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Retour du masque obligatoire: "pas un tabou", mais d'abord le civisme, pour Bergé
La présidente des députés Renaissance Aurore Bergé a estimé jeudi qu'il "ne faut pas de tabous" sur le retour du masque obligatoire dans les transports face à la recrudescence du Covid, mais elle privilégie d'abord la vaccination et "une forme de citoyenneté" pour lutter contre l'épidémie.
"Si les recommandations de la Haute Autorité de santé c'est de se dire que vraiment on est dans un moment de tension épidémique et qu'il faut que le masque redevienne obligatoire, je pense qu'il ne faut pas avoir de tabous là-dessus", a expliqué sur LCI l'élue des Yvelines.
"Il faut qu'il y ait une forme de citoyenneté qui se réexprime (...) à partir du moment où il y a une circulation importante du virus, il vaut mieux évidemment dans les endroits où il y a beaucoup de promiscuité, notamment les transports en commun, le porter", a recommandé la députée qui a remis le masque à l'Assemblée "parce que je suis jeune maman".
Donc la responsabilité, pas l'obligation? "Pour l'instant oui", a-t-elle précisé.
Le patron du groupe Horizons à l'Assemblée nationale Laurent Marcangeli n'a pas caché les difficultés que pourrait avoir le gouvernement à rendre le masque obligatoire.
"Légalement parlant, si demain nous devons prendre des décisions d'obligations, il va y avoir un débat à l'Assemblée nationale. Vous avez très bien vu aujourd'hui, les conspirationnistes qui sont également à l'Assemblée nationale, le climat serait difficile", a-t-il analysé sur France 2.
Selon lui, "on voit très bien aujourd'hui que les Français ont besoin d'être conseillés mais pas d'être +ordonnés+ sur cette question", même s'il les invite à "prendre des précautions" dans la perspective des fêtes de fin d'année.
Le déclenchement de l'épidémie de grippe, plutôt précoce cette année, vient mettre à l'épreuve un système de santé éprouvé par les vagues récurrentes de Covid, actuellement en pleine reprise, et, chez les bébés, une épidémie de bronchiolite sans précédent depuis une dizaine d'années.
L.Miller--AMWN