-
Mort à 80 ans de l'ex-PDG de Carrefour, Daniel Bernard
-
A Cuba, la résilience des habitants mise à rude épreuve
-
Philippines: des panneaux solaires sur les toits contre des factures qui crèvent le plafond
-
IA : Mythos 5 d'Anthropic crée de fausses identités lors d'un test au Royaume-Uni
-
Ceuta : la situation des mineurs est "intenable", alerte le président de l'enclave espagnole
-
Médecine : 10.260 postes d'internes ouverts pour la promotion 2026, annonce le gouvernement
-
Un drone muni d'un explosif perturbe l'aéroport de Leipzig, hub stratégique pour l'Ukraine
-
Bangladesh: l'ombre persistante de l'ex-Première ministre en fuite
-
Procès Pormanove: peine de sursis et de "bannissement numérique" pour les deux streamers
-
Les Bourses mondiales perchées à des niveaux records
-
Incendies en Grèce: autorités et habitants évaluent l'ampleur des dégâts près d'Athènes
-
Canicules, sécheresse, incendies: un plan "global" pour ne laisser aucun agriculteur "seul"
-
Canicules, sécheresse, incendies: le gouvernement annonce un plan pour ne laisser "aucun agriculteur seul"
-
Inde: plus de 100 morts depuis juillet dans des inondations et glissements de terrain
-
ヌーシャ・オーベル:彼女はポツダムの抱える問題に対処できるのか?
-
누샤 오벨: 그녀가 포츠담의 문제들을 해결할 수 있을까?
-
努莎·奧貝爾:她能否應對波茨坦面臨的問題?
-
नूशा ऑबेल: क्या वह पॉट्सडैम की समस्याओं से निपटने के लिए तैयार हैं?
-
Нооша Аубель: Чи зможе вона впоратися з проблемами Потсдама?
-
Noosha Aubel : Est-elle à la hauteur des défis de Potsdam ?
-
Disney annonce un partenariat avec TikTok autorisant l'utilisation d'extraits de ses films
-
Faire jaillir la lumière de la terre: le doux rêve d'un Japonais
-
Allemagne : incident de sécurité impliquant un drone à l'aéroport de Leipzig, un hub militaire
-
Au Guatemala, les riverains du volcan de Fuego partagés entre la peur de mourir et la crainte des pillages
-
Nouveau virus chez les vaches suisses, françaises et allemandes: "l'incroyable" vitesse de la recherche
-
L'étage supérieur d'une fusée de SpaceX s'est probablement écrasé sur la Lune
-
L'Islande ordonne l'expulsion de 21 militants anti-chasse à la baleine
-
Ce qu'il faut savoir sur l'éclipse solaire en France
-
Fifa: fragilisé, Infantino tient une réunion de crise au Maroc
-
Ingérences dans la présidentielle: il ne faut pas avoir "la main qui tremble" face à TikTok et X, exhorte Glucksmann
-
Entre adaptations et menaces, le climat redessine les territoires des papillons
-
Numérique et streaming: le procès Pormanove "doit marquer un avant et un après", selon El Haïry
-
La Bourse de Paris vole de record en record, profitant de la baisse des prix du brut
-
Les Bourses mondiales s'envolent vers de nouveaux records
-
Ukraine: des frappes russes font au moins 17 morts dans la région de Kiev
-
Inde: plus de 100 morts dans des inondations et glissements de terrain depuis juillet
-
Les Bourses européennes ouvrent à des niveaux record
-
Ukraine: des frappes russes font 15 morts à Kiev et dans ses environs, des entrepôts touchés
-
Washington espère un accord dès mercredi sur Ormuz, nouvel ultimatum de Trump à l'Iran
-
Pic de tension Argentine-Brésil, Brasilia demande le départ de l'ambassadeur argentin
-
Taïwan débute ses exercices militaires annuels face à la pression chinoise
-
Guatemala: alerte maximale face à l'éruption du volcan de Fuego, 1.700 habitants évacués
-
Un homme armé arrêté dimanche sur un golf de Trump en Californie, avant la visite du président
-
L'Amérique latine doit faire de ses ressources naturelles un levier de négociation (Cepal)
-
Incendies aux Etats-Unis: un suspect arrêté, sidération et colère chez les habitants
-
Face aux recours en justice, le patron de Paramount défend le rachat de Warner
-
Foot: au sein de la Fifa, des cadres prennent leurs distances avec Infantino
-
Procès Pormanove: jugement attendu pour les deux streamers accusés de violences
-
Pour ses premiers résultats en Bourse, SpaceX fait mieux que prévu mais ne rassure pas
-
L'étage supérieur d'une fusée de SpaceX va s'écraser sur la Lune
En Irak hanté par les conflits et les traumatismes, la santé mentale malmenée
Raghad Qassem a longtemps cherché un psychologue à qui parler à Bagdad. Elle s'est finalement résignée à des consultations en ligne, dans un Irak hanté par des décennies de conflits et leurs traumatismes, et où la santé mentale reste malmenée et mal soignée.
