-
Les Entrepreneurs (ex-CPME) inaugurent leur nouvelle ère au Parc des Princes
-
Mondial-2026: après le Brésil, au tour des Pays-Bas ?
-
A la conférence sur la reconstruction en Ukraine, Kiev et Varsovie jouent l'apaisement
-
Falaise effondrée à Biarritz: des drones au relais pour retrouver le dernier disparu
-
Canicule: plus de 100 millions d'Européens à plus de 35°C jeudi
-
IBM dévoile une nouvelle technologie qui augmente de 50% la puissance des puces
-
La France arraisonne un cinquième pétrolier de la flotte fantôme russe
-
A Gaza, la "Smile Kitchen Academy" renaît de ses cendres malgré les pénuries
-
Les Etats-Unis ne veulent pas d'un accord avec l'Iran "à n'importe quel prix"
-
Au Cambodge, caméras, micros et IA dévoilent la faune cachée des montagnes
-
Tempête dans le cloud: l'UE veut serrer la vis à Amazon et Microsoft
-
Double séisme au Venezuela: au moins 32 morts, d'importantes destructions
-
Canicule en France: les acteurs du tourisme s'adaptent, sans craindre de coup de froid sur la fréquentation
-
Présidentielle: Benjamin Duhamel va animer une émission politique le dimanche sur France Inter et France 2
-
Top 14: Montpellier et les rescapés de 2022 en reconquête
-
Falaise effondrée à Biarritz: reprise des recherches du second plongeur enseveli
-
La dette française dépasse les 3.500 milliards d'euros, en pleine préparation du budget 2027
-
Au Kenya, craintes de violences lors de commémorations d'une répression sanglante
-
Au pays du yaourt, les producteurs de lait bulgares perdent pied
-
Canicule: les feux de forêt gagnent de nouveaux territoires
-
Le tube des Spice Girls "Wannabe" fête ses 30 ans, sur fond de rumeurs de retrouvailles
-
Quand un projet d'hôtel de luxe éclaire la guerre des terres en Albanie
-
Auroville ou la fin d'une utopie dans l'Inde de Modi
-
"Antonio!", "Tania!": après les séismes, les Vénézuéliens cherchent leurs proches
-
Australie: l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 16 ans a peu d'impact, selon une étude
-
Double séisme au Venezuela: au moins 32 morts et plus de 700 blessés
-
Mondial-2026: entre le Japon, la Suède et les Pays-Bas, une photo finish pour la qualification
-
Rubio poursuit à Bahreïn sa tournée pour rassurer les alliés de Washington dans le Golfe
-
L'Iran met en garde contre toute traversée d'Ormuz sans son autorisation
-
Mondial-2026: Le Brésil et Neymar à la fête des 16es, Bosnie et Afrique du sud en invitées surprises
-
Mondial-2026: Brésil, Maroc, Canada, Suisse, Bosnie ont leur sésame, Neymar rouvre la porte
-
Trump lance les festivités pour les 250 ans des Etats-Unis
-
Double séisme au Venezuela, destructions et panique à Caracas
-
Macron et Meloni vont mettre en scène leur "bonne entente" sur la Côte d'Azur
-
Réformes cubaines: un virage à la chinoise ou un capitalisme oligarchique ?
-
TotalEnergies fixé jeudi dans le procès à fort enjeu sur son devoir de vigilance
-
Deux séismes de très fortes magnitudes frappent le Venezuela, immeubles effondrés à Caracas
-
Le Kenya attend dans la crainte des manifestations pour le 2e anniversaire d'une répression sanglante
-
A Gdansk, une conférence sur l'Ukraine sans Zelensky
-
Colombie: Abelardo de la Espriella désigné vainqueur de la présidentielle
-
Séisme de magnitude 7,1 au Venezuela, immeubles effondrés à Caracas
-
Un jeu à 80 dollars mais sans disque: les préventes sont lancées pour "Grand Theft Auto VI"
-
L'ampleur de la dette française connue jeudi, en pleine préparation du budget 2027
-
A Washington, des rescapés climatiques américains venus demander des comptes
-
Adieu la CPME: la 2e organisation patronale devient Les Entrepreneurs, pour une nouvelle ère
-
Mondial-2026: qualification inédite du Canada, malgré la défaite face à la Suisse
-
CNews mise en demeure par l'Arcom: "Une décision politique", selon Saada
-
Un jeu à 80 dollars mais sans disque: "Grand Theft Auto VI" a débuté les précommandes de l'année
-
Ebola: un médecin testé positif en France à son retour de RDC, des cas contacts isolés
-
Rubio promet de défendre les intérêts des pays du Golfe dans les négociations avec l'Iran
Économiser l'eau pour remplir les piscines: le défi d'un camping des Pyrénées-Orientales
Une grosse cuve bleue concentre l'attention dans un camping d'Argelès-sur-Mer: elle doit récupérer des eaux de lavage de la piscine, un engagement pris par la profession pour pouvoir ouvrir la baignade aux touristes malgré la sécheresse dans les Pyrénées-Orientales.
