-
Pour ses 80 ans, Trump invite le MMA à la Maison Blanche
-
Les Suisses aux urnes sur le plafonnage de la population et le service civil
-
Les "No-G7" à l'assaut de Genève avant le sommet d'Evian
-
Mondial-2026: la Suisse rate ses débuts en concédant le nul face au Qatar (1-1)
-
Top 14: Le Racing 92, en spécialiste, s'offre le barrage à Pau
-
A Aubervilliers, Raphaël Glucksmann refuse l'"esprit de défaite"
-
Le chef du gang Tren de Aragua tué dans une opération américano-vénézuélienne
-
L'hôtel Royal d'Evian-les-Bains, écrin du G7 pour la seconde fois
-
Au G7, Trump imposera son humeur et son calendrier
-
Tour Aura: la folle remontée inachevée de Paul Seixas
-
Tennis: Serena Williams associée à Karolina Muchova en double à Berlin
-
Liban: frappes israéliennes dans le sud du pays après des avertissements d'Israël
-
La Suède célèbre les noces d'or du couple royal
-
Mondial-2026: coup de chaud sur les Bleus
-
24 heures du Mans: la course est lancée, BMW en tête
-
"La haine est la seule menace pour nos rues": à Belfast, des milliers de manifestants après les violences
-
Tour Aura: Paul Seixas, auteur d'une folle remontada après une chute
-
Liban: frappes israéliennes dans le sud du pays après un avertissement d'Israël
-
Viols: le jockey Pierre-Charles Boudot de retour en piste au lendemain d'un pourvoi en cassation
-
Italie: à Florence, la restauration des fresques de Giotto dévoilée
-
Les durées des arrêts de travail limitées à partir du 1er septembre
-
Chlordécone: l'indemnisation des victimes envisagée d'ici "un an"
-
Rheinmetall n'exclut pas un retrait de Paris du char franco-allemand du futur
-
"Guerre de l'IA", "souveraineté" : la suspension d'Anthropic s'invite dans la présidentielle française
-
Téhéran et Washington sur le point de finaliser un accord, annonce le médiateur pakistanais
-
Les robots de ménage dotés d'IA quittent les labos pour les salons chinois
-
Les Etats-Unis valident le rachat de Warner par Paramount pour 111 milliards de dollars
-
Mondial-2026: et maintenant, place au Brésil !
-
L'accusation de "narcoterroriste" a remplacé celle de "communiste" estime la Nobel de la paix Rigoberta Menchú
-
À Belfast, des violences anti-immigrés dans une ville marquée par les divisions
-
A Aubervilliers, Raphaël Glucksmann au défi de convaincre son camp
-
Lot-et-Garonne: après les crues, la coûteuse reconstruction des digues
-
Budget: Lecornu demande à ses ministres de "corriger" les demandes des services
-
Onze pouliches pur-sang de trois ans en quête d'un titre de championne d'Europe
-
Les Etats-Unis disent avoir abattu des drones iraniens, malgré l'optimisme affiché pour un accord
-
Les Thaïlandais rendent hommage à leur princesse disparue
-
Après trente ans d'absence, les maîtres du sumo de retour à Paris
-
Mondial-2026: Avec Brésil-Maroc, les choses sérieuses commencent
-
Le chef du gang vénézuélien Tren de Aragua tué dans une frappe américaine
-
Australie: une nageuse dans un état critique après avoir été mordue par un requin
-
Le chef du gang vénézuélien Tren de Aragua tué dans une frappe américaine, annonce Trump
-
Washington invoque la sécurité nationale et force Anthropic à suspendre son IA la plus puissante
-
24 Heures du Mans: Cadillac et BMW veulent renverser Ferrari et Toyota
-
Mondial-2026: le Canada débute par un nul contre la Bosnie
-
L'Iran et les Etats-Unis jugent un accord proche
-
Les Bourses mondiales terminent en hausse, saluent les débuts de SpaceX à Wall Street
-
SpaceX, l'entreprise qui promet Mars, en cinq moments forts
-
Wall Street en hausse, table sur un accord USA-Iran et salue l'entrée en Bourse de SpaceX
-
Mondial-2026: la Roja est "favorite", affirme Grimaldo à l'AFP
-
Mondial-2026: en pleine ferveur autour du ballon rond, le Canada lance la compétition sur son sol
Macron transforme le paysage de la recherche française
Emmanuel Macron a lancé jeudi les grands travaux pour réorganiser la recherche publique française afin que le pays reste "une grande nation de savoirs", rouvrant au passage le chantier à hauts risques de l'autonomie des universités.
