-
Brésil : le parti de Flavio Bolsonaro reconnaît la victoire surprise de Lula
-
Israël: premières législatives depuis le 7-Octobre, Netanyahu à l'épreuve des urnes
-
Ballon d'Or: Harry Kane sacré à domicile
-
Ballon d'Or: Harry Kane, footballeur total et anti-star
-
Foot: Alexia Putellas, la "Reine" prolonge son règne
-
Trump fustige une élection "truquée" au Brésil après la victoire surprise de Lula
-
Ligue 1: victoire contre Lyon et première place pour le PSG
-
Jordanie: arrestation de suspects et frappes meurtrières en Syrie après l'attaque contre une église
-
Foot: la cérémonie du Ballon d'Or 2026 a débuté
-
Les clés de la réélection historique de Lula au Brésil
-
Venezuela : l'opposante Machado prête à négocier, le gouvernement ironise sur son retour
-
En Serbie, un peuple euphorique après la victoire des étudiants aux législatives
-
L'Iran dit avoir eu de "très bonnes" discussions avec des responsables saoudiens, turcs et pakistanais
-
Crise lycéenne: les annonces du gouvernement ne désamorcent pas les appels à la mobilisation
-
Venezuela : l'opposante Machado prête à négocier, la présidente Rodriguez ironise sur son retour en forme de "show"
-
Netanyahu et ses rivaux s'écharpent sur l'Iran dans les dernières heures de campagne
-
Tennis: Monfils confirme sa retraite et annonce un "show" au Masters 1000 de Paris
-
Attentat dans les Yvelines : reprise de la garde à vue du suspect, qui conteste tout mobile raciste
-
Crise lycéenne: les pistes du gouvernement ne désamorcent pas les appels à la mobilisation
-
Walter Koenig, acteur de la série "Star Trek", est mort à 90 ans
-
Venezuela : l'opposante Machado prête à rencontrer la présidente par interim
-
Coupe Davis : Alcaraz participera à la phase finale avec l'Espagne, Zverev présent avec l'Allemagne
-
Après un mois de crise lycéenne, le gouvernement évoque le remplacement de Parcoursup
-
Croissance météorique et risques en pagaille, Anthropic lève le voile avant son entrée en Bourse
-
Brésil : la réélection de Lula saluée dans le monde, mais fait plonger la Bourse de Sao Paulo
-
Décès de l'écrivain René Belletto
-
Le rappeur Chris Brown écope de prison avec sursis pour une rixe en discothèque à Londres
-
Maintien de l'ordre : Macron monte en première ligne
-
Face aux craintes d'une reprise de la guerre, des discussions de haut rang en Iran
-
La Norvège, un "pays de chiottes" pour Trump privé de Nobel
-
Europe 1 mise en demeure pour "incitation à la haine" après une émission en janvier
-
La célèbre Oxford Street de Londres devient partiellement piétonne
-
En Serbie, un peuple plein d'espoir après la victoire des étudiants aux législatives
-
Jordanie: trois membres d'une même famille arrêtés après l'attaque contre une église
-
Wall Street ouvre en hausse avant les résultats des géants technologiques
-
Macron promet de maintenir le "calme" avant un nouveau samedi "à risque"
-
"Marionnette" de Trump: le patron d'Audi provoque un tollé en Allemagne
-
Biodiversité : au Gabon, des botanistes en quête de nouvelles espèces
-
Attentat dans les Yvelines : le profil psychiatrique du suspect "ne change rien" au mobile "raciste" selon Nuñez
-
Japon : la Première ministre promet une prompte réaction aux cyberattaques
-
En Serbie, l'espoir de réformes après la victoire des étudiants aux législatives
-
Les Houthis ciblent encore l'Arabie saoudite, son ministre de la Défense attendu à Téhéran
-
Cisjordanie: l'accélération de la colonisation israélienne
-
Brésil : la réélection de Lula saluée dans le monde, contestée par Bolsonaro
-
Chine : le Parti communiste planche sur sa gouvernance
-
Les défis de Lula pour son quatrième mandat à la tête du Brésil
-
La BCE face au risque de la dette française
-
Dans le Maine, les relations avec le Canada malmenées par la guerre commerciale de Trump
-
Dans les terres conservatrices du Kansas, les démocrates se prennent à rêver de victoire
-
Le secteur caritatif attend une manne de l'entrée en Bourse d'Anthropic
Une guerre de plus contre Gaza pour le gradé Koretzki, la plus décisive
Vétéran de l'armée israélienne, Tzvi Koretzki a été de toutes les opérations menées depuis 25 ans contre la bande de Gaza.
