-
Incendie de Crans-Montana : le point sur l'enquête
-
Élections de mi-mandat: Trump veut faire mentir les mauvais sondages dans les urnes
-
La nuit de la Toussaint, une montagne aux Philippines s'illumine pour ses morts
-
Après la sécheresse et les canicules, le piment d'Espelette cherche de l'eau
-
En Inde, les familles royales d'antan en quête de nouveaux rôles sociaux
-
Agriculture: réclamer les aides, une démarche pas évidente après un été éprouvant
-
La Corée du Sud prévoit un budget record pour l'IA en 2027
-
L'Ukraine et la Russie touchées par des cyberattaques après la fin de la trêve
-
F1: Antonelli sacré avec panache au Mexique
-
F1: l'Italien Kimi Antonelli devient le plus jeune champion du monde de l'histoire
-
F1: Antonelli, le vent de fraîcheur qui a conquis le paddock
-
Top 14: Pau fait tomber Toulouse pour la 2e fois de la saison
-
Ligue 1 : l'OL retrouve le podium, Marseille enchaîne
-
Ukraine : fin d'une trêve exceptionnelle à Olechky
-
Route du Rhum: premiers frissons, premiers incidents et premières envolées après le départ
-
Un pompier grièvement blessé par balle près de Marseille, un homme interpellé
-
Après les menaces de Trump, l'Iran avertit qu'une nouvelle guerre pourrait être "plus longue"
-
Route du Rhum: Dorange va faire escale à Roscoff après une collision avec un concurrent
-
Angleterre: Arsenal remporte la bataille d'Anfield et prend la tête
-
Présidentielle en Bulgarie : Iliana Iotova, partisane du dialogue avec Moscou, l'emporte
-
Athlétisme: Andreas Almgren remporte le marathon de New York dès ses débuts sur la distance
-
Espagne: après la controverse avec la Chine, le Real Madrid et Mbappé repartent de l'avant
-
Italie: la Lazio Rome ne laisse pas passer sa chance
-
ATP 500 de Bâle: Vacherot remporte son deuxième titre en battant Lehecka
-
ATP 500 de Vienne: Alcaraz confirme son retour au premier plan
-
"Voir les bateaux": la foule au Cap Fréhel pour le départ de la Route du Rhum
-
A Bobigny, des lycéennes veulent voir les blocus continuer : "Ecoutez vraiment la jeunesse"
-
Après les menaces de Trump, l'Iran avertit qu'une nouvelle guerre pourrait se prolonger
-
Ukraine : dernier jour d'une trêve exceptionnelle à Olechky
-
La 13e Route du Rhum lancée sous un grand soleil malouin
-
Une nouvelle guerre risque de durer, avertit l'Iran après des menaces de Trump
-
Présidentielle en Bulgarie : un duel serré sur fond de tensions en mer Noire
-
Energies renouvelables : le Laos prend le virage de l'éolien
-
Au Sri Lanka, les veuves des disparus de la guerre civile n'ont pas renoncé à la vérité
-
Singapour, la "nation de la climatisation", cherche des alternatives pour se rafraîchir
-
MotoGP: Marc Marquez tutoie un 8e titre mondial après sa victoire sans appel en Malaisie
-
Route du Rhum: dernières embrassades avant l'émotion du départ
-
Ukraine: à Kherson, 24 heures pour "serrer les murs dans ses bras" et repartir
-
En Uruguay, une "Cité de Dieu" attend le pape dans l'espérance
-
Euronaval: drones et "flottes hybrides" au coeur du réarmement mondial
-
Des chatbots d'IA diffusent de fausses informations sur les élections américaines de mi-mandat
-
Un allié complotiste de Trump candidate pour superviser les élections en Arizona
-
Basket : Gabby Williams, nouvelle reine des Etats-Unis
-
Piratage de cryptomonnaies chez Binance: reprise des retraits, le FBI accuse la Corée du Nord
-
NBA : pour sa troisième saison, Tidjane Salaün veut s'imposer chez les Charlotte Hornets
-
NBA : Wemby dévore Minnesota, les Sixers au forceps
Pour Kiev, le tourisme sera "crucial" pour relancer le pays après la guerre
Stations balnéaires ciblées par des frappes russes, hôtels vides ou fermés: depuis le début de la guerre, le tourisme est à l'arrêt en Ukraine, privée d'une importante source de revenus. Mais pour Kiev, ce secteur reste prometteur et "crucial" pour reconstruire le pays.
