-
Auroville ou la fin d'une utopie dans l'Inde de Modi
-
"Antonio!", "Tania!": après les séismes, les Vénézuéliens cherchent leurs proches
-
Australie: l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 16 ans a peu d'impact, selon une étude
-
Double séisme au Venezuela: au moins 32 morts et plus de 700 blessés
-
Mondial-2026: entre le Japon, la Suède et les Pays-Bas, une photo finish pour la qualification
-
Rubio poursuit à Bahreïn sa tournée pour rassurer les alliés de Washington dans le Golfe
-
L'Iran met en garde contre toute traversée d'Ormuz sans son autorisation
-
Mondial-2026: Le Brésil et Neymar à la fête des 16es, Bosnie et Afrique du sud en invitées surprises
-
Mondial-2026: Brésil, Maroc, Canada, Suisse, Bosnie ont leur sésame, Neymar rouvre la porte
-
Trump lance les festivités pour les 250 ans des Etats-Unis
-
Double séisme au Venezuela, destructions et panique à Caracas
-
Macron et Meloni vont mettre en scène leur "bonne entente" sur la Côte d'Azur
-
Réformes cubaines: un virage à la chinoise ou un capitalisme oligarchique ?
-
TotalEnergies fixé jeudi dans le procès à fort enjeu sur son devoir de vigilance
-
Deux séismes de très fortes magnitudes frappent le Venezuela, immeubles effondrés à Caracas
-
Le Kenya attend dans la crainte des manifestations pour le 2e anniversaire d'une répression sanglante
-
A Gdansk, une conférence sur l'Ukraine sans Zelensky
-
Colombie: Abelardo de la Espriella désigné vainqueur de la présidentielle
-
Séisme de magnitude 7,1 au Venezuela, immeubles effondrés à Caracas
-
Un jeu à 80 dollars mais sans disque: les préventes sont lancées pour "Grand Theft Auto VI"
-
L'ampleur de la dette française connue jeudi, en pleine préparation du budget 2027
-
A Washington, des rescapés climatiques américains venus demander des comptes
-
Adieu la CPME: la 2e organisation patronale devient Les Entrepreneurs, pour une nouvelle ère
-
Mondial-2026: qualification inédite du Canada, malgré la défaite face à la Suisse
-
CNews mise en demeure par l'Arcom: "Une décision politique", selon Saada
-
Un jeu à 80 dollars mais sans disque: "Grand Theft Auto VI" a débuté les précommandes de l'année
-
Ebola: un médecin testé positif en France à son retour de RDC, des cas contacts isolés
-
Rubio promet de défendre les intérêts des pays du Golfe dans les négociations avec l'Iran
-
La cause du décès de Lyhanna encore inconnue après l'autopsie
-
Canicule: encore 15.000 foyers sans électricité dans le Finistère, 680 dans le Vaucluse
-
Canicule: la France va de record en record, la clim' fait débat
-
Mondial-2026: Tchouaméni, décollage attendu
-
La Bourse de Paris dans le vert, entre baisse du pétrole et interrogations sur la tech
-
Ormuz: "quelques semaines" nécessaires pour évacuer les marins, selon le patron de l'agence maritime de l'ONU
-
Au Parc zoologique de Paris, Isis et Inaya incarnent l'espoir des Lions du Nord
-
Bourses européennes: Paris et Londres terminent dans le vert, Francfort plombé par Rheinmetall
-
"C'est tendu": après les frappes ukrainiennes, des Moscovites subissent les pénuries de carburant
-
Des scientifiques détectent les empreintes de la frontière d'un trou noir
-
Trump refuse de signer une loi sur le logement tant qu'un texte sur les élections n'est pas adopté par le Sénat
-
Le groupe franco-allemand KNDS met le cap sur la Bourse cet été
-
OpenAI dévoile sa puce IA "Jalapeño"
-
En pleine canicule, le gouvernement présente un projet de loi accusé de "sauver les bouilloires thermiques"
-
Allemagne : un monument en hommage aux Témoins de Jéhovah persécutés par les nazis
-
Examen: pas de report du brevet malgré la canicule
-
Wall Street ouvre sans grand mouvement dans l'attente des résultats de Micron
-
Le protocole d'accord, une "déclaration de défaite de l'Amérique" selon l'Iran
-
Astro Boy fait peau neuve et revient à la télévision en 2027
-
Le groupe franco-allemand KNDS enclenche l'une des plus grosses entrées en Bourse de l'année
-
Financement de l'université: un rapport préconise de changer de modèle et d'augmenter les frais d'inscription
-
Canicule: l'Europe suffoque, la climatisation en débat, le réseau électrique sous tension
Les puits de pétrole abandonnés au Canada, bombe à retardement écologique
Peinture rouge écaillée, manomètre cassé, manivelles au sol... comme des centaines de milliers d'autres, ce puits de pétrole de l'ouest canadien est à l'arrêt depuis plusieurs décennies sans jamais avoir été fermé.
