-
F1: Hamilton rouge de plaisir
-
A Cuba, le Mondial, une parenthèse bienvenue au milieu de la crise
-
Tour Aura: Del Toro, le mini-Pogacar, prend date à trois semaines du Tour de France
-
Trump regrette les frappes d'Israël sur Beyrouth, pas de signature imminente en vue avec l'Iran
-
Mondial-2026: quels Bleus contre le Sénégal?
-
Mondial-2026: le Maroc s'affirme désormais en prétendant
-
Cyclisme: le Mexicain Isaac Del Toro remporte le Tour Auvergne-Rhône-Alpes
-
Prix de Diane : victoire de l'Irlandaise Diamond Necklace, nouvelle championne d'Europe sur 2.100 mètres
-
Tennis: la "lucky loser" Donna Vekic remporte le Queen's
-
F1: première victoire avec Ferrari pour Hamilton en Catalogne
-
Londres et Tokyo scellent un vaste partenariat économique et technologique
-
Tour Aura: Seixas, un premier accroc en forme d'acte fondateur
-
24 heures du Mans: Toyota vainqueur d'un sprint échevelé contre BMW et Cadillac
-
Mondial-2026: à Los Angeles, la diaspora iranienne prête à perturber les matchs de son équipe
-
Liban: trois morts dans une frappe israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth
-
Tour Aura: Paul Seixas abandonne lors de la dernière étape
-
Un répit pour l'économie indonésienne, mais les nuages s'amoncellent
-
Tollé après la suspension de l'IA d'Anthropic aux Etats-Unis, une première
-
Emmanuel Macron, invité du journal de 13H de TF1 lundi en marge du G7
-
Séisme aux Philippines: les fonds marins rehaussés de deux mètres dans certaines zones côtières
-
Il fera plus chaud que fin mai à partir de mercredi, peut-être une vague de chaleur
-
IA, spatial : Macron et Modi consolident leur "partenariat stratégique" avant le G7
-
Roumanie : désignation d'un nouveau Premier ministre chargé de former un gouvernement
-
Michelin mise gros sur les "pneus de l'extrême", une discrète manne financière
-
Mondial-2026: Mohamed Salah, le phare d'une Egypte en quête d'histoire
-
NBA: Jalen Brunson, kid devenu roi de New York
-
Derrière les bombardements réguliers contre l'Ukraine, un essoufflement de l'offensive russe
-
24 heures du Mans: vers un duel final BMW-Cadillac avec Toyota en embuscade
-
Un pétrolier de la flotte fantôme russe intercepté dans la Manche
-
Anti-obésité: début du remboursement de Wegovy et Mounjaro en France
-
Les Suisses aux urnes sur l'immigration et le service civil
-
Londres intercepte un pétrolier de la flotte fantôme russe dans la Manche
-
Face à la pénurie de logements, la conversion d'immeubles de bureaux s'intensifie à New York
-
Mondial-2026: quand les Iraniens arrivent aux Etats-Unis
-
Bac/réchauffement climatique: le ministre ne veut plus d'examen l'après-midi
-
Tchad: à la frontière avec le Soudan, les humanitaires et les "retournés" suspendus au manque de moyens
-
La crise pétrolière laisse les pêcheurs mozambicains sur la berge
-
Frappes, forteresse et Crimée: la situation sur le front en Ukraine
-
Le crabe bleu, un envahissant crustacé à savourer pour mieux le contrôler
-
Aude: un an après les feux, un "trail des cendres" pour faire vivre le territoire
-
24 heures du Mans: une Cadillac en tête, une autre abandonne
-
"Aucune limite": l'actrice-star chinoise Xin Zhilei en quête de nouveaux défis
-
Mondial-2026: le petit Poucet Curaçao face à deux géants, l'Allemagne et Neuer
-
Mondial-2026: les Pays-Bas entrent en lice face au Japon, privé de son capitaine
-
MMA: à la Maison Blanche, Gane se mesure à Pereira pour la ceinture par intérim des poids lourds
-
Finale NBA: les Knicks enfin au firmament, Wembanyama devra patienter
-
A New York, le Mondial a démarré, vite éclipsé par le triomphe des Knicks en NBA
-
24 heures du Mans: Cadillac en tête au petit matin, la bataille fait rage
-
Pour ses 80 ans, Trump invite le MMA à la Maison Blanche
-
Les Suisses aux urnes sur le plafonnage de la population et le service civil
Sous Trump, la capitale du pétrole californien renoue avec ses rêves d'Eldorado
Cowboys à cheval, voitures centenaires et chars ornés de pompes à pétrole: tous les cinq ans, la ville de Taft, épicentre de la ruée vers l'or noir en Californie, replonge le temps d'une parade dans ses heures de gloire, lors du festival "Oildorado".