"D'ici dix-huit mois", le chef de l'Etat a annoncé depuis l'Elysée où il avait réuni plusieurs dizaines de chercheurs, une "vraie révolution" pour l'ensemble du système de recherche, souvent décrié pour sa grande complexité et ses lourdeurs bureaucratiques.
Objectif: remédier à un "morcellement" qui affaiblit la position mondiale des chercheurs hexagonaux et in fine la capacité de la France à figurer au premier rang des innovations scientifiques.
"Ce morcellement désordonné nous prive de nous concentrer sur de grands défis partagés, nous empêche d’être réactifs en cas d’urgence et diminue notre capacité parfois d'être attractif aussi dans le monde", a-t-il estimé.
En toile de fond, Emmanuel Macron a déploré l'"étrange défaite" du vaccin contre le Covid-19, la France ayant découvert le principe de l'ARN messager mais n'ayant pas su mettre au point le remède.
"La France est passée du sixième au neuvième rang entre 2005 et 2017 en termes de volume mais aussi de qualité des publications", a en outre rappelé le président de la République.
Face au risque de déclassement, mais sans oublier de vanter son bilan depuis 2017 avec les milliards promis par la loi de programmation sur la recherche (+25 milliards sur 10 ans) et ceux du programme d'investissement France 2030, M. Macron a décidé d'engager une vaste transformation du rôle et des missions des grands organismes nationaux de recherche, comme le CNRS, l'Inserm, l'Inrae et le CEA.
Ils doivent se transformer "en de vraies agences de programmes", qui seront "stratèges" dans leur domaine pour tout l'éco-système de la recherche publique.
Il a aussi promis un "choc de confiance" pour les chercheurs qu'il veut débarrasser de toute "bureaucratie".
Le chef de l'Etat a également installé un "Conseil présidentiel de la science" chargé de l'éclairer sur les enjeux scientifiques d'avenir, composé d'une dizaine de chercheurs dont les prix Nobel de physique Alain Aspect et d'économie Jean Tirole, et le mathématicien Hugo Duminil-Copin, lauréat de la médaille Fields.
Pour Jean-Michel Minovez, responsable du secteur recherche du Snesup-FSU, premier syndicat de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, les annonces du chef de l'Etat relèvent d'une "hyper présidentialisation" et d"un pilotage par le haut". Le syndicaliste fustige une logique de "planification" qui "met en danger la recherche fondamentale" et "empêche l’émergence de découvertes qui sont le fruit d’un long cheminement collaboratif".
-"Sans tabou"-
En dévoilant cette nouvelle feuille de route, Emmanuel Macron en a profité pour prôner davantage "d'autonomie" aux universités pour qu'elles "organisent et gèrent la recherche" au niveau local, selon une "logique de site".
"Ce que je leur propose, c'est d'ici à dix-huit mois d'ouvrir l'acte deux de l'autonomie et d'aller vers la vraie autonomie", a-t-il lancé.
"Il faut avancer sans tabou" sur "les enjeux de gouvernance, de modèle économique et, en effet, bâtir des vrais contrats d'objectifs, de moyens et de performance avec des financements beaucoup plus incitatifs", a-t-il ajouté.
Le président s'est gardé d'évoquer une modification du "statut" des personnels de l'enseignement supérieur et de la recherche, un vrai casus belli pour les syndicats du secteur.
L'acte un de l'autonomie, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, avait donné lieu à un long bras de fer entre l'exécutif et les enseignants-chercheurs rejoints par les syndicats étudiants durant l'hiver 2007/2008.
La loi Liberté et responsabilités des universités (LRU) d'août 2007, dite "loi Pécresse", a transformé la gouvernance des universités en leur conférant plus d'autonomie: les établissements gèrent leur budget (les grands axes ne sont plus prédéterminés par l'Etat) et leurs ressources humaines (notamment la masse salariale).
Cet "acte 2" de l'autonomie risque de "renforcer la concurrence entre les universités et déconstruire l’idée d’un service public d’intérêt national", met en garde Hugo Harari-Kermadec, enseignant-chercheur à l'Université d'Orléans, spécialiste de l'économie de l'enseignement supérieur et de la recherche.
J.Oliveira--AMWN