La plupart de ces petits forages, souvent creusés à des centaines de mètres sous la surface à la recherche des riches gisements de pétrole et de gaz de l'Alberta, "s'érodent et se dégradent", explique le militant Regan Boychuk.
Et ils constituent aujourd'hui une bombe à retardement écologique au Canada où le pétrole et le gaz restent rois, employant près de 600.000 personnes.
"Chacun doit être géré, surveillé pour l'éternité en raison du risque de fuites" de gaz mais aussi de pétrole dans les nappes phréatiques avoisinantes, ajoute le fondateur de Reclaim Alberta, une organisation qui se bat pour la fermeture de ces puits abandonnés.
Plus inquiétant encore, ils continuent d'émettre un gaz à effet de serre très puissant: le méthane.
Sur vingt ans, celui-ci a "86 fois plus d'impact qu'une molécule de dioxyde de carbone", souligne Mary Kang de l'Université McGill, spécialiste du sujet.
Et c'est une source de pollution probablement "sous-estimée": "la marge d'incertitude est grande" compte tenu du nombre de puits, ajoute l'experte.
Plus de 120.000 puits sont inactifs et non scellés en Alberta et en Saskatchewan, les deux provinces qui abritent 91% des puits canadiens, selon un rapport fédéral de 2022.
Combinés, ils émettent 16.000 tonnes de méthane - 545.000 tonnes de dioxyde de carbone - par an sur un siècle, l'équivalent des émissions annuelles d'environ 237.000 voitures.
- Travaux reportés indéfiniment -
La plupart des puits ont été construits à partir des années 1860, au début de l'essor de l'industrie pétrolière, jusqu'à la fin des années 1940, dans un pays qui se hisse à la quatrième place au niveau mondial en termes de réserves pétrolières prouvées.
Mais après des décennies d'expansion, les puits inactifs se sont multipliés dans les années 2010, notamment après la chute du prix du baril en 2014.
En vertu du principe dit du "pollueur payeur", les compagnies pétrolières et gazières sont tenues de financer le colmatage et le nettoyage des terrains mais aucune législation ne fixe de délai pour le faire.
Elles reportent donc indéfiniment les travaux d'assainissement, dénoncent les associations.
Cela reste pour elles beaucoup moins cher de payer un loyer au propriétaire du terrain même pour un puit inactif que de financer les milliers de dollars nécessaires au nettoyage.
Autre cas de figure: certains puits deviennent "orphelins" quand l'entreprise qui les gère fait faillite. Un casse-tête pour les autorités.
En l'espace de dix ans, l'Alberta a vu le nombre de puits orphelins exploser, passant de 700 en 2010 à près de 10.000 en 2023.
Et Ottawa estime que le coût de nettoyage de ces puits va tripler en cinq ans, pour atteindre au moins 1,1 milliard de dollars canadiens (748 millions d'euros) en 2025.
L'association des puits orphelins de l'Alberta, financée majoritairement par les entreprises pétrolières, affirme être en mesure de nettoyer les puits abandonnés d'ici 10 à 12 ans.
- Sols pollués -
Albert Hummel, cultivateur et éleveur du sud de l'Alberta, avait sept forages laissés à l'abandon sur ses terres. Cinq ont enfin été fermés mais il en reste encore deux à nettoyer.
"C'est un long processus, ça prend du temps", détaille l'agriculteur qui a en plus perdu le revenu des loyers versés pour ces puits depuis que la compagnie pétrolière qui les exploitait a fait faillite en 2019.
Quand le sol est contaminé, il faut en effet laisser passer plusieurs dizaines d'années pour que les polluants s'évaporent avant que les travaux puissent commencer.
Une fois décontaminés, il faut ensuite sceller les forages à l'aide d'une chape de ciment et remettre le site dans son état d'origine. Chaque couche de terre est remise en place et le terrain égalisé.
Installés en plein milieu de l'un de ses champs, les restes d'un puits de pétrole empêchent encore Albert Hummel de travailler, entrainant "une perte de production", lance-t-il amer en pointant les tuyaux qui sortent du sol.
Pour pallier cette perte, une petite entreprise propose d'y installer des panneaux solaires en attendant qu'ils soient nettoyés.
"Cela donne un peu plus de temps pour que contaminants s'évaporent, tout en produisant de l'énergie renouvelable" dont les revenus vont au propriétaire foncier, explique Daryl Bennett de l'entreprise RenuWell, désignant les poteaux électriques qui ont pu être recyclés.
Mais ces solutions restent une goutte d'eau dans l'océan de sites à nettoyer.
Et "les émissions de gaz à effet de serre provenant de ces infrastructures héritées du passé ne disparaîtront pas", note Mary Kang. "Nous devrons encore les gérer pendant des décennies à venir."
A.Mahlangu--AMWN