Mais pour cette édition, neuf mois après le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, la fête a un goût de revanche dans cette bourgade sur le déclin.
Le président américain promet de forer à tout-va aux Etats-Unis. De quoi faire miroiter aux 7.000 habitants une renaissance de l'industrie pétrolière, à rebours des objectifs climatiques de la Californie, qui prévoit d'abandonner les forages d'ici 2045.
"Je suis 100% satisfait du président Trump", confie à l'AFP Buddy Binkley. "Il exerce une bonne pression sur eux (les démocrates) pour qu'ils revoient leurs préjugés contre le pétrole."
A 64 ans, cet ex-employé de Chevron arbore une casquette rouge "Make Oil Great Again" - "Rendre au pétrole sa grandeur" -, jouant sur la rhétorique du milliardaire républicain. Un slogan reproduit sur de nombreux chars de la parade.
"L'industrie pétrolière en Californie souffre pour des raisons politiques", estime M. Binkley. Avec Trump au pouvoir, le retraité "pense que cela pourrait revenir à ce que c'était avant."
- "Grands espoirs" -
Située à environ 200 kilomètres au nord de Los Angeles, Taft a été fondée en 1910 sur l'un des plus grands champs de pétrole américains.
Aujourd'hui encore, cette capitale de l'or noir reste entourée de milliers de pompes à pétrole dans le comté de Kern, région rurale qui fournit 70% du pétrole produit en Californie.
Surplombée par une tour de forage en bois qui a inspiré celle du film "There Will Be Blood", la ville finance écoles, pompiers et police grâce aux recettes fiscales tirées des hydrocarbures.
Son festival rappelant le Far West attire des milliers de personnes: on y élit des "miss pétrole", pendant que les meilleurs soudeurs, pilotes de grue et de tractopelles s'affrontent en compétition.
Mais derrière cette façade fière, la ville déprime.
La production de pétrole décline depuis les années 80 en Californie et la transition énergétique poussée par la gauche accélère les angoisses.
Ces dernières années, de nombreux habitants ont vu leurs voisins partir au Texas, où l'on fore plus librement.
Alors Donald Trump ravit ici, lorsqu'il retire les Etats-Unis de l'accord de Paris, supprime les obstacles pour forer sur les terres fédérales et offre des milliards de dollars d'allègements fiscaux à l'industrie pétrolière.
"J'ai de grands espoirs", sourit le maire de Taft, Dave Noerr. "Nous avons toutes les matières premières. Nous étions dans la mauvaise direction, maintenant nous avons un leadership qui va libérer notre potentiel."
- "Coincés dans le passé" -
L'édile républicain applaudit l'offensive climatosceptique du président.
Les financements pour l'éolien, le solaire et les sciences du climat sont rabotés et l'administration Trump tente de retirer à l'Agence fédérale de protection de l'environnement (EPA) son pouvoir de réguler les émissions de gaz à effet de serre.
"Nous devons remettre en question le récit dominant, et nous devons mettre à jour ces choses avec la science existante", avance M. Noerr, en niant le "changement climatique" - une expression qu'il n'utilise qu'entre guillemets.
La Californie, où 31 personnes sont mortes à Los Angeles en début d'année, lors d'incendies propagés par des rafales de 160 km/h dignes d'un ouragan, risque pourtant d'être parmi les premières victimes de ce révisionnisme climatique.
"Si tout le monde se comportait comme les États-Unis, le monde serait sur la voie d'un réchauffement de 4°C d'ici 2100", rappelle Paasha Mahdavi, politologue spécialiste des politiques environnementales à l'université de Californie à Santa Barbara.
Le comté de Kern, où l'agriculture reste le premier employeur, "serait dramatiquement affecté par l'augmentation de la sécheresse et des vagues de chaleur", pointe-t-il.
Des perspectives qui inquiètent Taylor Pritchett. A 31 ans, cette toiletteuse pour chiens s'alarme de l'importante pollution atmosphérique dans la région.
"Si j'avais un enfant, je ne voudrais pas l'élever dans le comté de Kern, (...) je voudrais déménager quelque part de plus propre", explique-t-elle.
"Nous devons nous éloigner des énergies fossiles", estime-t-elle. Mais à Taft, "nous sommes un peu coincés dans le passé, très rétifs au changement."
Ch.Kahalev--AMWN