-
Foot: déchu de son titre continental, le Sénégal riposte pour contester la décision de la CAF
-
Funérailles de victimes d'une frappe pakistanaise sur Kaboul
-
Faste royal et coups de canon: le président nigérian démarre sa visite d'Etat au Royaume-Uni
-
Avec la guerre au Moyen-Orient, le gel des taux directeurs de la Fed parti pour durer
-
Prix du pétrole et indicateur d'inflation minent Wall Street
-
IA : des eurodéputés veulent interdire la création de "deepfakes" sexuels
-
Foot: stupeur au Sénégal après la perte sur tapis vert du titre de champion d'Afrique
-
Au Pakistan, même les trafiquants de carburant subissent les effets de la guerre en Iran
-
Injections esthétiques illégales: un phénomène toujours en plein essor, malgré les alertes
-
IA: le gouvernement américain juge "inacceptable" le risque que lui fait courir Anthropic
-
Israël tue une autre figure iranienne et donne carte blanche à son armée
-
Une bizarrerie de plus chez l'ornithorynque
-
Leboncoin réduit le télétravail et affronte à la première grève de son histoire
-
Norvège: plus de sept ans de prison requis contre le fils de la princesse héritière, jugé pour viols
-
Dans le sud du Liban, les déplacés de la "zone rouge" fuient la mort et la destruction
-
Municipales: tractations bouclées, la bataille du second tour s’engage
-
Bombardement sur un hôpital de Kaboul: préparation des funérailles, lourd bilan, confirme une ONG
-
Les audiences des Oscars 2026 sont en baisse
-
Gims, Theodora, Helena: le made in France tracte le marché musical, selon un rapport
-
"Jusqu'au bout": au bord de la route, des Ukrainiens accueillent leurs prisonniers de guerre
-
Le Royaume-Uni et le Rwanda s'affrontent devant les tribunaux au sujet d'un accord sur l'expulsion de migrants
-
Un juge ordonne la reprise des émissions de Voice of America
-
La Grande-Bretagne et le Rwanda s'affrontent devant les tribunaux au sujet d'un accord sur la migration
-
Le loueur d'avions AerCap commande 100 monocouloirs A320 et A321 à Airbus
-
La Bourse de Paris dans le vert, avec la baisse des prix du pétrole
-
Le Parlement écossais rejette la légalisation de l'aide à mourir
-
Chikirou absente sur BFMTV: les débats relèvent de la "liberté" des chaînes, rappelle l'Arcom
-
Israël: sous les missiles iraniens, une vie de chiens
-
Pour les fans de BTS, un retour de bâton... lumineux
-
Frappe sur un hôpital à Kaboul: "des centaines de morts et de blessés", confirme une ONG
-
Le Venezuela prend sa revanche sur les Etats-Unis au baseball
-
A Dijon, sur les traces de Gaulois enterrés assis
-
Japon: le nombre de visiteurs chinois plonge à nouveau en février malgré le Nouvel An lunaire
-
Chili: les tranchées anti-migrants de Kast divisent à la frontière avec le Pérou
-
Un homme s'est introduit dans l'enclos d'une hippopotame star d'internet
-
NBA: le Thunder premier qualifié pour les play-offs, les Spurs sur leur lancée
-
L'Iran enterre son puissant chef de la sécurité Larijani et jure de le venger
-
La Colombie dénonce un bombardement sur son territoire par l'Equateur, Quito dément
-
La guerre ravive l'inflation et la perspective d'un gel des taux prolongé aux Etats-Unis
-
Avec EU Inc, Bruxelles déroule le tapis rouge aux entrepreneurs
-
Faste royal au premier jour de la visite d'Etat du président nigérian au Royaume-Uni
-
Climat: décision sur la responsabilité de TotalEnergies, poursuivi par un agriculteur belge
-
Macron près de Nantes pour dévoiler le nom du futur porte-avions géant
-
CAN: après les incidents de la finale, le Sénégal déchu de son titre qui échoit au Maroc
-
Les Etats-Unis bombardent près du détroit d'Ormuz, l'Iran promet de "venger" Larijani
-
Au moins six morts dans des frappes israéliennes dans le centre de Beyrouth
-
Irak: attaques contre l'ambassade américaine à Bagdad
-
Cuba rétablit son réseau électrique, Washington accentue la pression
-
C1: le bijou d'Eze envoie Arsenal en quarts contre le Sporting
-
Ligue des champions: le Real Madrid éclipse Manchester City, encore
Un monde plus chaud de 1,5°C: à quelle échéance et quelles conséquences ?
