congrès américain s'en prend aux centres de données, en plein débat sur l'IA
-
Le chef de l'ONU appelle à une "coordination mondiale" sur l'IA
-
Pour tenter de contenir la colère sociale, Lecornu prolonge les aides sur les carburants
-
La Fed relève ses taux face à l'inflation, à contre-courant de Trump
-
Déraillement en Normandie: la SNCF prévoit "plusieurs" semaines de travaux
-
La Bourse de Paris prend des risques calculés avant la Fed
-
Gaza: 21 morts dont 12 enfants dans l'effondrement d'un immeuble
-
"On perd le contrôle", met en garde le pionnier de l'IA Yoshua Bengio
-
La plus grande aciérie d'Italie reste en suspens
-
Les Bourses européennes terminent en hausse avant l'annonce de la Fed
-
Indonésie : les habitants de Pontianak suffoquent sous la fumée des incendies
-
La gauche s'indigne d'une "exposition antiavortement" au Parlement européen
-
Alpes 2030: le CIO rassuré, mais qui maintenant pour incarner ces Jeux?
-
L'ex-président du Kosovo condamné à 25 ans de prison pour crimes de guerre
-
Un plan national pour organiser la lutte contre le frelon asiatique
-
Cancer du sein: à l'Institut Curie, la recherche explore les tumeurs sur puce
-
France: près de 8.000 décès en excès après un été de canicules quasi continues
-
Les eurodéputés autorisent les frais de traitement sur les petits colis
-
Royaume-Uni: le Premier ministre promet des "décisions difficiles" avant le budget
-
Le président libanais veut un accord de sécurité avec Israël, qui pourrait préluder à la paix
-
Ryad accuse les Houthis du Yémen d'avoir attaqué La Mecque, "une ligne rouge"
-
L'IA menace d'accroître les inégalités de genre sur le marché du travail, selon un rapport
-
Le procès pour corruption de Rachida Dati s'est ouvert, en l'absence de Carlos Ghosn
-
Philippe Brun écarté pour des accusations de violence, la primaire de la gauche commence mal
-
Périscolaire à Paris: le maire Emmanuel Grégoire exprime ses "profonds regrets" devant le Sénat
-
Premier procès à Macao en vertu de la loi de sécurité nationale
-
La plus grande aciérie d'Italie pourrait passer à l'électrique, selon le gouvernement
-
L'ancien président du Kosovo Hashim Thaçi condamné à 25 ans de prison pour crimes de guerre
-
Indonésie : les incendies, menace supplémentaire pour l'éléphant de Sumatra
-
A moins de 1,70 euro le litre de carburant, les stations d'Andorre font le plein
-
Réseaux sociaux: l'UE propose une interdiction aux moins de 13 ans et des "mini-comptes" pour ados
-
Carburants: Macron demande au gouvernement une "totale mobilisation" sur l'approvisionnement et les prix
-
Gaza: 20 morts et des dizaines de disparus dans l'effondrement d'un immeuble
-
Brad Pitt, Penélope Cruz et Marion Cotillard au festival de cinéma de Saint-Sébastien
-
Revolut victime d'une usurpation d'identité, des données clients compromises
-
Sur la côte baltique, les sociaux-démocrates tentent de stopper la vague de l'extrême droite
-
IA: le pape met en garde contre une dépendance croissante aux algorithmes
-
La Bourse de Paris en légère hausse avant la Fed
Ouganda: une mouche au secours des agriculteurs touchés par la hausse des prix des engrais
Quand les prix des engrais se sont envolés après l'invasion russe de l'Ukraine, Peter Wakisi s'est inquiété pour l'avenir de sa ferme et de sa famille. Puis une mouche est venue au secours de ce villageois du centre de l'Ouganda.
Peter Wakisi fait partie d'un programme d'élevage et de vente de larves de mouche soldat noire, lancé par une startup néerlandaise pour venir en aide aux agriculteurs locaux.
