-
Le chef du gang Tren de Aragua tué dans une opération américano-vénézuélienne
-
L'hôtel Royal d'Evian-les-Bains, écrin du G7 pour la seconde fois
-
Au G7, Trump imposera son humeur et son calendrier
-
Tour Aura: la folle remontée inachevée de Paul Seixas
-
Tennis: Serena Williams associée à Karolina Muchova en double à Berlin
-
Liban: frappes israéliennes dans le sud du pays après des avertissements d'Israël
-
La Suède célèbre les noces d'or du couple royal
-
Mondial-2026: coup de chaud sur les Bleus
-
24 heures du Mans: la course est lancée, BMW en tête
-
"La haine est la seule menace pour nos rues": à Belfast, des milliers de manifestants après les violences
-
Tour Aura: Paul Seixas, auteur d'une folle remontada après une chute
-
Liban: frappes israéliennes dans le sud du pays après un avertissement d'Israël
-
Viols: le jockey Pierre-Charles Boudot de retour en piste au lendemain d'un pourvoi en cassation
-
Italie: à Florence, la restauration des fresques de Giotto dévoilée
-
Les durées des arrêts de travail limitées à partir du 1er septembre
-
Chlordécone: l'indemnisation des victimes envisagée d'ici "un an"
-
Rheinmetall n'exclut pas un retrait de Paris du char franco-allemand du futur
-
"Guerre de l'IA", "souveraineté" : la suspension d'Anthropic s'invite dans la présidentielle française
-
Téhéran et Washington sur le point de finaliser un accord, annonce le médiateur pakistanais
-
Les robots de ménage dotés d'IA quittent les labos pour les salons chinois
-
Les Etats-Unis valident le rachat de Warner par Paramount pour 111 milliards de dollars
-
Mondial-2026: et maintenant, place au Brésil !
-
L'accusation de "narcoterroriste" a remplacé celle de "communiste" estime la Nobel de la paix Rigoberta Menchú
-
À Belfast, des violences anti-immigrés dans une ville marquée par les divisions
-
A Aubervilliers, Raphaël Glucksmann au défi de convaincre son camp
-
Lot-et-Garonne: après les crues, la coûteuse reconstruction des digues
-
Budget: Lecornu demande à ses ministres de "corriger" les demandes des services
-
Onze pouliches pur-sang de trois ans en quête d'un titre de championne d'Europe
-
Les Etats-Unis disent avoir abattu des drones iraniens, malgré l'optimisme affiché pour un accord
-
Les Thaïlandais rendent hommage à leur princesse disparue
-
Après trente ans d'absence, les maîtres du sumo de retour à Paris
-
Mondial-2026: Avec Brésil-Maroc, les choses sérieuses commencent
-
Le chef du gang vénézuélien Tren de Aragua tué dans une frappe américaine
-
Australie: une nageuse dans un état critique après avoir été mordue par un requin
-
Le chef du gang vénézuélien Tren de Aragua tué dans une frappe américaine, annonce Trump
-
Washington invoque la sécurité nationale et force Anthropic à suspendre son IA la plus puissante
-
24 Heures du Mans: Cadillac et BMW veulent renverser Ferrari et Toyota
-
Mondial-2026: le Canada débute par un nul contre la Bosnie
-
L'Iran et les Etats-Unis jugent un accord proche
-
Les Bourses mondiales terminent en hausse, saluent les débuts de SpaceX à Wall Street
-
SpaceX, l'entreprise qui promet Mars, en cinq moments forts
-
Wall Street en hausse, table sur un accord USA-Iran et salue l'entrée en Bourse de SpaceX
-
Mondial-2026: la Roja est "favorite", affirme Grimaldo à l'AFP
-
Mondial-2026: en pleine ferveur autour du ballon rond, le Canada lance la compétition sur son sol
-
L'Iran juge un accord avec les Etats-Unis proche malgré les divergences avec Trump
-
"L'Albanie n'est pas à vendre" scandent à Tirana, les manifestants... et le Premier ministre
-
Victoire partielle pour Blake Lively dans sa bataille judiciaire avec Justin Baldoni
-
Patinage: Cizeron et Fournier Beaudry rempilent, cap sur les JO-2030
-
Adopter l'IA: à Lille, entreprises et chercheurs échangent sur ses usages concrets
-
Foot: la médaille de Pelé au Mondial-1958, mise aux enchères, devrait atteindre les 500.000 livres
Irak: des pisciculteurs privés de revenus après la mort de tonnes de poissons
Sur les rives du Tigre, en Irak, le pisciculteur Haidar Kazem a vu mourir en quelques heures ses 300 tonnes de poissons, décimés par un afflux d'eau polluée dans un pays déjà durement éprouvé par les crises environnementales.