"Quand la guerre sera terminée, le tourisme jouera un rôle clé pour permettre à l'Ukraine de se relever et de relancer son économie", assure auprès de l'AFP Mariana Oleskiv, présidente de l'Agence nationale pour le développement touristique en Ukraine, un organisme gouvernemental créé en 2019.
A la tête d'une délégation ukrainienne invitée au Salon international du tourisme Fitur, l'un des plus gros événements du secteur qui se tient jusqu'à dimanche à Madrid, Mme Oleskiv juge nécessaire de "travailler" d'ores et déjà pour préparer cette reprise.
"Il ne s'agit pas bien entendu d'inviter les touristes à venir maintenant: il n'est pas question de leur faire prendre des risques, même si dans certaines régions d'Ukraine le risque est actuellement faible", souligne la jeune femme, à la tête de cette agence depuis mars 2020.
"Mais quand le pays sera de nouveau sûr, nous voulons être prêts pour inviter les gens à venir visiter l'Ukraine", ce qui implique d'avoir "suffisamment de partenaires pour promouvoir" le pays et en faire une "importante destination", ajoute-t-elle.
- "Destructions" -
Jusqu'au début des années 2010, le pays recevait en moyenne près de 20 millions de visiteurs étrangers par an, en provenance principalement de Russie et d'Europe de l'Est, selon l'Organisation mondiale du tourisme (OMT). Ce qui faisait de l'Ukraine le huitième pays le plus visité d'Europe.
Mais ce chiffre a chuté à près de 12 millions en 2014 avec le début de la guerre du Donbass et l'annexion par la Russie de la Crimée - l'une des principales régions touristiques du pays. Et il s'est littéralement écroulé avec l'invasion de l'Ukraine déclenchée par la Russie le 24 février.
"Il y a encore un peu de tourisme domestique, par exemple dans les montagnes des Carpates", qui accueillent des visiteurs cherchant à fuir pour quelques jours "le stress", les "destructions" et "les coupures d’électricité provoquées dans les villes par les attaques russes", explique Mariana Oleskiv.
Mais les touristes étrangers ont quant à eux complètement disparu, sans qu'il soit possible de dire quand ils pourront revenir, au vu de l'évolution du conflit enlisé dans une guerre de positions.
"A Kiev ou Lviv (ville de l'ouest du pays où vivent de nombreux déplacés), l'industrie hôtelière arrive à survivre", grâce aux "délégations internationales", aux "journalistes" et "humanitaires", souligne Mme Oleskiv.
Mais dans des villes comme Odessa, ancien "haut-lieu touristique" situé "près de la ligne de front", et autrefois "très dynamique", la situation est "beaucoup plus compliquée", insiste-t-elle.
- Image du pays -
Réseau ferroviaire détérioré, bâtiments historiques et culturels détruits... Pour l'Ukraine, qui tirait avant la guerre 2% de son produit intérieur brut (PIB) du tourisme, la remise en route du secteur ne sera pas aisée et impliquera de lourds investissements.
"Cela va prendre du temps", reconnaît Mariana Oleskiv. Mais l'Ukraine, réputée pour ses stations balnéaires au bord de la Mer Noire, ses cités historiques ou ses stations de ski familiales, a "le potentiel" pour rebondir et "attirer les visiteurs", explique-t-elle.
Ces dernières années, Kiev avait déjà commencé à se tourner vers de nouveaux marchés comme l'Arabie saoudite et les pays du Golfe, grâce à des exemptions de visa et de nouvelles dessertes aériennes. Une stratégie de diversification qui pourrait être prolongée.
Reste le problème d'image, l'Ukraine étant désormais associée aux destructions et à la guerre - de nature à dissuader les visiteurs. "C'est un défi", d'autant qu'"il est important pour nous de montrer les conséquences du conflit et des crimes commis par la Russie", reconnaît Mme Oleskiv.
Mais "quand la guerre sera finie, nous pourrons promouvoir une autre image", en misant sur un autre aspect mis en lumière par le conflit: l'image "d'un peuple courageux, qui continue à se battre alors que personne ne pariait sur lui", insiste la jeune femme.
F.Schneider--AMWN