-
Taux directeurs : la Fed choisit de s'abstenir avant les élections aux États-Unis
-
Bio dans les cantines: la télédéclaration des achats progresse fortement (+47 %)
-
Remboursement des cures thermales : près de 60 sénateurs appellent Lecornu à "renoncer" à son projet
-
Espagne : 68 morts dans une deuxième catastrophe ferroviaire en moins d'un an
-
La Bourse de Paris termine à l'équilibre avant la Fed et la BCE
-
Flavio Bolsonaro est aux États-Unis, après avoir fui le Brésil
-
L'intersyndicale du BHV en faveur du redressement judiciaire et du départ des dirigeants
-
Budget britannique : Londres taxe les banques pour mieux soutenir les ménages
-
Les Bourses européennes terminent dans le vert, sans élan
-
Rayons vides et clients dépités: la sinistrose au BHV au lendemain du choc
-
Stellantis poursuit son lent redressement, l'Europe toujours faible
-
Avec l'album "Egrégore", Mylène Farmer revient et chante l'esprit collectif
-
Flavio Bolsonaro, l'héritier qui se voyait président du Brésil
-
Ukraine : la trêve humanitaire à Olechky tient pour la deuxième journée consécutive
-
Vers une reprise de la guerre? L'Iran avertit de l'impact "dévastateur" sur les marchés
-
Dans un contexte morose pour la consommation, Uniqlo va ouvrir deux grands magasins
-
Espagne : 68 morts dans une catastrophe ferroviaire, la deuxième en moins d'un an
-
La salade n'a pas du tout aimé les chaleurs hors norme de l'été
-
Yémen: 14 morts dans des frappes saoudiennes, les Houthis ciblent eux l'aéroport d'Aden
-
Wall Street ouvre sans entrain, attend la décision de la Fed
-
Flavio Bolsonaro est arrivé en Floride, après avoir fui le Brésil
-
Présidentielle: Mélenchon veut remplacer le directeur de Bpifrance
-
Lancement du meeting d'hiver jeudi à Vincennes avec l'élite du trot mondial
-
Wall Street ouvre en petite hausse, attend la décision de la Fed
-
La Russie réunit des dirigeants africains pour renforcer les liens
-
Au Sri Lanka, le combat pour la terre après la guerre civile
-
Israël : Isaac Herzog, le discret président qui détient les clés du prochain gouvernement
-
Des migrants s'enracinent au Mexique après le blocage du "rêve américain" par Trump
-
Espagne : au moins 31 morts dans une collision ferroviaire
-
BFMTV ne fait "pas de politique" et souhaite "refroidir les esprits", dit Fabien Namias
-
Inde: Jio s'envole pour ses débuts en Bourse après une introduction record
-
En Grèce, un musée d'histoire contemporaine se fait toujours attendre
-
Moins de petits colis en France, des "résultats tangibles" de la lutte contre les plateformes asiatiques
-
Attal veut une économie "libérale" mais "planifiée" pour financer un "capitalisme de l'innovation"
-
Espagne : au moins 30 morts dans une collision de trains
-
Commerces vandalisés et pillés: un fonds d'urgence de 13 millions d'euros de la région et de Paris
-
Amiante : 30 ans après son interdiction, indemniser les victimes reste un défi
-
A Singapour, jogging au centre commercial pour échapper au smog
-
IA et littérature: les Français veulent de la transparence, selon un sondage
-
Le Real Madrid s'excuse auprès de la Chine pour les propos de Mbappé
-
"Pas d'air pur sous un gouvernement corrompu" : manifestations en Indonésie
-
"Un sentiment de désespoir": de jeunes Canadiens témoignent dans un procès climatique inédit
-
Un assaillant abattu par la police devant l'ambassade d'Israël à Belgrade
-
Après le froid du Brexit, le réchauffement franco-britannique dans l’aéronautique et la défense
-
Avec le retour de millions d'Afghans, rude lutte pour un emploi ou un logement
-
Pour la présidentielle, LFI mise sur les jeux vidéo
-
Eiji Aonuma insuffle "le plaisir de l'exploration" de la saga Zelda depuis 25 ans
-
Damas rouvre sa frontière avec la Jordanie après les frappes de lundi
-
Cambodge : 200 résidents d'une croisière au long cours abandonnés en escale
-
Pour le RN comme LFI, des conflits à la chaîne contre les médias
Présidentielle en Equateur: premières tendances en faveur de la candidate corréiste
Sans incident majeur mais dans la psychose des violences des groupes criminels, les électeurs équatoriens ont voté dimanche pour des élections présidentielles anticipées, les premières tendances donnant la première place à la dauphine de l'ex-président Rafael Correa.
"La situation est très difficile, nous ne sommes en sécurité nulle part, mais nous devons élire un président avec l'espoir qu'il y aura une amélioration", a commenté à Quito Magdalena Maurisaca, résumant l'état d'esprit d'un pays qui fut longtemps un havre de paix en Amérique latine.