"En seulement deux heures, tout mon projet s'est écroulé: les 300 tonnes de poissons que j'avais mis un an et demi à élever. Je dois repartir depuis zéro", raconte à l'AFP cet homme de 43 ans, installé dans le district d'al-Zoubaydiyah, dans la province de Wassit, au sud-est de Bagdad.
Début avril, après une nouvelle saison marquée par la sécheresse, de fortes pluies ont poussé les autorités à ouvrir les vannes du barrage stratégique de Hamrin. L'eau a alors afflué vers la rivière Diyala, un affluent du Tigre au sud de la capitale, déjà saturé d'eaux usées non traitées.
La crue a ensuite entraîné cette eau contaminée jusqu'au Tigre, à un niveau de pollution tel qu'elle était visible depuis l'espace. Des images satellites Copernicus Sentinel analysées par l'AFP montrent ainsi un courant nettement plus sombre s'écoulant de la rivière Diyala vers le Tigre entre le 28 mars et le 12 avril.
"Personne ne nous a prévenus que de l'eau polluée arrivait", regrette Haidar Kazem. Le 5 avril, le flot pollué atteint ses bassins et tue l'ensemble de ses poissons dans leurs cages, lui infligeant des pertes supérieures à un million de dollars, selon lui.
Il a dû enterrer ses poissons et depuis passe ses journées à nettoyer les cages. "Je ne connais aucun autre métier, et je n'ai pas les moyens de recommencer", l'élevage de carpes, dit-il en parlant de ce poisson qui, grillé, est un plat emblématique de la cuisine irakienne.
- 1.000 tonnes perdues -
Selon Arkan al-Chimari, responsable du département de l'agriculture dans la province de Wassit, la pollution a causé la mort de plus de 1.000 tonnes de poissons dans la région.
Plusieurs stations d'épuration rejettent en effet des eaux usées non traitées dans le Diyala, dont le débit, affaibli par des années de sécheresse, favorise l'accumulation de pollution et les odeurs nauséabondes, précisent les autorités.
L'expert en environnement Wim Zwijnenburg souligne que la rivière apparaît habituellement plus sombre que le Tigre, en raison de ces rejets, de sa faible profondeur et de courants limités.
Mais cette fois, les fortes pluies ont accéléré le flux, entraînant vers le Tigre une eau polluée moins diluée, "affectant ainsi les pêcheries en aval et potentiellement aussi les stations de traitement de l'eau".
Face à cette situation, les autorités ont restreint l'approvisionnement en eau dans plusieurs zones de Wassit. Une vingtaine de cas d'intoxication et d'irritations cutanées ont été signalés.
L'Irak, que les Nations unies classent parmi les pays les plus vulnérables au changement climatique, fait face à une crise hydrique aiguë.
La baisse des précipitations et la hausse des températures ont fait chuter les niveaux du Tigre et de l'Euphrate à des seuils alarmants, une situation que Bagdad impute aussi aux barrages construits en amont par la Turquie et l'Iran.
- Eau noire -
Après ce désastre, les autorités ont promis d'agir pour mieux traiter les eaux usées. Mais des décennies de conflits ont laissé des infrastructures délabrées et des systèmes de gestion de l'eau largement défaillants.
Selon un responsable à Bagdad cité par l'agence officielle INA, sept nouvelles stations d'épuration devraient bientôt être mises en service dans la capitale.
A al-Noumaniyah, autre localité touchée, le pisciculteur Mazen Mansour, 51 ans, regarde ses cages désormais vides, qui abritaient encore récemment 38.000 poissons destinés à la vente.
Il raconte n'avoir compris ce qui se passait qu'en voyant ses poissons mourir en fin de journée. Malgré ses efforts pour les sauver en oxygénant l'eau, il n'a rien pu faire.
"L'eau était noire et remplie d'eaux usées", dit-il. "Tout notre travail a été anéanti en une nuit".
Père de quatre enfants, il n'a désormais plus qu'un espoir: obtenir une indemnisation. "Nous demandons aux autorités de nous indemniser et de demander des comptes aux responsables".
O.M.Souza--AMWN