-
Mondial-2026: l'Allemagne étrille les débutants de Curaçao, l'Iran arrive aux USA
-
Mondial-2026: l'Allemagne s'offre un carton d'entrée contre Curaçao (7-1)
-
Top 14: Perpignan bat Provence Rugby et décroche son maintien en spécialiste
-
G7: Macron arrivé à Evian, affrontements à la manifestation des anti
-
Multiples affrontements entre manifestants anti-G7 et police à Genève (journalistes AFP)
-
F1: Hamilton rouge de plaisir
-
A Cuba, le Mondial, une parenthèse bienvenue au milieu de la crise
-
Tour Aura: Del Toro, le mini-Pogacar, prend date à trois semaines du Tour de France
-
Trump regrette les frappes d'Israël sur Beyrouth, pas de signature imminente en vue avec l'Iran
-
Mondial-2026: quels Bleus contre le Sénégal?
-
Mondial-2026: le Maroc s'affirme désormais en prétendant
-
Cyclisme: le Mexicain Isaac Del Toro remporte le Tour Auvergne-Rhône-Alpes
-
Prix de Diane : victoire de l'Irlandaise Diamond Necklace, nouvelle championne d'Europe sur 2.100 mètres
-
Tennis: la "lucky loser" Donna Vekic remporte le Queen's
-
F1: première victoire avec Ferrari pour Hamilton en Catalogne
-
Londres et Tokyo scellent un vaste partenariat économique et technologique
-
Tour Aura: Seixas, un premier accroc en forme d'acte fondateur
-
24 heures du Mans: Toyota vainqueur d'un sprint échevelé contre BMW et Cadillac
-
Mondial-2026: à Los Angeles, la diaspora iranienne prête à perturber les matchs de son équipe
-
Liban: trois morts dans une frappe israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth
-
Tour Aura: Paul Seixas abandonne lors de la dernière étape
-
Un répit pour l'économie indonésienne, mais les nuages s'amoncellent
-
Tollé après la suspension de l'IA d'Anthropic aux Etats-Unis, une première
-
Emmanuel Macron, invité du journal de 13H de TF1 lundi en marge du G7
-
Séisme aux Philippines: les fonds marins rehaussés de deux mètres dans certaines zones côtières
-
Il fera plus chaud que fin mai à partir de mercredi, peut-être une vague de chaleur
-
IA, spatial : Macron et Modi consolident leur "partenariat stratégique" avant le G7
-
Roumanie : désignation d'un nouveau Premier ministre chargé de former un gouvernement
-
Michelin mise gros sur les "pneus de l'extrême", une discrète manne financière
-
Mondial-2026: Mohamed Salah, le phare d'une Egypte en quête d'histoire
-
NBA: Jalen Brunson, kid devenu roi de New York
-
Derrière les bombardements réguliers contre l'Ukraine, un essoufflement de l'offensive russe
-
24 heures du Mans: vers un duel final BMW-Cadillac avec Toyota en embuscade
-
Un pétrolier de la flotte fantôme russe intercepté dans la Manche
-
Anti-obésité: début du remboursement de Wegovy et Mounjaro en France
-
Les Suisses aux urnes sur l'immigration et le service civil
-
Londres intercepte un pétrolier de la flotte fantôme russe dans la Manche
-
Face à la pénurie de logements, la conversion d'immeubles de bureaux s'intensifie à New York
-
Mondial-2026: quand les Iraniens arrivent aux Etats-Unis
-
Bac/réchauffement climatique: le ministre ne veut plus d'examen l'après-midi
-
Tchad: à la frontière avec le Soudan, les humanitaires et les "retournés" suspendus au manque de moyens
-
La crise pétrolière laisse les pêcheurs mozambicains sur la berge
-
Frappes, forteresse et Crimée: la situation sur le front en Ukraine
-
Le crabe bleu, un envahissant crustacé à savourer pour mieux le contrôler
-
Aude: un an après les feux, un "trail des cendres" pour faire vivre le territoire
-
24 heures du Mans: une Cadillac en tête, une autre abandonne
-
"Aucune limite": l'actrice-star chinoise Xin Zhilei en quête de nouveaux défis
-
Mondial-2026: le petit Poucet Curaçao face à deux géants, l'Allemagne et Neuer
-
Mondial-2026: les Pays-Bas entrent en lice face au Japon, privé de son capitaine
-
MMA: à la Maison Blanche, Gane se mesure à Pereira pour la ceinture par intérim des poids lourds
Le crépuscule du Tigre
Il a arrosé le jardin d'Eden, irrigué Sumer et abreuvé Babylone. Mais dans l'Irak d'aujourd'hui, le Tigre se meurt. Entre activité humaine et chamboulement climatique, l'agonie du fleuve menace d'emporter la vie qui s'y est implantée il y a des milliers d'années.