Pour lui, la guerre menée depuis le 7 octobre contre le Hamas est "la plus dure" et il espère qu'elle sera "la dernière".
Autour du lieutenant-colonel de 47 ans, des dizaines de jeunes appelés dont beaucoup ont la moitié de son âge et aucune expérience de la guerre.
A la frontière avec la bande de Gaza, les canons de leur régiment d'artillerie, pointés sur le territoire palestinien, tirent jour et nuit.
Leurs cibles, de l'autre côté d'un rideau d'arbres qui se détachent dans le ciel immaculé, sont invisibles à l'oeil nu.
Rappelé auprès de son bataillon dès le 7 octobre, le jour des attaques meurtrières du mouvement islamiste Hamas sur le sol israélien, Tzvi Koretzki s'est rapidement douté que ce conflit ne serait pas comme les précédents affrontements.
"C'est une guerre plus dure (...) Au cours de mes 25 années passées dans l'armée, je n'ai rien vu de tel", explique-t-il à l'AFP, bob kaki sur le crâne, lors d'une rencontre organisée par l'armée.
"Mais c'est la première fois que nous prenons les choses au sérieux en voulant détruire le Hamas", ajoute ce gradé réserviste, se félicitant qu'un objectif "clair" ait été fixé.
Depuis le 7 octobre, plus de 1.400 personnes sont mortes côté israélien, en majorité des civils tués le jour même des attaques du mouvement palestinien, selon les autorités israéliennes.
- Stress et force -
"C'est la 6e ou 7e fois que je tire sur Gaza avec de l'artillerie", dit le lieutenant-colonel Koretzki en énumérant les opérations auxquelles il a participé depuis 2012. "J'espère que ce sera la dernière".
Après un mois de combats, les jeunes soldats qui l'entourent ne se plaignent pas, dit-il: ils ne demandent pas "+combien de temps ça peut prendre ? Quand est-ce que ce sera fini ? C'est trop dur+. Ce n'est pas le genre de questions qu'on nous pose cette fois-ci".
"Je pense que la mission est tellement claire cette fois-ci qu'il n'est pas nécessaire de donner trop d'explications", assure le lieutenant-colonel.
Se projeter dans la durée, "ça peut faire baisser le moral", glisse un jeune caporal de 21 ans prénommé Navad. "C'est dur pour tout le monde, ça nous fait peur, il y a du stress mais on est fort", ajoute ce jeune franco-israélien.
La terre ocre et sableuse sous leurs pieds est striée de traces de véhicules lourds.
Sur cette position d'artillerie écrasée de soleil, l'armée israélienne a disposé des obusiers aux puissants canons d'une portée de plusieurs kilomètres.
"On est tout le temps en alerte, la nuit, le jour, on reçoit des positions et dès qu’il faut tirer, on tire sur les cibles terroristes, peu importe l’heure et le moment", décrit Navad.
Il est régulièrement interrompu par le bruit des tirs des obusiers qui sature l'air quelques secondes avant que le silence ne revienne.
- Kibboutz attaqué -
"Soit un observateur avancé vous communique les coordonnées de la cible, soit vous les acquérez vous-mêmes avec un drone, un radar, un système d'observation à longue portée", explique Tzvi Koretzki.
L'armée israélienne utilise l'artillerie, à l'arrière du front, pour appuyer la progression des unités au sol, infanterie et blindés, dans le nord de la bande de Gaza.
Le ministre israélien de la Défense Yoav Gallant a affirmé mardi soir que les troupes se trouvaient "au coeur de la ville de Gaza".
Dans l'exigu territoire palestinien de 365 km2 au total, plus de 10.300 personnes, essentiellement des civils, ont été tuées par les bombardements incessants d'Israël depuis un mois, selon le ministère de la Santé du Hamas.
"Jamais on va tirer si on sait que ça va tomber sur des civils, et on les prévient", assure Navad, qui dit ne pas avoir accès aux médias.
Après un mois de guerre, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu continue de rejeter la possibilité d'un cessez-le-feu à Gaza ou de pauses humanitaires, faisant de la libération des quelque 240 otages retenus par le Hamas un préalable.
Chef d'une entreprise d'électro-optique dans le civil, Tzvi Koretzki vit dans un kibboutz à moins de deux kilomètres avec Gaza, attaqué par le Hamas le 7 octobre.
"Nos gars les ont combattus, j'ai emmené les blessés à l'hôpital car les ambulances ne pouvaient pas arriver dans le kibboutz", raconte-t-il.
"Dimanche matin, ils ont évacué tout le kibboutz, et je suis allé à l'armée. Le dimanche 8 au matin, nous avions déjà des unités qui tiraient sur Gaza".
A.Rodriguezv--AMWN