"La cuve récupère l'eau issue du lavage des filtres de la piscine, qui était jetée jusqu'à présent [...] Elle sera mise à disposition des pompiers", explique Grégoire Beaucamp, agent d'entretien du Front de Mer, camping d'un peu plus de 700 places à quelques mètres de la plage.
L'établissement a fermé son jacuzzi, réduit le temps d'écoulement des douches et fermé celles au bord des bassins, qui ne seront pas vidés en fin de saison.
Fini aussi le lavage quotidien à grandes eaux des abords des piscines, désormais c'est une auto-laveuse qui fait le travail. "Ça consommait environ 1.000 litres d'eau, maintenant c'est plutôt autour de 40 litres", indique Grégoire Beaucamp.
Entre une cascade artificielle et une fontaine en dauphin, des bambous sèchent au soleil. "On a mis du paillage pour préserver l'humidité du sol mais on a arrêté d'arroser", précise l'agent d'entretien de 36 ans, qui travaille ici depuis 15 ans.
Comme Le Front de Mer, tous les campings des Pyrénées-Orientales se sont engagés à travers la Fédération départementale de l'hôtellerie de plein air à prendre des mesures similaires pour réduire de 30% leur consommation d'eau.
La préfecture les a ainsi autorisés à remplir leurs piscines, malgré les restrictions d'eau qui l'interdisent aux particuliers dans le département le plus touché en France par la sécheresse, placé au plus haut niveau d'alerte.
- "Relâche" des réservations -
"Cette autorisation est discriminante par rapport aux autres publics", soutient Virginie Delaunay, membre de la Fédération pour les espaces naturels, une association locale de défense de l'environnement qui dénonce "le tourisme de masse" sur la côte, alors que la population d'Argelès-sur-Mer passe chaque été de 10.000 à environ 150.000 personnes.
La grogne touche d'ailleurs directement Joëlle Faille, responsable du Front de Mer: "Quand je vais dans les commerces, je ne dis surtout pas que je travaille dans un camping, les gens sont horribles... Pourtant ce sont nos clients qui les font vivre".
Le tourisme est en effet "la première économie du département", selon Aude Vivès, présidente de l'agence départementale du tourisme. "À 300 piscines collectives contre 27.000 individuelles, c'est là que le match s'est fait", souligne-t-elle.
Avec les quelques pluies sur les massifs ces derniers jours, "les barrages sont remplis et la situation est beaucoup plus positive", assure-t-elle. Selon elle, la médiatisation de la sécheresse et le discours de certaines associations participent à un "PO (Pyrénées-Orientales) bashing" défavorable au tourisme.
Le préfet des Pyrénées-Orientales, Rodrigue Furcy, a déclaré début juin avoir constaté "un trou d'air dans les réservations". "Mais c'est reparti", a-t-il ajouté, tandis que le président de la fédération locale des campings Paul Bessoles a souligné "une bonne résilience" de la clientèle.
Interrogé par l'AFP sur l'ampleur du phénomène, ce dernier n'a pas souhaité s'exprimer.
"On a eu une petite relâche début juillet, les gens ont eu peur de ne pas avoir la piscine, on a reçu pas mal de coups de téléphone", confirme Joëlle Faille.
Depuis son transat, Gérard Hary, retraité de 66 ans, est "content de l'avoir". "Madame n'aime pas se baigner à la mer", rigole-t-il.
Le vacancier de Clermont-Ferrand a bien lu les affichettes du camping incitant à économiser l'eau et dit faire attention: "Avant, on prenait deux, trois douches par jour. Maintenant on n'en prend plus qu'une seule."
Ursula Berlin, touriste allemande venue d'Hambourg, se réjouit aussi: "Pour ma fille de deux ans, c'est plus facile". Elle n'était pas au courant de la situation de sécheresse car elle n'a pas lu le mot de prévention dans le livret d'accueil, écrit en français. "On a juste vu que les barbecues n'étaient pas autorisés", indique-t-elle.
Le Front de Mer a pris cette mesure "par précaution" même si les grillades sont simplement réglementées. Le département est en effet depuis la mi-mai en risque "très sévère" d'incendie, après avoir connu en avril le premier grand incendie de l'année dans le pays, qui a parcouru environ 1.000 hectares.
O.M.Souza--AMWN