-
Charles III, pressé sur l'esclavage, entame une visite dans les Caraïbes
-
Wall Street clôture en hausse avant la Fed
-
Wall Street clôture en hausse, prises de bénéfices avant la Fed
-
Ukraine : trêve inédite sur le front sud
-
Raffinerie saoudienne et ministère de la Défense: les Houthis multiplient les attaques
-
"Plus de poigne": pour les colons de Cisjordanie, Netanyahu ne suffit plus
-
En Équateur, une base discrète mais active de la lutte antidrogue américaine
-
La France dénonce de nouvelles opérations d'ingérence en Afrique au profit de la Russie
-
Plus de 2.500 commerces touchés par les violences dont un millier fortement dégradés, selon CCI France
-
Six jihadistes français condamnés à la prison à perpétuité en Irak
-
Dangote, l'homme le plus riche d'Afrique ou le capitalisme industriel tambour battant
-
Les Houthis disent avoir frappé la plus grande raffinerie saoudienne
-
Ebola: plus de 10.000 cas recensés en Afrique, la RDC toujours à l'épicentre
-
XV de France: Galthié compte "20 joueurs potentiellement sélectionnables absents"
-
En Syrie, une famille décimée par des frappes de la Jordanie
-
En Outre-mer, les freins à l'importation de matériaux de BTP sans norme européenne CE
-
Wall Street ouvre en hausse, attend la Fed
-
Israël: participation historique aux premières législatives depuis le 7-Octobre
-
Jeu vidéo : les fans se mobilisent pour sauver la saga de science-fiction Mass Effect
-
Vente de SFR: le CSE de l'opérateur débouté d'une action en référé
-
Les gaz à effet de serre ont atteint des concentrations records en 2025, selon l'ONU
-
Ukraine : appel entre Poutine et des dirigeants nordiques, trêve localisée sur le front
-
L'UE veut renforcer Frontex et élargir ses pouvoirs d'expulsion de migrants
-
Le patron de Coopérative U évoque un "véritable effondrement de la consommation de carburant"
-
Après des "violences" au congrès RN, quelque 40 rédactions demandent de "pouvoir travailler librement"
-
Le RN annonce poursuivre Le Monde pour une information "mensongère" sur l'attentat de Trappes
-
Vol en Isère: Framatome a déposé plainte, déplore "une atteinte grave à son outil industriel"
-
Eurovision : les Pays-Bas se retirent en raison de la question "sensible" d'Israël
-
L'Inde se prépare au passage du cyclone Arnab, des milliers d'évacuations
-
Feux en Indonésie : la lassitude des habitants de Bornéo, intoxiqués par les fumées
-
Menacée mais résiliente, une minuscule île des Fidji refuse la relocalisation
-
Ukraine : une trêve localisée, des dirigeants européens appelent Poutine
-
Appels à réparations pour l'esclavage: Charles III en visite délicate aux Caraïbes
-
Netanyahu, l'indéboulonnable Premier ministre qui se bat pour sa survie politique
-
Gadi Eisenkot, le général stoïque qui veut détrôner Netanyahu
-
Israël: les principaux enjeux des élections législatives
-
Avalanche de SMS et ambiance "toxique" : le ras-le-bol d'électeurs américains
-
Violences: la détresse des commerçants au bord de la rupture
-
Contraint par Trump, Carney transforme le Canada à marche forcée
-
Trump et les républicains poussés dans les cordes à l'approche des élections
-
Trump au cœur des élections de mi-mandat, à quitte ou double pour les républicains
-
Les grands médias norvégiens saisissent la justice pour empêcher Meta d'exploiter leurs contenus
-
Ligue des nations : Cristiano Ronaldo parmi les joueurs pré-convoqués par le Portugal
-
Pompes funèbres: la répression des fraudes pointe de nombreux abus
-
Dans une usine centenaire anglaise, Safran prépare l'aile de l'avion de demain
-
L'optimisation fiscale, possible piste pour financer les mesures sur les lycées, selon Amiel
-
Statut de la Corse : le Sénat rejette la réforme, le camp autonomiste claque la porte
-
NBA: Minnesota tombe pour la première fois, malgré 47 points d'Anthony Edwards
-
"Casseurs-payeurs": un projet de loi critiqué au Sénat, en plein coeur de la contestation
-
Chine: Mbappé, accusé d'offense aux sentiments nationaux, fait face à une levée de boucliers
Mis à l'abri, les Israéliens qui habitaient près de Gaza encore sous le choc
Pendant 15 heures, Inbal Reich Alon a été enfermée dans un abri alors que des hommes armés du Hamas tuaient et enlevaient des dizaines d'Israéliens autour de chez elle, juste à côté de la bande de Gaza.