Le scrutin se déroulait 11 jours après la mort à Quito, sous les balles d'un commando de tueurs à gages colombiens, du candidat centriste Fernando Villavicencio, un ex-journaliste de 59 ans et l'un des favoris du scrutin.
Selon des résultats préliminaires diffusées au compte-gouttes dans la soirée par l'autorité électorale, portant sur 23,38% des bulletins dépouillés, la candidate Luisa Gonzalez, héritière de l'ex-président Rafael Correa (2007-2017) aujourd'hui en exil et condamné pour corruption, arrivait en tête avec 33,04%.
- La surprise Noboa -
Le candidat de droite Daniel Noboa arrive en deuxième position, avec 24,39%. Le journaliste Christian Zurita, qui a remplacé au pied levé le candidat centriste, son ami et ex-collègue Fernando Villavicencio, est en troisième position avec 16,29%.
Jan Topic, ex-légionnaire français au discours musclé contre les groupes criminels, arrive quatrième avec 14,60%, suivi de l'ex-vice président Otto Sonnenholzner (6,90%) et le candidat indigène Yaku Perez (3,97%).
Quelque 82% des 13,4 millions électeurs se sont rendus aux urnes, selon la commission électorale (CNE), qui a salué une mobilisation "massive". "Il n'y a pas eu un seul incident susceptible d'affecter la démocratie", si ce n'est des "difficultés" rapidement "surmontées" pour le vote par internet depuis l'étranger, a assuré la CNE.
Les Equatoriens votaient pour élire leur président, leur vice-président et les 137 députés du Congrès monocaméral. Les premiers résultats doivent être publiés le soir même.
Les huit candidats ont voté sans incident, mais toujours sous d'omniprésentes escortes, et en gilet pare-balles apparent pour au moins deux d'entre eux.
Meilleur ami du défunt Villavicencio, le journaliste Zurita, 53 ans, a voté sourire aux lèvres à Quito, avec en plus un casque lourd sur la tête.
Une haie de militaires en armes et gardes du corps l'entourait, le cachant presque totalement à la vue des nombreux journalistes présents. Ce protagoniste inattendu du scrutin a réaffirmé sa "détermination" à "sortir l'Equateur de cette période sombre et difficile", portant le discours anti-corruption de son ami assassiné.
Tous deux avaient mis au jour ces dernières années de retentissants scandales de corruption, dont l'enquête qui a abouti à la condamnation de Rafael Correa à huit ans de prison et à son départ en exil.
- Jungle ou pétrole? -
Rivale de Zurita, Mme Gonzalez, seule femme dans la course à la présidence, se pose elle comme l'héritière de l'ancien président Rafael Correa.
"Tout est entre les mains du peuple équatorien, le plus probable est que nous n'aurons qu'un seul tour", a affirmé celle qui était la favorite des sondages jusqu'à l'assassinat de M. Villavicencio.
Un éventuel second tour est prévu le 15 octobre.
"Nous devons éradiquer la violence (...)", a une nouvelle fois martelé le troisième candidat dans l'ordre des sondages, Jan Topic, ancien de la Légion étrangère française, aussi surnommé le "Bukele équatorien" en référence au dirigeant salvadorien à poigne Nayib Bukele.
Mais c'est finalement un autre candidat de droite, Daniel Noboa, lui aussi partisan de la méthode musclée contre les gangs, qui semble avoir tiré son épingle du jeu. Fils de l'un des hommes les plus riches du pays et benjamin du scrutin à 35 ans, M. Noboa est un adversaire résolu du corréisme, et porteur d'un discours de soutien aux entreprises.
Taux d'homicide record, massacres entre gangs rivaux dans les prisons... Jusqu'à il y a peu surtout réputé pour ses bananes, ses crevettes et les emblématiques îles Galapagos, l'Equateur a été contaminé ces dernières années par le trafic de drogue venant de Colombie et du Pérou, organisé par les cartels mexicains.
A cette violence s'ajoute une crise institutionnelle privant le pays de Congrès depuis trois mois après la décision du président Guillermo Lasso d'appeler à ces élections générales anticipées pour éviter sa destitution sur fond d'accusations de corruption.
Trois discours ont dominé ces élections: les promesses par Zurita de lutte contre la corruption, le discours musclé -- en particulier de Topic -- contre la criminalité, et le discours corréiste ou de gauche, aux accents plus sociaux et prônant la lutte contre le chômage pour réduire l'insécurité.
Ce dimanche, les Equatoriens se prononçaient aussi par référendum sur la poursuite ou non de l'exploitation pétrolière dans la forêt amazonienne de Yasuni (Nord-Est), terre indigène et réserve unique de biodiversité. Une consultation "historique" aux yeux des défenseurs de l'environnement et du climat, alors que le pétrole amazonien est le premier produit d'exportation du pays et source de financement majeur de l'Etat.
Toujours selon les premières tendances dimanche soir, 59% des électeurs se prononçaient en faveur de la suspension de la production, contre 41%.
D.Sawyer--AMWN