-
Coupe Davis: le Canada mène 2-0 d'entrée contre la France
-
La visite du pape dans un lieu d'accueil d'exilés: un "message" avant la présidentielle en France
-
Mondiaux de cyclisme: Remco Evenepoel pour l'histoire
-
Derrière "Lofi Girl", un entrepreneur français et un phénomène mondial sur YouTube
-
Déplacer le village de Miquelon: pas un modèle mais des leçons à tirer, selon une géographe
-
Pakistan: au moins 31 morts dans l'attaque d'un quartier général de police
-
Rush à Pékin pour revendre son drone avant l'interdiction totale
-
Paris appelle Moscou à "revenir" sur sa prise de contrôle d'entreprises françaises
-
Ed Sheeran remonte sur scène à Philadelphie après la polémique autour de Gaza
-
Cuba : nouvelle panne de courant massive, la septième de l'année
-
Trump annonce avoir obtenu un "contrôle permanent" sur la sécurité du Groenland
-
Ligue 1: Monaco et Brunner poursuivent leur été indien en battant Lens
-
Wall Street termine en ordre dispersé, entre Fed et taux élevés
-
Trump veut empêcher CNN et d'autres médias de venir à la Maison Blanche
-
Nouveau bilan d'une attaque jihadiste au Mali: au moins 100 militaires tués (sources concordantes)
-
Mbappé tourne le dos à Nike et choisit On pour en devenir le personnage central
-
Equipe de France: Zidane joue l'ouverture à tout-va pour sa première liste
-
Sécheresse : les stations de lavage auto sont "la seule profession à qui on interdit de travailler", s'insurgent-elles
-
En difficulté, le secteur audiovisuel cible "l'apathie" des pouvoirs publics
-
La Bourse de Paris dans le rouge, les taux d'emprunts français flambent
-
Chef de l'ONU: la Costaricaine Grynspan en tête lors d'un nouveau vote
-
Lidl France change soudainement de patron, une "surprise totale" pour les syndicats
-
Fin de la conférence Travail Emploi Retraites, des pistes sur la table pour candidats et partenaires sociaux
-
Othman Garrido, l'itinéraire presque trop parfait d'un ex-jihadiste "en reconstruction"
-
Netflix premier financeur privé de la production française selon les indicateurs légaux (Arcom)
-
Pakistan: sursis pour des étudiants en médecine afghans menacés d'expulsion
-
Wall Street ouvre en baisse, digère ses gains de la veille
-
En Suède, la cheffe des sociaux-démocrates chargée de former un gouvernement
-
"2,1 Top boules!" La FDJ ouvre pour la première fois au public les studios du Loto
-
La sécheresse fait bouillir l'éternelle bataille du prix du lait
-
Marchés: les Etats dans l'étau de la hausse des taux
-
Conflits et carburant: Macron dresse le tableau d'une crise durable, des candidats réclament des aides "massives"
-
Netflix premier financeur privé de la production française (Arcom)
-
Patrimoine: un rapport inédit imagine les monuments nationaux dans une France à +2,7°C
-
Zelensky inaugure en Ukraine le premier sommet des pays des Carpates
-
Macron a reçu les candidats à sa succession ou leur bras droit sur des crises qui risquent de "durer"
-
Violences conjugales: peine alourdie en appel pour Stéphane Plaza
-
Budget: les fonctionnaires, à nouveau mis à contribution, dénoncent leur "appauvrissement"
-
Quelque 1.700 migrants transférés des plages de Ceuta vers le port de l'enclave espagnole
-
Ed Sheeran, superstar de la pop percutée par l'onde de choc de Gaza
-
Berlin plaide pour une taxe européenne sur les superprofits pétroliers
-
"Complètement fou": un navire de guerre de Louis XIV en chantier dans le Nord
-
Russie : Moscou prend le contrôle des actifs de Nestlé, Auchan et de l'ex-Leroy Merlin
-
Warren Buffett quitte la présidence de Berkshire, reste président émérite
-
Japon: des poubelles robotisées mobiles à la rescousse d'une gare de Tokyo
-
Un an après la Déclaration de New York, l'Etat de Palestine reste introuvable
-
Budget: 5% de déficit pour 2027, un objectif "ambitieux" mais "réalisable", dit Lescure à l'AFP
-
En Suède, la cheffe des sociaux-démocrates "prête" à tenter de former un gouvernement
-
La France appelle l'Europe à "des mesures concrètes et rapides" pour l'industrie chimique
-
L'Unesco peut être un "modérateur" dans le "débat global" sur l'IA, affirme son chef
A Bagdad, des Irakiens inquiets pour leur fleuve, seule échappatoire à la canicule
Avec des températures caniculaires frôlant les 50 degrés et des coupures d'électricité interminables, Wissam Abed, comme de nombreux Irakiens de la capitale Bagdad, a pour seule échappatoire une baignade dans le Tigre. Mais même le fleuve souffre de la sécheresse.