Outre la peur du qu'en-dira-t-on, les chiffres illustrent les difficultés rencontrées par Raghad pour trouver un médecin: dans le pays de 43 millions d'habitants, il n'y a que deux professionnels de la santé mentale pour 100.000 Irakiens, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
Militante féministe de 34 ans, Raghad reconnaît avoir longtemps tout ignoré de la santé mentale, un sujet auquel elle s'est intéressée "en arrivant à la trentaine."
En pleine pandémie de Covid, elle a "commencé à découvrir les symptômes de la dépression", raconte-t-elle. "Je me suis rendue compte que c'est ce que j'avais".
Si elle a d'abord cherché un psychologue à Bagdad c'est parce que "quand je parle j'aime avoir la personne devant moi", dit-elle. Des amis lui ont recommandé un médecin, mais elle était réticente car "ils avaient été soignés avec des médicaments".
Sur Internet, elle consulte plusieurs psychologues, dont une professionnelle libanaise, et commence à décortiquer son mal-être.
"C'est grâce à elle que j'ai pris conscience des accumulations causées par la guerre, la peur et l'anxiété en 2003 et après", confie-t-elle, en allusion à l'invasion américaine contre Saddam Hussein, ayant inauguré une des pages les plus sanglantes de l'histoire irakienne.
- "Pénurie de médecins" -
Au Moyen-Orient, la guerre à Gaza entre Israël et le Hamas palestinien a fait des milliers de morts et ravivé les traumatismes psychologiques. Un mal que l'Irak ne connaît que trop bien.
Dans un pays ravagé par des guerres meurtrières, secoué ces dernières années par les attentats spectaculaires et les exactions du groupe Etat islamique (EI), les besoins sont colossaux. Et la réponse rarement à la hauteur des attentes.
A Bagdad, l'hôpital al-Rachad accueille les patients atteints de maladies psychologiques graves, comme la schizophrénie. L'établissement est ouvert aux consultations externes, pour des personnes venant parler de leur dépression, leur anxiété, ou de troubles post-traumatiques.
Dans les couloirs de l'hôpital fondé en 1950, des patients déambulent parfois seuls, l'air hagard.
Certains sont hospitalisés depuis plusieurs décennies, indique à l'AFP le directeur de l'établissement Firas al-Kadhimi, reconnaissant qu'un des principaux défis est "la main d'oeuvre" insuffisante.
"Il y a une pénurie de médecins spécialisés", ajoute-t-il, évoquant la présence dans son hôpital de 11 psychiatres pour un total de 1.425 patients âgés de 18 à 70 ans.
"Je ne crois pas qu'il existe nulle part au monde un médecin qui doit s'occuper de 150 patients sur 30 jours", lâche-t-il.
L'établissement compte cinq assistants sociaux accueillant au quotidien une centaine de visiteurs venus pour une consultation. Parfois, trois patients sont entendus au même moment dans une seule pièce.
Il y a aussi des ateliers musique et dessin.
Dans une petite salle de spectacle aux fauteuils rouges, trois seniors répètent sur l'estrade une saynète préparée par un ancien employé de l'hôpital: il a pris sa retraite mais continue de venir donner un coup de main.
- "Stigmate" -
Petite lueur d'espoir: si autrefois il était difficile pour un Irakien de dire "j'ai un problème psychologique", la situation a sensiblement changé avec l'évolution des mentalités grâce aux médias et réseaux sociaux. "Le nombre de visiteurs est en hausse dans les cliniques de consultation", indique le docteur Kadhimi.
Dans les locaux de Médecins sans frontières (MSF) à Bagdad, la psychologue Zeinab Abdel Razaq confirme. Si le "stigmate" persiste, en Irak comme ailleurs dans le monde, "ces dernières années, il a commencé à diminuer: les gens sont relativement plus réceptifs à la psychologie".
Zeinab Abdelwahab était initialement venue pour de la physiothérapie, elle est restée pour les séances avec le psy.
Après plusieurs mois de consultations, "j'ai constaté un changement radical dans mon humeur", confie la trentenaire au parcours douloureux: sa mère est décédée, son père est malade, et elle-même souffre de poliomyélite et a été victime de plusieurs chutes à l'origine de fractures aux genoux et au bassin.
Elle reconnaît que sa propre perception était faussée par la stigmatisation de la société.
"Quand je suis venue ici, j'ai compris que ce n'est pas que pour les fous", admet-elle.
"C'est juste quelqu'un qui a besoin de parler à quelqu'un d'autre, pour se soulager de ce qu'il ressent. Sans restrictions".
M.Fischer--AMWN