Le climat mondial a une chance sur deux d'atteindre dans une dizaine d'années la barre de 1,5°C de réchauffement depuis l'ère préindustrielle, limite la plus ambitieuse de l'Accord de Paris de 2015. Pourquoi et avec quelles conséquences?
Quand sera vraiment atteinte la barre de 1,5°C ?
Le Giec, qui rassemble les experts du climat mandatés par l'ONU, affirme que les années 2011-2020 ont été environ 1,1°C plus chaudes que sur la période 1850-1900, avant l'effet des émissions de gaz à effet de serre de la révolution industrielle.
Mais avec le réchauffement continu et des modélisations, la communauté scientifique retient en général que le climat actuel est déjà 1,2°C plus chaud.
Pour la première fois, la barre de 1,5°C vient d'être franchie sur 12 mois. Mais cette mesure doit être atteinte en moyenne sur au moins 20 ou 30 ans pour être considérée comme une norme climatique.
Au rythme actuel des émissions, ce seuil de 1,5°C a une chance sur deux d'être atteint en moyenne sur cinq ans pendant les années 2030-2035, a retenu le Giec dans son dernier rapport.
Certaines régions du monde ont déjà atteint un réchauffement durable de 1,5°C: c'est le cas de la France (+1,7°C), dans une Europe qui se réchauffe deux fois plus vite que la moyenne mondiale. En Australie, le Bureau de météorologie a annoncé jeudi que le climat local "s'est réchauffé d'environ 1,5°C" depuis "le début des mesures nationales en 1910".
Même si 1,5°C est atteint au niveau mondial, la baisse des émissions est cruciale pour rester en-dessous de 2°C, limite maximum de l'Accord de Paris, mais aussi pour éviter chaque dixième de degré supplémentaire.
Car "chaque incrément du réchauffement climatique intensifiera les risques multiples et concomitants", avertit encore le Giec, alors qu'une réduction "profonde, rapide et soutenue" des émissions "conduirait à un ralentissement perceptible" du réchauffement "en l'espace d'environ deux décennies".
Quels impacts dans un monde à +1,5°C ?
Des canicules plus chaudes et plus longues, des précipitations plus fortes dans certaines régions, synonymes d'inondations, et des sécheresses plus marquées dans d'autres: les principaux effets, déjà visibles, du changement climatique seraient encore accentués.
Les extrêmes de chaleur, aux latitudes moyennes (Amérique du Nord, Europe, Asie centrale et Chine), y seraient en moyenne 3°C plus chaudes, estimait le Giec en 2018 dans un rapport spécial.
Parmi les premiers dégâts irréversibles, les coraux déclineraient de 70 à 90%. Ces animaux, dont les récifs abritent une faune immense et protègent les côtes en servant de brise-lames, disparaîtraient même à 99% dans un monde à +2°C.
L'augmentation de la durée de la saison des feux et les pertes de biodiversité sont aussi parmi les premiers impacts les plus visibles d'un climat plus chaud de 1,5°C, selon le Giec.
Les experts soulignent aussi la dégradation accélérée du permafrost, synonyme de libération potentielle de quantités importantes de gaz à effet de serre dans l'atmosphère. Actuellement qualifiée de "modérée" par le Giec, cette dégradation serait "élevée" dans un climat d'environ +1,5°C.
Une désertification ou une mortalité des arbres accrues sont aussi listées par le Giec, tout comme l'acidification des mers, synonyme de mortalité de la faune et de la flore marines ainsi que d'un ralentissement de l'absorption de CO2 par les océans, premiers régulateurs du climat mondial.
Sur la vie humaine, l'ampleur des impacts dépendra des efforts d'adaptation. La mortalité due aux canicules est l'une des premières menaces, si le refroidissement des habitats et le renforcement des systèmes de santé ne sont pas à la hauteur.
L'"insécurité alimentaire" est un autre point d'inquiétude très souligné par le Giec.
Certains effets sont, comme déjà aujourd'hui, irréversibles, à commencer par la montée des eaux en raison de la fonte des pôles, ralentissable mais pas rattrapable. Le niveau des mers pourrait être entre 26 et 77 cm plus élevé en 2100 qu'à la fin du XXe siècle, retenait le Giec en 2018, avant des mètres de hausse sur plusieurs siècles.
"Pour ce qui est de l'avenir, il ne s'agit pas de le prévoir, mais de le rendre possible", avertissait toutefois Antoine de Saint-Exupéry, cité par le Giec en exergue de son rapport sur la limite de 1,5°C.
T.Ward--AMWN