Elle a pu s'enfuir et est désormais réfugiée, comme environ 150 autres habitants du kibboutz de Beeri au sud d'Israël, dans un hôtel des rives de la mer Morte.
Cette femme de 58 ans, rencontrée lundi par des journalistes de l'AFP dans ce centre d'accueil improvisé, se souvient avoir entendu des explosions samedi matin.
Loin d'imaginer l'offensive d'ampleur du Hamas qui a tué des centaines d'Israéliens, dont beaucoup d'habitants de la même région qu'elle, Mme Reich Alon a d'abord pensé qu'il s'agissait "d'un orage".
Mais très rapidement elle a réalisé que sa petite communauté, si soudée, était attaquée.
Avec sa famille, elle s'est réfugiée dans une pièce sécurisée de leur maison, conçue à l'origine pour protéger les habitants des tirs de roquettes.
Le bâtiment a été incendié par les assaillants. "On n'avait aucune idée de ce qui se passait", décrit-elle tout en précisant qu'elle entendait des cris en arabe. Pendant des heures, son mari et ses enfants "n'ont pas lâché" la poignée de la porte de l'abri, qui ne se verrouille pas, comme c'est l'usage dans ce genre de structure.
Des habitants de Beeri interrogés par l'AFP ont estimé que sur les 1.200 habitants du kibboutz, des dizaines ont été tués ou pris en otage.
Temporairement hébergée à l'hôtel David, à plus de 150 kilomètres de chez elle, Mme Reich Alon estime "avoir eu de la chance, c'est tout".
Le sort de nombreuses autres communautés limitrophes de la bande de Gaza reste incertain.
Lundi matin, le porte-parole de l'armée, Daniel Hagari, a déclaré aux médias israéliens qu'"environ 70 terroristes avaient infiltré le kibboutz Beeri" et que "la plupart d'entre eux avaient été tués à la suite d'échanges de tirs".
- "Au plus bas" -
En quelques heures, le rez-de-chaussée de l'hôtel s'est rempli de dons de vêtements, de jouets, de nourriture et de produits d'hygiène.
"Nous sommes arrivés ici avec ce que nous avions sur nous, certains d'entre nous étaient pieds nus", explique Mme Reich Alon.
Des professionnels de la santé mentale, tous bénévoles, offrent leur soutien aux personnes hébergées.
"Nous sommes dans l'endroit le plus sûr possible", juge Alon Pauker, un historien résident de la zone frontalière de Gaza, tout en regardant la mer Morte.
"C'est une tragédie du type du 11-Septembre", affirme l'universitaire de 57 ans à un journaliste de l'AFP.
"Nous devons comprendre que nous n'avons plus le kibboutz que nous avions et que nous n'avons plus le pays que nous avions. C'est un changement tectonique", ajoute-t-il.
Pour lui, la responsabilité de la guerre incombe aussi aux dirigeants israéliens et au Premier ministre Benjamin Netanyahu qui "ont abandonné le pays".
"L'armée n'a pas défendu les citoyens", a-t-il déclaré, accusant les militaires d'être "occupés à autre chose" en Cisjordanie occupée, notamment pour soutenir des politiques du gouvernement d'extrême droite encourageant les colonies, ces communautés israéliennes illégales au regard du droit international.
"C'est la première fois qu'on a la preuve que l'armée ne savait pas comment protéger les civils", conclut-il.
De son côté, Mme Reich Alon estime que les assaillants du kibboutz "savaient ce qu'ils faisaient" alors que selon elle, pendant des années, Israël a "balayé d'un revers de main" une menace potentielle du Hamas.
- une organisation "qui a assassiné des enfants" -
Le mouvement des kibboutzim israéliens, qui a précédé la création d'Israël en 1948, prend sa source dans le socialisme et est encore traditionnellement associé à la gauche.
Désormais, les habitants de Beeri soutiennent une guerre contre Gaza pour la débarrasser du Hamas.
"Nous sommes face à une organisation terroriste qui a assassiné des enfants gratuitement", dit M. Pauker.
Plus de 900 personnes ont été tuées en Israël depuis le début de l'offensive samedi, selon les autorités. Côté palestinien, 687 personnes ont été tuées, selon les autorités locales. Mardi Israël a annoncé avoir retrouvé environ 1.500 corps de combattants du Hamas sur son sol.
"Les extrémistes (en Israël et à Gaza, NDLR) se nourrissent les uns des autres, et aucun des deux (camps, NDLR) ne se soucie des vies humaines", a ajouté Alon Pauker.
Inbal Reich Alon dit qu'elle a toujours essayé de "vivre en paix avec (ses) voisins".
"Je n'aurais jamais pensé dire ça, mais une fois qu'ils auront ramené les 100 otages détenus là-bas (à Gaza, ndlr), je me fiche de ce qui restera là-bas."
D.Cunningha--AMWN