-
Bill Clinton passe au gril sur ses liens de proximité avec Epstein
-
Le Pakistan déclare la "guerre" aux autorités talibanes d'Afghanistan
-
L'heure du réquisitoire au procès en appel sur l'assassinat de Samuel Paty
-
Aux procès des réseaux sociaux, une Américaine assure que YouTube et Instagram ont nourri sa dépression
-
Argentine: feu vert du Sénat à une loi sur les mines en zone de glaciers
-
"L'Attachement" et "Nouvelle Vague" s'imposent aux Césars
-
Affaire Epstein: auditionnée, Hillary Clinton juge que c'est Trump qui doit être entendu
-
Municipales: en meeting à Lyon, Mélenchon défend la Jeune Garde et charge la presse
-
Amiante: la Répression des fraudes en France appelle à suspendre la vente de tous les "jouets à base de sable"
-
Procès réseaux sociaux: la plaignante affirme avoir été accro à YouTube, où elle passait "tout (son) temps"
-
César: la cérémonie s'ouvre par un hommage à l'acteur Jim Carrey
-
Wall Street pas convaincue par Nvidia malgré des résultats records
-
Ligue Europa: à Belgrade, Lille éteint l'Étoile rouge et file en 8e
-
Pluies torrentielles au Brésil: la recherche de disparus se poursuit, le bilan grimpe à 55 morts
-
Affaire Epstein: à son audition, Hillary Clinton réclame que Trump soit entendu
-
Après le déluge, le chien Paquito et d'autres animaux de compagnie sauvés au Brésil
-
L'Iran salue de "bons progrès", nouveaux pourparlers avec Washington "dans moins d'une semaine"
-
"Progrès significatifs" lors des pourparlers irano-américains, selon le médiateur omanais
-
Uruguay et Argentine, premiers à ratifier l'accord UE-Mercosur
-
Gouvernement: quatre nouveaux entrants dont Catherine Pégard à la Culture
-
A Genève, pourparlers entre Iran et Etats-Unis pour éviter une guerre
-
Sophie Adenot, dans l'espace "comme un poisson dans l'eau"
-
La SNCF a engrangé de gros bénéfices en 2025, qui servent à régénérer le réseau ferré
-
La Première ministre danoise convoque des législatives pour le 24 mars
-
Allemagne : succès judiciaire pour l'AfD, qui n'est pas un parti "extrémiste" à ce stade
-
Affaire Epstein: les époux Clinton auditionnés, les démocrates veulent entendre Trump
-
Municipales: Mélenchon en meeting à Lyon, sous pression depuis la mort de Quentin Deranque
-
Les pays de l'UE pourront financer avec des fonds européens des avortements "sûrs"
-
Kenya: premières injections d'un nouveau traitement prometteur contre le VIH
-
Affaire Epstein : le patron du Forum de Davos Børge Brende annonce sa démission
-
Argentine: militants de Greenpeace interpellés au Parlement après une action contre une loi sur les mines en zone de glaciers
-
Le nombre de fermes en agriculture biologique a baissé pour la première fois en 2025
-
L'île de Jersey légalise l'aide à mourir
-
Wall Street en ordre dispersé après les résultats de Nvidia
-
Noosha Aubel : Scandale à Potsdam autour d'un enfant gravement handicapé
-
Norvège : le roi Harald, 89 ans, autorisé à quitter l'hôpital de Tenerife
-
César 2026: le cinéma français désigne ses lauréats jeudi soir
-
France: l'Iranienne Esfandiari condamnée à un an de prison ferme, annonce faire appel
-
Avant Bill Clinton, Hillary devant une commission parlementaire pour s'expliquer sur leurs liens avec Epstein
-
Au Royaume-Uni, triangulaire à suspense dans un fief du Labour
-
En Albanie, l'actrice devenue le visage de la "ministre IA" veut récupérer son sourire
-
Discussions Kiev-Washington à Genève, Moscou dit n'avoir "aucune échéance" pour mettre fin à la guerre
-
Scandale des écoutes illégales en Grèce: huit ans de prison pour les quatre accusés
-
Philippines : éruption du volcan Kanlaon
-
En Asie du Sud-Est, un boom des centres de données porté par l'IA pèse sur les ressources
-
Bansko, la station de ski bulgare devenue refuge pour nomades numériques
-
Bourse de Paris: Le CAC 40 franchit la barre des 8.600 points pour la première fois
-
Le géant de l'audiovisuel Mediawan affirme son ancrage français
-
Un sculpteur pakistanais transforme la ferraille en œuvres monumentales
-
Hong Kong: l'ex-magnat prodémocratie Jimmy Lai remporte son appel contre une condamnation pour fraude
Gentiane jaune et vaches Aubrac, une alliance durable
Sur les plateaux du Massif central, une alliance vertueuse s'est nouée entre les vaches Aubrac et la gentiane jaune, au service de la gestion durable du territoire: l'animal entretient un paysage propice à la plante qui le nourrit.