En cette après-midi de juillet, le soleil écrase le quartier d'Adhamiya et même le vent qui souffle enveloppe de sa chaleur, semblable à un sèche-cheveux. Si Wissam Abed est venu piquer une tête dans le Tigre, il va finalement marcher de la berge jusqu'au centre du fleuve, tant le niveau de l'eau est bas.
Par endroits, le lit du fleuve conserve une certaine profondeur et les jeunes s'amusent à plonger du haut d'un monticule de briques. Mais ailleurs, l'eau arrive à peine à la taille. Ici et là à travers la capitale, on peut observer des îlots de terre émerger au milieu du cours d'eau.
"Je vis ici à Adhamiya comme mon grand-père avant moi. D'année en année, la situation de l'eau empire", déplore M. Abed, 37 ans.
Debout en plein milieu du fleuve, non loin d'un pont enjambant le Tigre, l'eau lui arrive à la taille. Il vient "pour se divertir et se rafraîchir", confie-t-il à l'AFP.
"Le soir, quand on rentre chez nous, il n'y a ni eau, ni électricité", regrette ce fonctionnaire au ministère de... l'Electricité. La nuit dernière, "je suis venu me baigner dans le fleuve à une heure du matin avant de rentrer".
Cette situation illustre on ne peut mieux la convergence de crises qui pèsent sur le quotidien des 43 millions d'Irakiens durant l'été: un secteur électrique défaillant, des températures en hausse constante --l'Irak étant un des cinq pays au monde les plus touchés par certaines conséquences du changement climatique-- et de graves pénuries d'eau.
- Electricité défaillante -
Outre les précipitations en recul, le gouvernement fustige les barrages turcs et iraniens construits en amont. Ces ouvrages sont les principaux responsables d'une chute drastique du débit des fleuves qui traversent l'Irak, accusent les autorités.
Et chaque été le même scénario se répète: les délestages quotidiens, qui durent en temps normal jusqu'à 10 heures par jour, empirent au moment où le thermomètre grimpe.
Dans un pays pourtant extrêmement riche en hydrocarbures, infrastructures en déliquescence et services publics défaillants témoignent des décennies de conflits qui ont miné l'Irak, mais aussi d'une mauvaise gestion publique et d'une corruption endémique.
Les foyers les plus chanceux recourent à des générateurs de quartier. Pour dire adieu aux coupures chroniques, les centrales électriques irakiennes devraient produire chaque jour plus de 32.000 mégawatts (MW), selon les autorités.
Cette année, pour la première fois, le pays a atteint le seuil des 26.000 MW.
Pourtant, durant la première dizaine de juillet, la production a chuté et les délestages ont empiré: en raison d'impayés s'élevant à 11 milliards d'euros, l'Iran avait divisé par deux son approvisionnement en gaz qui fait tourner les turbines irakiennes.
Un accord a finalement été trouvé et la production électrique s'est améliorée, jusqu'à dépasser les 24.000 MW, s'est félicité vendredi le ministère de l'Electricité.
- "La sécheresse a empiré" -
Alors que la première semaine de juillet a été la plus chaude jamais enregistrée au monde, selon des données préliminaires de l'Organisation météorologique mondiale (OMM), l'Irak attend un week-end caniculaire: il fera 47 degrés samedi à Bagdad, 50 degrés à Bassora dans l'extrême sud, selon les services météorologiques.
A l'été 2022, le niveau du Tigre était déjà si bas à Bagdad que l'AFP avait filmé des jeunes jouant au volley-ball au milieu du fleuve.
A l'époque, le ministère des Ressources hydriques avait attribué cette situation à l'accumulation de "dépôts sableux" au fond du fleuve, qui n'étaient plus charriés par le courant.
Taha Oudaï vient d'une famille de pêcheurs. Pour subvenir aux besoins de sa famille, il propose désormais des sorties de plaisance à Bagdad sur sa petite embarcation à moteur et enchaîne les petits boulots.
"Il n'y a pas d'eau", assure-t-il. "Ces deux dernières années, la sécheresse s'est aggravée", ajoute cet homme de 34 ans.
Il se souvient du temps où, à Adhamiya, l'eau arrivait quasiment au perron de la maison familiale donnant sur le fleuve. "Mon père et mes oncles racontaient comment ils attachaient leur barque près de la maison", relate-t-il.
Désormais, à certains endroits, "les gens peuvent traverser à pied le fleuve, d'une berge à l'autre."
X.Karnes--AMWN