Considéré par l'ONU comme un des cinq pays les plus exposés aux conséquences du changement climatique, l'Irak ne compte plus les maux qui l'accablent: températures en hausse, désertification galopante, précipitations en baisse, tempêtes de sable qui s'enchaînent recouvrant le pays d'une fine pellicule orange.
Et le Tigre, qui traverse l'Irak sur 1.500 km ? Il ne rugit plus. En raison du manque de pluie et des barrages construits en amont, en Turquie, où il prend sa source.
Un vidéaste de l'AFP a arpenté les rivages du fleuve, de la source au nord à la mer au sud, pour rendre compte du désastre qui oblige les habitants à changer leur mode de vie.
A Fichkhabour, dans le Kurdistan irakien, "depuis deux ou trois ans", note l'agriculteur Pibo Hassan Dolmassa, 41 ans, "l'eau diminue".
Les statistiques officielles le confirment: le niveau du Tigre, quand il arrive de Turquie, n'est cette année qu'à 35% de la quantité moyenne qui se déversait en Irak au cours des 100 dernières années.
Bagdad somme régulièrement ses voisins, la Turquie et l'Iran, de libérer plus d'eau. Mais les experts dénoncent aussi mauvaise gestion des ressources hydriques et gaspillage d'eau.
Dans la province centrale de Dyala, "on va être contraints d'abandonner l'agriculture et de vendre nos bêtes", dit Abou Mehdi, agriculteur de 42 ans.
Cette année, à cause de la sécheresse, le gouvernement a réduit de moitié les zones cultivées en Irak. Et comme à Diyala il n'y a pas assez d'eau, Diyala ne cultivera pas.
A Bagdad, cet été, le niveau du Tigre a été si bas que l'AFP a filmé des jeunes jouant au volley-ball au milieu du fleuve.
C'est la faute aux "dépôts sableux", explique le ministère des Ressources hydriques. N'étant plus charriés vers le sud faute de débit, ces dépôts se sont accumulés au fond du Tigre et le fleuve, où les habitants de la capitale déversent leurs eaux usées, a les plus grandes peines à s'écouler.
A Ras al-Bicha (sud), aux confins de l'Irak, de l'Iran et du Koweït, où le Chatt al-Arab, principal chenal du delta commun au Tigre et à l'Euphrate, se jette dans le Golfe, Molla al-Rached, 65 ans, s'inquiète pour ses palmiers qui "ont soif".
Avec la baisse du niveau d'eau douce, les eaux de la mer s'engouffrent et remontent dans le Chatt al-Arab s'infiltrant dans les sols désormais salés.
Dans l'extrême Sud, pieds nus sur sa barque qu'il pousse à l'aide d'un bâton, Naïm Haddad, 40 ans, rentre d'une journée de pêche sur le Chatt al-Arab.
Comme tous les habitants de Bassora, il s'inquiète aussi de la salinisation du fleuve: des poissons d'eau douce, très prisés, ont déserté le Chatt al-Arab.
S.F.Warren--AMWN