Entre la vache et la "fée jaune", dont les fleurs colorent les estives au printemps et dont la racine parfume les liqueurs d'une note douce et amère, s'est tissée une riche complémentarité, s'accordent à dire les acteurs de la filière, réunis pour une conférence au Salon de l'Agriculture par l'établissement public FranceAgriMer.
"En pâturant en estive, la vache maintient un paysage ouvert", nécessaire à l'épanouissement de la plante, et l'exploitation de la gentiane "offre un complément de revenu aux éleveurs", résume Stéphanie Flahaut, représentante de l'association Gentiana Lutea, qui regroupe l'interprofession de la gentiane.
Cette plante sauvage, qui peut vivre une cinquantaine d'années et s'épanouit entre 800 et 2.500 mètres d'altitude, pousse sur les massifs montagneux, du nord de la péninsule ibérique jusqu'en Italie ou en Croatie.
- Liqueur, pharmacie et cosmétique -
Mais la majeure partie de la production mondiale de gentiane - de quelques milliers de tonnes - vient de France, selon une étude de FranceAgriMer de 2015. Et le Massif central est la plus grosse région de production dans le pays.
La gentiane peut atteindre 1,5 mètre et présente des fleurs jaunes groupées en étages successifs le long de la tige. Elle est récoltée pour sa racine (d'un poids moyen d'1,5 kg), en général au bout de 20 à 30 ans.
La récolte française annuelle de cette plante sauvage est aujourd'hui estimée "entre 2.000 et 2.500 tonnes", qui trouveront des débouchés "principalement dans le secteur des boissons", au premier rang desquelles les liqueurs apéritives (Suze, Salers, Avèze, Picon...), mais aussi dans les secteurs pharmaceutique, cosmétique et agroalimentaire.
Son exploitation alimente toute une filière, explique Stéphanie Flahaut: les éleveurs et propriétaires des pâturages, qui vendent la gentiane "sur pied" à des "gentianaires" ou arracheurs, lesquels vont à leur tour livrer la racine à des transformateurs.
L'arrachage se fait à la main, à l'aide d'un outil spécialement conçu nommé "fourche du diable", probablement du fait de ses deux dents - ou cornes - mais aussi de la pénibilité de ce travail, qui emploie plus de 100 arracheurs saisonniers.
Pour Mathieu Causse, éleveur et président de l'organisme de sélection de la vache Aubrac, la gentiane est "un atout": la présence de cette plante est "un indicateur de la qualité de l'estive" et aussi de "la bonne gestion de l'éleveur".
- Plante "nuisible" devenue "patrimoniale" -
Car, souligne-t-il, "la transhumance permet de valoriser des espaces difficilement mécanisables, à vocation herbagère" et de maintenir la biodiversité des plateaux.
La gentiane, le narcisse des poètes ou l'arnica sont en effet des "sentinelles du bon état de conservation des prairies" de montagne et donc d'une meilleure résilience face au changement climatique, relève Johan Gourvil, de l'Office français de la biodiversité.
L'idée est de maintenir une exploitation économiquement profitable et raisonnable des prairies, qui représentent "41% de la surface agricole utile du Massif central et un quart de la biodiversité sauvage".
L'équilibre entre la gentiane et l'Aubrac se construit depuis 200 ans: elle était encore considérée par les éleveurs comme une "plante nuisible" aux pâturages au début du 19e siècle, avant d'être reconnue comme une "ressource médicinale" après la Première Guerre mondiale, puis depuis 2019 comme une "ressource patrimoniale à gérer collectivement", selon une étude de l'ethnobotaniste Claire Mison.
Dans la mesure où la récolte est "destructive, puisqu'on arrache la racine", il faut gérer la ressource avec attention, souligne Stéphanie Flahaut, qui précise que c'est l'une des missions de l'association interprofessionnelle créée en 2014.
"Le système est durable tant que les pressions restent modérées", dit-elle, évoquant notamment le climat: un manque d'eau va ralentir la croissance de la plante, une moindre couverture neigeuse sur les plateaux l'hiver peut détruire les graines de gentiane faute d'un manteau protecteur.
A.Mahlangu--AMWN