Ces minuscules larves sont dotées d'un insatiable appétit pour les déchets organiques et leurs puissantes enzymes gastriques les transforment en engrais.
Peter Wakisi en élève plusieurs milliers dans des bidons, qu'abrite son village de Kawoomya Nyiize, dans le centre de l'Ouganda. Et les bénéfices dépassent ses espérances.
"Le fumier des déchets générés par la mouche soldat noire, mélangé aux déchets organiques et aux excréments de porc, est sans danger pour le sol et coûte beaucoup moins cher que les engrais non-organiques dont les prix ont augmenté avec la guerre entre la Russie et l'Ukraine", explique ce père de quatre enfants.
"Les engrais organiques ont réduit de près de 60% les dépenses que j'avais pour les engrais chimiques. Mes plantes sont en meilleure santé et les rendements sont meilleurs maintenant", ajoute-t-il.
D'autant qu'une fois les larves écloses, il revend les insectes à des scientifiques trois fois le prix d'achat des larves.
Ce programme est géré par Marula Proteen Limited, startup néerlandaise basée dans la capitale Kampala, et est en partie financé par le gouvernement des Pays-Bas.
"La matière produite par les mouches soldats noires regorge de microbes sains qui fournissent des nutriments essentiels", explique Tommie Hooft, directeur de Marula Proteen.
"Un sol qui ne reconstitue pas son potentiel organique finit par s'épuiser et les rendements des plantes diminuent considérablement", souligne-t-il.
- Local et inépuisable -
Pour Scola Namataka, mère célibataire vivant dans le village de Nakirubi à Kayunga, il était impensable d'élever des insectes connus pour se régaler d'excréments.
"J'ai dit que ce n'était pas possible d'élever ces asticots", raconte cette trentenaire, en fourrant sa main dans un bidon pour en sortir une poignée de larves frétillantes.
Mais avec des rentrées d'argent de plus en plus rares et le sol de la ferme familiale de plus en plus pauvre, elle n'avait guère le choix quand elle a entendu parler en mars de ce programme.
Depuis qu'elle s'est inscrite, ses cultures prospèrent, dit-elle. Et elle s'est même habituée à l'odeur âcre de l'installation d'élevage des larves dans son jardin.
Depuis la guerre en Ukraine, la mouche noire soldat apparaît comme une véritable alternative pour les exploitations agricoles dépendantes des engrais, russes notamment.
"Notre engrais organique est produit localement et toujours disponible", explique Tommie Hooft.
Les femelles adultes pondent des centaines d'œufs au cours de leurs deux semaines de vie et avec l'appétit vorace des larves - qui multiplient par 6.000 leur taille initiale -, peu de risque de manquer de fumier.
Marula Proteen vend également de l'engrais à de grandes entreprises, comme Clarke Farms qui possède 1.500 hectares de plantations de café à environ 300 kilomètres à l'ouest de Kampala.
- Petite mouche, grands effets -
La startup néerlandaise s'est associée avec la municipalité de la capitale Kampala et elle collecte entre huit et dix tonnes par jour de déchets, notamment sur les marchés, qui sont ensuite utilisés pour nourrir les larves.
"Enrichir les sols en utilisant des nutriments organiques est un procédé durable, renforçant la résilience des sols qui nourrissent les plantes", déclare Ruchi Tripathi, de l'ONG Service de volontariat à l'étranger (VSO) qui s'est associée avec Marulo Proteen.
Selon elle, cette petite mouche noire est une solution à de nombreuses problématiques.
"Cela améliore la sécurité alimentaire, réduit la dépendance à des fertilisants chimiques onéreux à base de pétrole, ce qui permet de lutter contre le changement climatique", poursuit-elle.
Elle a également permis à Peter Wakisi de louer un tracteur, nourrir ses enfants et payer les frais de scolarité pour ses quatre frères et sœurs cadets.
Le père de famille n'a plus à se soucier des prix des engrais, qui continuent d'augmenter. "J'ai abandonné les fertilisants chimiques", assure-t-il.
L.Mason--AMWN